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Prix des carburants : voici les nouveaux prix affichés à la pompe ce vendredi 18 septembre

Pétrole en repli, gasoil sous surveillance : ce qui explique les tarifs à la pompe ce vendredi 18 septembre 2026 en France.

Temps de lecture : 4 minutes

Prix des carburants : voici les nouveaux prix affichés à la pompe ce vendredi 18 septembre

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En bref

  • Le baril de WTI recule à 99,94 dollars ce vendredi, en baisse de 1,43% sur 24 heures

  • Une projection évoque un gasoil à 2,50 euros le litre, sans confirmation officielle à ce stade

  • Selon l'association Wimoov, un Français sur deux renoncerait à des trajets importants faute de budget

  • Le dollar reste ferme face à l'euro, ce qui pèse mécaniquement sur le coût des importations pétrolières

  • Face à l'instabilité des prix à la pompe, certains épargnants se tournent vers les métaux physiques

Le pétrole recule, la pompe reste sous tension

Le baril de WTI s'affiche à 99,94 dollars ce vendredi, en repli de 1,43% sur les dernières 24 heures selon les cotations en temps réel. Un mouvement qui, sur le papier, devrait soulager les automobilistes. Sauf que la mécanique des prix à la pompe ne fonctionne jamais aussi vite. Les distributeurs français répercutent les variations du brut avec un décalage de plusieurs jours, parfois plusieurs semaines, le temps d'écouler les stocks achetés à des cours antérieurs.

Le dollar reste solide face à l'euro, avec un Dollar Index à 100,26 points (+0,81% sur 24 heures) et une parité EUR/USD figée autour de 1,1493 dollar. Or, le pétrole s'achète en billets verts sur les marchés internationaux. Une devise américaine robuste renchérit donc mécaniquement la facture des raffineurs européens, même quand le baril recule. C'est ce genre de friction, invisible pour l'automobiliste mais bien réelle sur les bilans, qui explique pourquoi les tarifs affichés en station évoluent rarement au rythme des cours bruts.

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Le spectre d'un gasoil à 2,50 euros le litre

Une projection circule depuis plusieurs jours dans la presse spécialisée automobile : le gasoil pourrait franchir la barre des 2,50 euros le litre. Il s'agit bien d'une hypothèse, pas d'une annonce officielle, et elle mérite d'être traitée avec la prudence qu'elle impose. Aucun organisme public n'a confirmé ce seuil à ce jour. Ce type de scénario s'appuie généralement sur des tensions d'approvisionnement anticipées, des marges de raffinage sous pression et des taxes qui pèsent structurellement sur le prix final.

Les craintes de pénurie ponctuelle, évoquées régulièrement autour de certaines stations-service, alimentent aussi ce climat d'incertitude. Trouver une pompe approvisionnée devient parfois un exercice de patience dans certaines régions, sans que cela traduise une rupture nationale généralisée. Le sujet reste sensible, car il touche directement au budget des foyers qui dépendent de la voiture pour travailler.

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Un Français sur deux renonce à ses trajets

L'association Wimoov, spécialisée dans les questions de mobilité, avance qu'un Français sur deux renoncerait aujourd'hui à des trajets qu'il jugerait pourtant importants, faute de moyens suffisants. Le chiffre interpelle. Il traduit un arbitrage douloureux entre se déplacer pour un rendez-vous médical, un entretien d'embauche ou une visite familiale, et préserver un budget déjà tendu par ailleurs.

Ce renoncement n'est pas anodin sur le plan économique. Moins de déplacements, c'est parfois moins d'opportunités professionnelles, moins d'accès aux soins, moins de vie sociale. La voiture individuelle demeure, dans de nombreux territoires ruraux ou périurbains, la seule option viable faute de transport en commun suffisant. Le sujet du prix des carburants dépasse donc largement la simple question du portefeuille : il touche à la cohésion territoriale.

Face à l'incertitude, la tentation des valeurs tangibles

Dans ce climat où le budget auto rogne le pouvoir d'achat, certains épargnants réorientent une partie de leurs économies vers des actifs jugés plus stables. L'once d'or s'échange actuellement à 3823,4 euros, en hausse de 0,83% sur 24 heures, tandis que l'once d'argent progresse de 1,71% à 58,07 euros. Ces niveaux traduisent un appétit persistant pour les valeurs refuges dans un contexte macroéconomique incertain.

Détenir des lingots d'or, des pièces d'or ou de l'argent physique reste, pour beaucoup, une manière concrète de sortir une partie de son épargne du circuit bancaire classique. Cette logique de débancarisation partielle répond à une envie simple : garder un actif tangible, transmissible, à l'abri des fluctuations purement monétaires. Ce n'est pas un pari spéculatif pour tout le monde, plutôt une assurance patrimoniale que certains foyers construisent progressivement, achat après achat, indépendamment des variations quotidiennes affichées à la pompe ou sur les marchés financiers.

Sources : BDOR - Wimoov - Banque centrale européenne

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