Votre retraite va-t-elle augmenter en 2027 ? Les premières projections sont connues
La commission des comptes de la Sécurité sociale évoque une inflation de 1,6% pour janvier 2027, base de calcul de la revalorisation des retraites.
Par Cécile DOERFLINGER
Temps de lecture : 3 minutes

En bref
Une première estimation évoque une revalorisation des retraites de base de 1,6% en janvier 2027
Ce chiffre repose sur une prévision d'inflation calculée entre novembre 2025 et octobre 2026
Cette hausse serait supérieure à celle de 2026, limitée à 0,9%, mais très loin des 5,3% accordés en 2024
Le gouvernement conserve la possibilité de geler les pensions ou d'opter pour une sous-indexation
Plusieurs facteurs, dont les cours du pétrole, pourraient encore faire évoluer ce scénario d'ici la fin de l'année
Un chiffre qui tombe à point nommé pour les retraités
Après avoir frôlé le gel total de leurs pensions en janvier dernier, les retraités scrutent déjà les premières estimations pour 2027. La commission des comptes de la Sécurité sociale a publié fin mai un rapport qui livre un indice précieux : l'inflation entre novembre 2025 et octobre 2026 pourrait s'établir à 1,6%. Ce taux, relayé par Moneyvox, sert traditionnellement de référence pour calculer la revalorisation des retraites de base versées par la Carsat. Si la formule habituelle s'applique, la hausse de janvier 2027 pourrait donc avoisiner ce niveau.
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Le mécanisme derrière la revalorisation des pensions
Le calcul obéit à une logique précise. L'augmentation des prix à la consommation constatée sur douze mois glissants détermine, en théorie, le pourcentage appliqué aux pensions de base l'année suivante. Ce système protège en principe le pouvoir d'achat des retraités contre l'érosion monétaire, sans pour autant l'améliorer. Une inflation à 1,6% correspondrait à une stabilité relative du niveau de vie des pensionnés, ni gain ni perte marquante.
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Des années de grand écart entre 5,3% et 0,9%
Le contraste avec les précédentes revalorisations frappe. En janvier 2024, en pleine flambée des prix de l'énergie et de l'alimentation, les pensions avaient bondi de 5,3%. Deux ans plus tard, en janvier 2026, la hausse s'était réduite à 0,9%, un chiffre qui avait suscité la colère de nombreuses associations de retraités. L'estimation de 1,6% pour 2027 se situerait entre ces deux extrêmes, signe d'une inflation qui se stabilise sans repartir franchement à la hausse.
Le pétrole, grain de sable potentiel
Rien n'est figé. Les cours du pétrole, en cas de tension géopolitique ou de choc d'offre, pourraient pousser l'inflation vers le haut d'ici octobre 2026. Un tel scénario modifierait mécaniquement le pourcentage final de revalorisation, dans un sens ou dans l'autre selon l'ampleur du mouvement.
Le gouvernement conserve une carte dans sa manche
La formule de calcul n'a rien d'automatique une fois gravée dans la loi. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale offre à l'exécutif la possibilité de geler les pensions ou d'appliquer une sous-indexation, comme cela a déjà été envisagé par le passé. Une telle décision resterait risquée politiquement, à quelques mois d'une élection présidentielle où le vote des retraités pèse lourd dans les urnes. Difficile d'imaginer un exécutif s'aventurer sur ce terrain glissant sans en payer le prix dans les sondages.
Sécuriser son épargne face aux aléas des pensions
Face à cette incertitude persistante sur le niveau réel des pensions futures, une partie des épargnants cherche des solutions pour diversifier leur patrimoine en dehors des circuits bancaires classiques. Les métaux précieux, à travers les lingots d'or, les lingots d'argent ou les pièces d'or, constituent une option étudiée par ceux qui souhaitent limiter leur dépendance aux établissements bancaires et se prémunir contre les fluctuations monétaires. Cette démarche de débancarisation partielle séduit notamment les ménages soucieux de transmettre un patrimoine tangible, moins soumis aux décisions politiques qui encadrent les régimes de retraite.
Sources : BDOR - Moneyvox - Commission des comptes de la Sécurité sociale
En bref
Sources : BDOR
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