Cours de l’or et de l’argent, prix de pièces d’or, lingots d’or & bijoux en or - Gold & Silver - Agence BDOR : achat, vente & rachat d’or

Ligne directe : 03 88 234 234

Un trésor romain de plus de 1 000 pièces d’or et d’argent découvert en Angleterre

Un trésor romain de 1 368 pièces d’or et d’argent, daté de 55 ap. J.-C., a été découvert en Angleterre. Une archive rare des débuts de l’Empire.

Temps de lecture : 2 minutes

Un trésor romain de plus de 1 000 pièces d’or et d’argent découvert en Angleterre

Abonnez vous à nos actualités - Google News & Google Discover

En bref

  • 1 368 pièces romaines découvertes dans une jarre en céramique en Angleterre.

  • Principalement des deniers en argent, accompagnés d’un statère en or celte.

  • Le dépôt daterait de 55 après J.-C., peu après la conquête de la Bretagne par Rome.

  • Il s’agit du plus grand trésor de l’époque de Néron jamais trouvé au Royaume-Uni.

  • Valeur estimée : plus de 100 000 livres sterling.

  • Le trésor offre une photographie monétaire précise du début de la domination romaine.

Un dépôt exceptionnel lié à la conquête romaine

Enfouie dans la terre de Worcestershire, une jarre en céramique vient de livrer un témoignage saisissant de l’expansion romaine en Bretagne : 1 368 pièces, en majorité des deniers en argent, ont été retrouvées, accompagnées d’un statère en or d’origine celtique. Ce trésor romain or argent, daté de l’année 55 après J.-C., constitue aujourd’hui le plus vaste ensemble monétaire de l’ère de Néron découvert au Royaume-Uni.

A lire aussi : Pourquoi la BCE ne pourra pas freiner la ruée mondiale vers l’or en 2026

Le contexte d’un enfouissement stratégique

Le dépôt semble avoir été constitué moins d’une décennie après l’invasion de l’île par les troupes de l’empereur Claude (43 ap. J.-C.). Cette période correspond à la mise en place des premières structures de la province romaine : routes, forts, garnisons et axes de circulation logistique. Le propriétaire de ce pactole n’y a sans doute pas renoncé volontairement. L’hypothèse d’un transport monétaire interrompu ou d’une cache temporaire jamais récupérée reste plausible.

Une monnaie mixte révélatrice des usages locaux

Parmi les 1 368 pièces, la majorité sont des deniers romains, couvrant une période allant de la fin de la République à l’époque néronienne. Mais un statère en or, frappé par le peuple celte des Dobunni, atteste de la cohabitation monétaire entre systèmes impérial et local. Ce mélange confirme que, dans les premières décennies d’occupation, l’or local et l’argent romain circulaient ensemble, traduisant un basculement progressif vers un modèle économique centralisé.

Un trésor enraciné dans le commerce régional

L’analyse du récipient une jarre de type Severn Valley permet d’ancrer ce trésor dans la production potière locale, aux abords des collines de Malvern. Cela renforce l’idée d’un dépôt lié à une activité économique régionale : peut-être le produit d’un commerce avec les légions en marche, de fournitures agricoles, ou encore de paiements à destination de fournisseurs locaux. Le lien entre circulation monétaire et infrastructures logistiques impériales est ici tangible.

Une valeur patrimoniale estimée à plus de 135 000 dollars

Déclaré "Trésor" en juin 2024 conformément à la législation britannique, le lot est actuellement évalué par la Treasure Valuation Committee. Les autorités du comté de Worcestershire souhaitent conserver les pièces au sein du musée local, et une campagne de financement est en cours. La valeur totale est estimée à plus de 100 000 livres sterling (environ 135 000 USD), mais son intérêt scientifique dépasse largement la seule dimension financière.

Un document historique irremplaçable

Outre leur valeur matérielle, les pièces livrent une lecture monétaire précise du début de la romanisation de la Bretagne. L’usure des deniers, les marques de test, les millésimes permettent de reconstituer les flux commerciaux entre Méditerranée et province occidentale, d’observer la vitesse de diffusion des frappes impériales, et de cartographier la persistance des monnaies républicaines dans les échanges du Ier siècle.

Une rareté scientifique

Alors que la majorité des dépôts monétaires britanniques proviennent du IVe siècle, en pleine désagrégation de l’Empire, celui-ci remonte aux premières années de la conquête, ce qui en fait une source rarissime pour étudier les dynamiques économiques post-invasion. La présence conjointe de monnaies romaines et celtes lui confère une valeur unique, illustrant la transition en temps réel entre deux systèmes économiques.

Un outil de recherche à fort potentiel

Les chercheurs de l’UCL Institute of Archaeology, dirigés par Murray Andrews, ont entamé l’étude détaillée de chaque pièce : composition, inscriptions, usure, contenu métallique. L’ensemble sera catalogué, numérisé et intégré aux bases de données internationales sur la circulation monétaire antique. Ces données alimenteront des travaux sur la logistique militaire romaine, la monétarisation des provinces, et les comportements d’accumulation en temps de crise.

Citation de Murray Andrews (UCL Institute of Archaeology)

« Ce trésor ne se résume pas à un tas de pièces. C’est une photographie nette de la circulation monétaire et des incertitudes de la Bretagne romaine en l’an 55. »

Sources : BDOR

Prenez en main votre patrimoine : que faire maintenant ?

Partager l'article :

Découvrir aussi

La Russie vend 6 tonnes d'or : les sanctions poussent Moscou à liquider
23 octobre 2026
L'argent tombe à 47,89 euros l'once, au plus bas depuis novembre 2025, en deux semaines de chute
23 octobre 2026
L'or recule de 4,1 % en une semaine, la Fed et le pétrole pèsent sur les cours
23 octobre 2026