Chocs pétroliers de 1973, 1979, 2003 et 2026 : comment chaque crise énergétique a historiquement relancé les cycles haussiers de l'or d'investissement
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Sommaire
En bref
Les grands chocs pétroliers suivent un enchaînement récurrent : crise géopolitique, pétrole en hausse, inflation importée, défiance monétaire, retour vers l'or.
En 1973-1974, l'embargo arabe quadruple le prix du baril et propulse l'or de 97 à 154 dollars l'once en un an.
En 1979-1980, la révolution iranienne fait bondir le brut de plus de 100 % et l'once atteint 615 dollars en moyenne annuelle.
En 2003, la guerre en Irak génère une prime de risque de 5 à 15 dollars par baril ; l'or entame alors un cycle haussier prolongé jusqu'en 2012.
En mars 2026, la fermeture du détroit d'Ormuz provoque la plus grande perturbation pétrolière jamais enregistrée, avec une perte de 8 millions de barils par jour et un Brent à 119,50 dollars.
L'or a d'abord corrigé de 15 % dans cette première phase avant que les fondamentaux monétaires ne reprennent leur rôle directeur.
L'or ne réagit pas dès que le pétrole s'agite. C'est l'une des lectures hâtives les plus répandues sur les marchés. Le mécanisme réel est plus lent, plus nerveux, profondément politique. Une rupture d'approvisionnement survient quelque part dans une zone stratégique. Le brut grimpe. Les coûts de transport, de production et d'importation suivent. L'inflation s'installe dans les anticipations. Les banques centrales hésitent entre soutenir l'économie et combattre la hausse des prix. Les obligations deviennent plus fragiles. Les monnaies perdent une partie de leur crédibilité. C'est à ce stade que l'or d'investissement retrouve son rôle : non pas comme actif magique, mais comme réserve indépendante du crédit, des dettes publiques et des promesses monétaires.
Le World Gold Council rappelle que l'or a dépassé l'inflation américaine et mondiale depuis 1971, avec des performances historiquement plus marquées lors des années de forte inflation. Les chocs pétroliers ne sont pas de simples épisodes énergétiques. Ce sont des crises de pouvoir d'achat, de devises et de confiance dans les institutions monétaires.
Le premier choc pétrolier éclate dans un monde déjà fragilisé. Le système de Bretton Woods vient de s'effondrer, le dollar n'est plus convertible en or, et le prix du métal jaune n'est plus figé par une parité officielle. La National Mining Association rappelle que le prix américain avait été porté à 42,22 dollars l'once en 1973, alors qu'un marché libre existait déjà depuis la fin des années 1960.
L'embargo arabe d'octobre 1973, consécutif à la guerre du Kippour, fait quadrupler le prix du brut. Le baril passe d'environ 2,90 dollars à 11,65 dollars en janvier 1974. Le métal jaune absorbe alors la peur d'un monde où le pétrole, le dollar et l'inflation se dérèglent simultanément. Son prix moyen annuel passe de 97,39 dollars l'once en 1973 à 154 dollars en 1974, selon les données historiques de la National Mining Association.
Le deuxième grand épisode confirme le mécanisme avec une intensité supérieure. La révolution iranienne provoque l'effondrement brutal de la production du pays. Reuters rappelle que la production iranienne chute de 4,8 millions de barils par jour, soit environ 7 % de l'offre mondiale, et que les prix du brut doublent entre avril 1979 et avril 1980.
Le choc énergétique se combine à une inflation déjà installée, à une perte de confiance dans le dollar et à une tension géopolitique persistante. L'once, qui affichait un prix moyen de 193,40 dollars en 1978, grimpe à 306 dollars en 1979 puis atteint 615 dollars en 1980.
Le mouvement ne se résume pas à une réaction de panique. Il traduit une revalorisation de l'or comme actif monétaire. Quand l'inflation attaque l'épargne et que le pétrole menace la croissance, le cours de l'or reprend son statut d'assurance contre la perte de contrôle des autorités monétaires. Ce point reste déterminant pour lire la période actuelle.
