CAC 40 en recul dès l’ouverture, tensions Europe–États-Unis sur le Groenland et menace de droits de douane. L’or et l’argent touchent des records.
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Sommaire
En bref
• Donald Trump annonce une taxation de 10 % visant huit pays européens à partir du 1er février, conditionnée à l’accord des États-Unis pour acheter le Groenland.
• Les pays concernés incluent six membres de l’UE (Danemark, Suède, France, Allemagne, Pays-Bas, Finlande), ainsi que le Royaume-Uni et la Norvège.
• L’Union européenne accélère sa coordination diplomatique pour tenter d’éviter l’entrée en vigueur des droits de douane, tout en préparant un plan de riposte.
• Les marchés des changes réagissent sans panique immédiate, mais le risque politique et commercial se réinstalle au cœur des anticipations.
• L’EUR/USD progresse légèrement dans l’immédiat, signe d’un mouvement de court terme plus technique que fondamental.
Donald Trump a remis la pression commerciale au centre du jeu géopolitique. Selon des informations rapportées par Bloomberg, le président américain a déclaré vouloir imposer des droits de douane à huit pays européens qui s’opposent à son projet d’acquisition du Groenland.
Le dispositif annoncé serait direct : une taxation de 10 % sur les biens importés depuis plusieurs pays, démarrant le 1er février. La mesure resterait en place jusqu’à ce que Washington obtienne l’autorisation « d’acheter le Groenland ».
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Dans la liste figurent six membres de l’Union européenne : Danemark, Suède, France, Allemagne, Pays-Bas et Finlande. S’ajoutent également le Royaume-Uni et la Norvège.
L’annonce marque une escalade : l’arme tarifaire n’est plus présentée uniquement comme un outil de protection économique, mais comme un levier d’alignement politique.
Le message implicite est clair : l’accès au marché américain pourrait devenir conditionnel, non pas à un différend commercial classique, mais à une position diplomatique sur un dossier territorial.
Face à cette menace, les ambassadeurs de l’Union européenne se sont accordés sur une ligne globale : intensifier les efforts visant à dissuader l’administration Trump de passer à l’acte, tout en préparant un arsenal de mesures de rétorsion si les taxes entrent en vigueur.
L’UE tente donc de maintenir deux options ouvertes : la désescalade, et la crédibilité d’une réponse rapide. Sur le plan institutionnel, cela implique un travail d’alignement entre États membres, d’autant que certains secteurs (industrie, luxe, agriculture, automobile) ne seraient pas exposés de la même façon selon les pays.
Dans la foulée, huit pays européens publient un communiqué commun pour manifester leur solidarité avec le Groenland et dénoncer les menaces américaines. Cette déclaration marque une tentative de verrouiller politiquement le sujet, tout en envoyant un message aux investisseurs : l’Europe ne souhaite pas entrer dans une guerre commerciale, mais s’y prépare.
Le ton est sans ambiguïté : les menaces de droits de douane sont présentées comme fragilisant les relations transatlantiques, tout en créant un risque d’enchaînement négatif.
Pour les marchés, la tonalité du communiqué est presque aussi importante que l’événement lui-même : l’option d’un compromis rapide semble moins évidente, et l’hypothèse d’une confrontation s’installe.
L’annonce a déclenché une réaction limitée sur le marché des changes. Au moment des dernières indications disponibles, l’EUR/USD progressait d’environ 0,22 % à 1,1624.
Cette hausse ne signifie pas nécessairement que le marché « valide » l’épisode. Elle reflète surtout une lecture de court terme : pas de choc immédiat sur la liquidité, pas de stress soudain sur les actifs européens, et une prudence générale en attendant des précisions.
Le risque, lui, se situe dans la durée. Une taxation durable ou une escalade par représailles pourrait :
dégrader certains flux commerciaux transatlantiques,
introduire une prime de risque plus élevée sur l’Europe,
renforcer la volatilité sur l’euro, en fonction des annonces à venir.
La séance démarre sous tension sur la place parisienne. Dès les premiers échanges, le CAC 40 enregistre une baisse marquée et recule d’environ 100 points, glissant autour des 8.150 points. Le mouvement confirme l’orientation négative anticipée avant l’ouverture, dans un climat où l’aversion au risque reprend nettement la main.
