Cours de l’or et de l’argent, prix de pièces d’or, lingots d’or & bijoux en or - Gold & Silver - Agence BDOR : achat, vente & rachat d’or

Ligne directe : 03 88 234 234

Le gaz pourrait devenir hors de prix cet hiver : Jancovici explique le risque qui menace les ménages

Jean-Marc Jancovici alerte sur une flambée possible du prix du gaz cet hiver, entre tensions au détroit d'Ormuz et pic de production mondial.

Temps de lecture : 3 minutes

Le gaz pourrait devenir hors de prix cet hiver : Jancovici explique le risque qui menace les ménages

Abonnez vous à nos actualités - Google News & Google Discover

En bref

  • Les stocks de gaz européens approchent de leurs plus bas niveaux à l'approche de l'hiver

  • Une partie de l'approvisionnement français transite par le détroit d'Ormuz, fragilisé par les tensions au Moyen-Orient

  • Jean-Marc Jancovici évoque un pic de production mondiale du gaz aux alentours de 2030-2040

  • La pompe à chaleur est présentée comme solution pour réduire la dépendance au gaz de chauffage

  • L'or et l'argent physiques attirent un nombre croissant d'épargnants dans ce climat d'incertitude énergétique

Un hiver sous tension pour l'approvisionnement gazier français

La France sort d'un été marqué par des vagues de chaleur intenses, mais l'attention se porte désormais sur la saison froide. Une large partie des foyers français se chauffe encore au gaz, et cette dépendance structurelle inquiète l'ingénieur climatique Jean-Marc Jancovici, qui alerte sur une facture susceptible de s'alourdir fortement dans les prochains mois. Son raisonnement part d'un constat géopolitique limpide : depuis que l'Europe a rompu ses approvisionnements russes, une part croissante des importations françaises provient désormais du golfe Persique, sous forme de gaz naturel liquéfié acheminé par voie maritime.

Ce transport transite par le détroit d'Ormuz, verrou stratégique aujourd'hui fragilisé par les tensions régionales au Moyen-Orient. Les méthaniers peinent à circuler normalement, ce qui resserre mécaniquement l'offre disponible sur le marché européen à l'approche des mois froids. Cette configuration rappelle d'autres épisodes de tension observés au printemps 2026, lorsque les prix du gaz avaient déjà grimpé avant une accalmie temporaire au début de l'été. La question posée aujourd'hui reste la même pour des millions de foyers : le chauffage va-t-il coûter sensiblement plus cher cet hiver, voire venir à manquer par endroits ?

A lire aussi : L'once d'or dépasse les 3 788 euros pendant que les tensions énergétiques mondiales s'intensifient à une vitesse folle

La mécanique de la flambée des prix selon Jancovici

Deux phénomènes se superposent selon l'expert. D'abord un problème conjoncturel : les cargaisons de gaz naturel liquéfié circulent difficilement dans le détroit d'Ormuz, ce qui tend l'offre disponible à court terme sur le marché européen. Ensuite un problème structurel, nettement plus profond. Le gaz, comme le pétrole, résulte de la lente transformation de matières organiques sur des dizaines voire des centaines de millions d'années. Il ne s'agit donc pas d'une ressource que l'on peut extraire indéfiniment au même rythme, et Jancovici évoque un pic de production mondiale vraisemblable aux alentours de 2030-2040.

Ce plafond géologique se combine à la crise d'approvisionnement actuelle pour installer une pression durable sur les factures des ménages. Le contexte macroéconomique n'aide guère à relativiser ce risque : l'inflation globale mesurée par l'indice IPCH s'établissait à 0,7 % sur un an en décembre 2025 selon l'Insee, un niveau modéré qui pourrait pourtant masquer des hausses sectorielles bien plus marquées sur l'énergie domestique. Le taux de chômage atteignait quant à lui 8,3 % de la population active en juillet 2026 selon l'Insee, une donnée qui fragilise d'autant la capacité des ménages à absorber un choc tarifaire sur le chauffage.

Selon notre expert : Le dollar plonge, le pétrole grimpe, et l'or confirme son rôle de valeur refuge ultime pour les épargnants français

La pompe à chaleur, remède proposé pour sortir de la dépendance

Face à ce double obstacle, Jancovici ne s'arrête pas au constat alarmiste. Il propose une piste concrète pour réduire progressivement la dépendance au gaz de chauffage, lequel représente plus de la moitié de la consommation nationale de ce combustible selon les acteurs du secteur énergétique. Sa solution tient en un mot : la pompe à chaleur. L'idée consiste à remplacer massivement les chaudières à gaz existantes par ce système, plus économe sur la durée et surtout moins exposé aux soubresauts géopolitiques des marchés fossiles. L'équipement se révèle par ailleurs utile en dehors de l'hiver, notamment pour rafraîchir un logement l'été sans facture excessive.

Pour accélérer cette transition, l'expert propose une méthode à deux vitesses : une obligation de remplacement pour les ménages disposant des moyens financiers nécessaires, couplée à une aide publique pour les foyers qui n'y parviendraient pas seuls. Ce mécanisme fait écho aux dispositifs actuellement en discussion, comme la réforme des aides à la rénovation énergétique annoncée pour la rentrée. Reste à savoir si les ménages français disposeront du temps et des ressources suffisantes avant que la facture ne devienne réellement insoutenable pour les budgets les plus modestes.

Face à l'incertitude énergétique, la tentation des valeurs refuges

Dans ce climat d'incertitude sur le prix du gaz et plus largement sur l'énergie, de nombreux épargnants français se tournent vers des actifs jugés plus stables pour protéger leur pouvoir d'achat. L'or et l'argent physiques, valeurs refuges traditionnelles en période de tension géopolitique et économique, connaissent un regain d'intérêt marqué. L'once d'or a récemment dépassé les 3 788 euros, porté par la conjonction d'un dollar affaibli, d'un pétrole en hausse et de multiples foyers d'incertitude à travers le monde, du Moyen-Orient aux marchés de l'énergie européens.

Cette dynamique illustre une tendance de fond : face à des factures énergétiques susceptibles de s'envoler et à une inflation qui pourrait resurgir sur certains postes de dépense, une partie des ménages cherche à diversifier son épargne en dehors des seuls produits financiers classiques. L'or physique, en particulier, conserve historiquement son statut de rempart contre l'érosion monétaire et les chocs géopolitiques, ce qui explique l'attrait renouvelé qu'il suscite alors que l'hiver 2026 s'annonce sous haute tension énergétique.

Sources : BDOR - Insee - Banque centrale européenne (BCE)

Prenez en main votre patrimoine : que faire maintenant ?

Partager l'article :

Découvrir aussi

Le visage de Donald Trump frappé sur une pièce : cette monnaie américaine ne passe pas inaperçue
15 septembre 2026
Budget 2027 : Lecornu prépare des choix difficiles, retraites et santé directement dans le viseur
15 septembre 2026
Bruno Retailleau veut envoyer certains élèves en « internats disciplinaires » : ce qu’il propose
15 septembre 2026