La France finance ses dépenses courantes par l’emprunt. Un équilibre fragile, menacé par la remontée des taux.
Sommaire
En bref
La dette française est refinancée en continu, par emprunts successifs.
La charge des intérêts devient insoutenable si les taux remontent.
Une partie des dépenses publiques, notamment les retraites, est financée à crédit.
Le système de répartition ne tient plus qu’à un fil démographique.
La situation est connue depuis 30 ans mais peu corrigée.
Contrairement à l’idée souvent véhiculée dans les discours publics, la dette de l’État ne se rembourse pas comme un prêt immobilier. L’administration française se contente de rembourser les emprunts arrivant à échéance en contractant de nouveaux crédits, dont le coût dépend directement du niveau des taux d’intérêt.
Ce cycle peut se poursuivre indéfiniment… à condition que l’État conserve la confiance des marchés et puisse continuer à payer les intérêts. Tant que les taux restaient négatifs ou très bas, ce modèle restait tolérable. Mais toute remontée des taux qu’elle soit liée à l’inflation ou à une dégradation de la note souveraine transforme ce mécanisme en piège.
A lire aussi : Le cours de l’or pourrait exploser si la machine à dette française déraille : un retournement historique se profile.
S’endetter pour moderniser les infrastructures, investir dans l’innovation ou améliorer la productivité d’un pays constitue une stratégie économique défendable. Le problème survient lorsque l’État s’endette pour couvrir des dépenses de fonctionnement : pensions, traitements des fonctionnaires, santé, ou dépenses sociales. Ce financement à crédit de charges récurrentes met en péril la viabilité budgétaire.
L’analogie est simple : contracter un crédit pour bâtir sa maison peut se justifier. Mais utiliser un emprunt pour régler son plein de courses hebdomadaire revient à s’enfoncer dans un cycle de dépendance.
Les cotisations retraite, prélevées sur les salaires, ne sont pas épargnées pour les contributeurs d’aujourd’hui. Elles servent à payer les pensions de ceux qui sont déjà à la retraite. C’est le principe du système par répartition.
Ce modèle ne fonctionne que tant que les actifs sont plus nombreux que les retraités. Or cette condition est de moins en moins remplie. En 1960, on comptait près de 4,7 travailleurs pour un retraité. Aujourd’hui, ce ratio s’est effondré à 1,6 actif par retraité.
Le vieillissement de la population, combiné à un chômage structurel élevé, fragilise le système depuis plusieurs décennies. Dès la fin des années 1990, les experts alertaient sur l’impossibilité de maintenir l’équilibre du modèle sans réformes profondes. Malgré cela, peu d’ajustements ont été entrepris. Le déficit s’est creusé et les emprunts se sont multipliés.
Chaque année, la France emprunte non seulement pour financer son déficit budgétaire courant, mais aussi pour rembourser les emprunts précédents. Une spirale qui se perpétue depuis plus de 50 ans, sans interruption.
Selon notre expert : La France fonce vers un mur budgétaire pendant que les marchés guettent la prochaine crise : l’or pourrait redevenir une valeur refuge incontournable.
Aujourd’hui, l’État doit trouver plus de 330 milliards d’euros par an pour boucler ses comptes. Ce montant colossal est prélevé sur les contribuables ou financé par de nouveaux emprunts. Deux options, aucune soutenable à long terme sans croissance ou réforme.
Deux menaces majeures se dégagent : d’une part, la dépendance à la dette pour couvrir les dépenses courantes. D’autre part, le coût croissant des retraites, qui pèse de manière disproportionnée sur le budget public.
Combien de temps ce modèle peut-il encore tenir ? Jusqu’à quel niveau de dette ou de taux l’équilibre deviendra-t-il impossible ? Personne ne peut répondre avec certitude. Mais ce qui est certain, c’est que sans correction de trajectoire, l’ajustement se fera dans la douleur.
L’équation actuelle est intenable à long terme. Et chaque hausse de taux d’intérêt rapproche un peu plus le système de son point de rupture.
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