La guerre en Irak de 2003 suit un schéma différent, mais instructif. Elle ne génère pas de choc aussi mécanique que dans les années 1970. La prime de risque est réelle : la Fed de Saint-Louis indiquait qu'avant l'invasion, les prix du brut avaient progressé de plus de 45 % entre décembre 2002 et février 2003, avec une prime de guerre estimée entre 5 et 15 dollars par baril.
L'or avance prudemment. Son prix moyen passe de 309,73 dollars en 2002 à 363,38 dollars en 2003, puis 409,72 dollars en 2004. Le pétrole joue ici le rôle d'accélérateur narratif dans un cycle haussier déjà soutenu par les déficits américains, la faiblesse du dollar, des taux réels bas et la montée progressive des déséquilibres financiers mondiaux.
Le Moyen-Orient concentre toujours une part déterminante du risque énergétique mondial. En mars 2026, Reuters rapporte que la fermeture du détroit d'Ormuz a déclenché ce que l'Agence internationale de l'énergie qualifie de plus grande perturbation de l'histoire du marché pétrolier, avec une perte attendue d'environ 8 millions de barils par jour, soit près de 8 % de l'offre mondiale.
Le Brent a progressé de 51 % depuis le début du mois de mars 2026, selon les données LSEG citées par The Guardian, atteignant jusqu'à 119,50 dollars le baril au plus fort de la crise. L'or a, lui, corrigé de près de 15 % dans cette première phase selon la même source.
Cette correction n'invalide pas le scénario haussier. Lors des grands chocs, le métal jaune peut d'abord être liquidé pour couvrir des pertes, honorer des appels de marge ou répondre à des besoins de liquidité immédiats. La reprise de tendance survient lorsque l'inflation énergétique se transmet à l'économie réelle et que les taux réels passent à nouveau sous pression.
Les cycles passés offrent une grille de lecture cohérente, sans garantir la répétition exacte d'aucun scénario. En 1973, l'or a profité de l'effondrement de l'ordre monétaire d'après-guerre. En 1979, il a explosé lorsque le choc pétrolier a rencontré une inflation structurelle. En 2003, il a prolongé un cycle de défiance envers le dollar et les actifs financiers traditionnels.
Les ingrédients sont à nouveau réunis en 2026 : tensions au Moyen-Orient, pétrole plus cher, finances publiques fragiles dans les grandes économies, inflation difficile à normaliser et banques centrales contraintes dans leurs marges de manœuvre. L'or d'investissement se positionne à la fois comme actif de protection et comme actif de revalorisation potentielle si la crise énergétique s'installe dans la durée.
Le message des cycles précédents est limpide : quand le pétrole secoue l'économie mondiale, l'or finit par capter la défiance. Pas toujours dès le premier jour. Pas toujours en ligne droite. Mais lorsque la crise énergétique devient une crise monétaire, le métal jaune reprend sa place naturelle dans les patrimoines.
Selon notre expert : Le Brent à 119 dollars et la perturbation historique du détroit d'Ormuz en mars 2026 rappellent que les marchés de l'or restent intimement liés aux secousses du marché pétrolier mondial.
Face à un choc énergétique qui ravive les tensions inflationnistes et fragilise les grandes devises, acquérir de l'or ou de l'argent physiques sous forme de lingots ou de pièces d'or constitue une stratégie de préservation du patrimoine éprouvée sur plusieurs décennies. Contrairement aux actifs financiers soumis aux décisions des banques centrales et aux aléas des marchés, l'or et l'argent physiques offrent une diversification réelle, hors du système bancaire traditionnel. Dans une logique de débancarisation et de sécurisation de l'épargne à long terme, ces actifs tangibles forment une réserve de valeur indépendante des risques de contrepartie et des désordres monétaires que les chocs pétroliers ont historiquement tendance à amplifier.
Sources : BDOR
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