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Le cours de l'or : la Fed et les tensions au Moyen-Orient freinent la hausse cette semaine

Le cours de l'or stagne à 3742,8 euros, coincé entre un dollar renforcé, des banques centrales sous tension et un baril en flambée.

Temps de lecture : 4 minutes

Le cours de l'or : la Fed et les tensions au Moyen-Orient freinent la hausse cette semaine

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En bref

  • L'once d'or évolue à 3742,8 euros, en hausse marginale de 0,13% sur 24 heures

  • Le dollar se renforce, avec un Dollar Index à 99,35 points et un EUR/USD à 1,157

  • Trois banques centrales majeures, Fed, BoE et BoJ, publient leurs décisions cette semaine

  • Le baril de WTI bondit de 6,89% à 102,67 dollars sur fond de tensions au Moyen-Orient

  • La BCE maintient son taux directeur à 2,65% et sa facilité de dépôt à 2,5%

  • Face à l'incertitude, l'or et l'argent physiques restent une option de diversification patrimoniale

L'or freine sa progression face à un dollar retrouvé

L'once d'or affiche 3742,8 euros ce début de semaine, en très légère progression de 0,13% sur les dernières 24 heures, selon les cours consultés en séance. Ce mouvement quasi imperceptible masque une tension palpable : les investisseurs attendent une série de décisions monétaires majeures avant de reprendre franchement position sur le métal. On observe un marché qui retient sa respiration, sans jeu de mots facile, simplement parce que personne ne veut se tromper de camp avant les annonces.

Le dollar, de son côté, a repris de la vigueur. Le Dollar Index évolue à 99,35 points, en hausse de 0,59% sur la journée, pendant que la paire EUR/USD recule à 1,157 dollar, soit un repli de 0,18%. Ce raffermissement du billet vert pèse mécaniquement sur l'or, actif refuge sans rendement, dont l'attrait diminue lorsque la devise américaine regagne du terrain. Les cambistes surveillent ce couple de près, véritable baromètre des anticipations de politique monétaire de part et d'autre de l'Atlantique.

A lire aussi : Le cours de l'or bloqué net alors que le dollar reprend la main sur les marchés mondiaux

Les banques centrales concentrent tous les regards

Trois rendez-vous monétaires structurent l'agenda des prochains jours. La Réserve fédérale américaine doit se prononcer mercredi, suivie par la Banque d'Angleterre jeudi puis la Banque du Japon vendredi. Ce calendrier resserré alimente une volatilité contenue mais bien réelle sur l'ensemble des classes d'actifs, de l'or aux devises en passant par les indices actions, le CAC 40 reculant déjà de 1,52% à 8180 points en séance.

En zone euro, la Banque centrale européenne maintient son taux directeur à 2,65% et sa facilité de dépôt à 2,5%, selon les chiffres officiels arrêtés au 16 septembre 2026. Ce niveau, stable depuis plusieurs mois, contraste avec l'incertitude qui règne outre-Atlantique quant à la trajectoire américaine. Les opérateurs suivis par le CME Group évaluaient récemment à plus de 85% la probabilité d'un ajustement des taux américains, un pari qui continue de peser sur l'appétit pour l'or. Chaque déclaration, chaque nuance dans un communiqué, peut faire basculer les cours. J'y vois un système monétaire sous tension permanente, où la moindre inflexion se paie cash sur les marchés.

Selon notre expert : Pétrole en flambée, banques centrales sous tension, l'or joue une partie serrée cette semaine

Le pétrole s'envole et ravive les craintes inflationnistes

Le baril de WTI grimpe à 102,67 dollars, soit un bond de 6,89% en une seule séance, un mouvement rarement observé ces derniers mois. Cette flambée s'explique par la résurgence des tensions au Moyen-Orient, avec des affrontements rapportés dans le détroit d'Ormuz et des attaques revendiquées contre des installations situées dans la région du Golfe. La reprise du brut n'est pas neutre pour l'or : elle ravive des craintes inflationnistes, précisément le type de risque que les banques centrales cherchent à contenir.

En France, l'inflation mesurée par l'IPCH s'élevait à 0,7% sur un an en décembre 2025, un niveau contenu qui pourrait se tendre si la flambée pétrolière persiste. Sur le plan graphique, le rebond amorcé en fin de semaine dernière peine d'ailleurs à convaincre, l'or restant sous sa moyenne mobile à 200 périodes, un signal technique que beaucoup d'analystes jugent défavorable à court terme. Le pétrole, l'or, les devises : tout se répond, tout se surveille dans ce théâtre géopolitique qui dicte, en partie, le comportement des investisseurs institutionnels.

Diversifier son épargne face à l'incertitude

Face à cette accumulation d'incertitudes monétaires et géopolitiques, un nombre croissant d'épargnants se tourne vers les investissements alternatifs pour protéger leur capital. Les métaux précieux, sous forme de lingots d'or, de lingots d'argent ou de pièces d'or, séduisent par leur capacité à échapper aux aléas du système bancaire traditionnel. Détenir un actif tangible, en dehors des circuits financiers classiques, répond à une logique de débancarisation partielle et de sécurisation patrimoniale sur le long terme.

Avec une dette publique française atteignant 118,5% du PIB et un déficit public de 5,1% du PIB au premier trimestre 2026, selon les données macroéconomiques disponibles, la question de la résilience de l'épargne se pose avec une acuité renouvelée. L'or et l'argent physiques, sans risque de contrepartie bancaire, conservent à ce titre une place particulière dans une stratégie de diversification patrimoniale prudente, surtout tant que les banques centrales tâtonnent.

Sources : BDOR - CME Group - Banque centrale européenne - Réserve fédérale américaine

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