Vers 09h46, l’indice phare affiche un repli voisin de -1,24% à 8.156,80 points, illustrant une nervosité immédiate des opérateurs, peu enclins à conserver des positions exposées aux valeurs cycliques.
La configuration du matin rappelle un scénario classique : un choc politique externe réactive les primes de risque, pénalise les indices européens, tandis que les actifs perçus comme défensifs captent les flux.
Pendant que les indices corrigent, le marché envoie un autre signal : l’or et l’argent atteignent des sommets historiques. Ce double record agit comme un thermomètre de la peur et du besoin de protection, sur fond de tensions politiques.
À 09h46, l’once d’or est donnée à 4.678 dollars, niveau extrêmement élevé, pendant que l’argent suit une dynamique similaire.
Cette corrélation est typique : lorsque la lisibilité macroéconomique se dégrade et que le risque géopolitique augmente, les investisseurs renforcent les actifs jugés plus robustes face aux ruptures de scénario.
Ce lundi, les marchés américains restent fermés pour la Journée de Martin Luther King Jr. L’absence de Wall Street dans le prix réduit mécaniquement les volumes et peut accentuer les mouvements sur les places européennes : la profondeur de marché est plus faible, les écarts peuvent être plus rapides, les arbitrages se décaler.
La fin de semaine dernière à New York s’est clôturée sans direction nette :
S&P 500 : -0,06% à 6.940 points (-0,53% sur la semaine)
Dow Jones : -0,17% à 49.359 points (-0,46% sur la semaine)
Nasdaq : -0,06% à 23.515 points (-0,92% sur la semaine)
Cette quasi-stabilité n’empêche pas le signal sous-jacent : les indices américains consolident, ce qui laisse l’Europe plus vulnérable à un choc politique inattendu.
Selon notre expert : Le système financier se tend et l’or semble déjà connaître la suite
Les investisseurs gardent aussi un œil sur les chiffres et la structure des prix :
Euro/dollar : 1,1634
Brent : 63,68$ le baril
Inflation finale zone euro : attendue à 11h00
Le niveau de l’euro traduit un marché qui n’achète pas (encore) un choc monétaire majeur immédiat, mais reste très sensible aux annonces politiques. Le pétrole, lui, reste modéré, ce qui limite temporairement la pression inflationniste importée en Europe.
Sur un marché rouge, certaines valeurs parviennent à tirer leur épingle du jeu.
Pizzorno Environnement bondit, portée par des évolutions capitalistiques : la famille Pizzorno-Devalle envisagerait d’exercer une promesse d’achat d’actions. L’opération projetée aboutirait à une montée du groupe Paprec à un niveau majoritaire, tandis que la famille resterait un actionnaire de référence, conservant une position importante et un rôle dans le projet.
DBV Technologies progresse après l’annonce d’un produit brut de 166,7 millions d’euros lié à l’exercice intégral de bons de souscription. La société précise que sa trésorerie permettrait de soutenir les opérations et la préparation commerciale, notamment en vue d’un lancement du patch Viaskin (allergie à l’arachide) aux États-Unis en cas d’approbation.
Ubisoft figure parmi les plus fortes baisses du SRD ce matin. Le titre reflète un marché qui réduit mécaniquement l’exposition aux valeurs les plus volatiles dès qu’un choc exogène surgit.
Plusieurs dossiers animent la cote :
Teract : InVivo Group et les fondateurs prévoient de déposer une offre publique de retrait
Fnac Darty : Vesa Equity Investment passe sous les 30% du capital
Bigben : proposition de modification des modalités des obligations échangeables en actions Nacon 2026
NetMedia Group : discours de repositionnement sur un cycle de croissance
Advicenne : demande d’AMM de Sibnayal acceptée pour examen par la FDA
Riber : nouvelle commande au Japon pour un MBE 6000
Wendel : plus de 11 milliards d’euros levés par les sociétés de gestion affiliées
Ces annonces restent secondaires face au choc macro du jour, mais certaines peuvent créer des divergences sectorielles intéressantes dans une séance dominée par le risque politique.
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