La CDHR devait rapporter 1,65 Md€ en 2026. Bercy n’attend plus que 650 M€, les ultra-riches ayant déjà optimisé via dividendes.
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Sommaire
En bref
La contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR), instaurée en 2025, devait initialement rapporter 1,65 milliard d’euros en 2026.
Le gouvernement anticipe désormais seulement 650 millions d’euros, soit environ 1 milliard de moins que prévu.
Les contribuables concernés auraient modifié le calendrier de leurs revenus, notamment via une anticipation des versements de dividendes avant le 31 décembre 2024.
Bercy évoque l’apparition de nouveaux mécanismes d’optimisation, ainsi que les effets du mode de paiement (acompte de 95%).
Une révision de l’estimation est possible à l’été 2026, après analyse des déclarations de revenus du printemps.
La taxe serait prolongée jusqu’au retour du déficit public sous les 3%, selon un amendement intégré au budget (49.3).
La promesse budgétaire était claire : faire contribuer les ménages les plus aisés via une taxation minimale, affichée comme un garde-fou contre les stratégies d’évitement fiscal. Un an plus tard, la mécanique se dérègle déjà.
Selon des éléments confirmés par l’entourage de la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) ne rapporterait en 2026 que 650 millions d’euros, contre 1,65 milliard inscrit dans les prévisions initiales. Le manque à gagner frôle le milliard d’euros, ce qui fragilise une équation budgétaire déjà tendue.
Instaurée en 2025, la CDHR vise à garantir un taux minimum d’imposition de 20% pour les ménages dont les revenus dépassent certains seuils :
250.000 euros par an pour une personne seule
500.000 euros par an pour un couple
Cette taxation “plancher” avait été portée politiquement par le gouvernement de Michel Barnier, avant d’être reprise dans le budget adopté sous François Bayrou en février 2025, après la censure intervenue le 4 décembre 2024. L’objectif : répondre au débat sur la justice fiscale en évitant que certaines structures de revenus ne conduisent à des taux effectifs trop bas.
Le recul des recettes n’est pas un accident isolé. Dès la première année, le rendement réel avait largement déçu. En 2025, la CDHR n’aurait rapporté que 400 millions d’euros, contre 1,9 milliard initialement visé.
Ce décalage massif installe un doute structurel : la taxe existe, mais son rendement se dérobe. La trajectoire 2026 prolonge la même dynamique, avec un objectif désormais réduit à 650 millions, soit un niveau qui reste éloigné des ambitions affichées.
L’explication avancée par Bercy est technique, mais politiquement explosive. L’entourage de la ministre estime que les contribuables visés ont anticipé leurs versements de dividendes avant le 31 décembre 2024, ce qui aurait mécaniquement modifié l’assiette taxable sur l’année où la CDHR devait être pleinement efficace.
Ce type de stratégie n’implique pas nécessairement une dissimulation. Il s’agit d’un arbitrage de timing : déplacer un revenu d’une année vers une autre, pour réduire l’exposition fiscale au moment le plus défavorable.
Autrement dit, la CDHR se heurte à une réalité connue de longue date : les hauts revenus, plus flexibles que les revenus salariés, peuvent être “pilotés” via des revenus du capital.
Le ministère évoque aussi l’apparition de nouveaux mécanismes d’optimisation, signe que les conseillers patrimoniaux et fiscalistes ont rapidement intégré la règle puis construit des schémas d’adaptation.
La CDHR devient alors un cas d’école : une mesure pensée pour capter un segment restreint, capable de modifier ses flux financiers avec une agilité supérieure à celle des outils de contrôle de l’État.
Autre élément mis en avant : le “mode particulier” de règlement de la CDHR, qui passe par un acompte de 95% du montant total dû.
Ce mécanisme, supposé sécuriser les recettes, produit aussi un effet pervers : il rend la taxe plus sensible aux ajustements d’assiette et aux arbitrages de l’année précédente, car les contribuables peuvent calibrer leur situation avant le moment où la charge fiscale devient réellement incontournable.
Bercy reconnaît donc une forme de prudence comptable : la projection 2026 pourrait bouger après exploitation des données réelles.
Le gouvernement indique qu’une réévaluation de l’estimation pourrait intervenir à l’été 2026, après analyse des déclarations déposées au printemps.
Cette précision compte : elle signifie que la trajectoire actuelle n’est pas figée, mais qu’elle repose déjà sur une hypothèse centrale la sous-performance persistante de la taxe.
La CDHR devait initialement s’inscrire dans une logique de correction. Un amendement retenu par le gouvernement prévoit sa prolongation jusqu’à ce que le déficit public repasse sous 3%.
Ce point est majeur : la contribution, conçue comme temporaire, s’installe désormais comme une variable budgétaire durable, intégrée dans la stratégie globale de redressement. L’adoption est intervenue via la partie recettes du budget, sur laquelle le gouvernement a engagé sa responsabilité par 49.3.
Selon notre expert : L’or réagit avant tout le monde quand la stabilité vacille et les dernières tensions financières internationales ressemblent à un scénario déjà vu
Cette révision budgétaire ne se résume pas à une simple ligne de recettes corrigée. Elle révèle trois réalités :
la difficulté à taxer durablement les revenus très flexibles,
la rapidité d’adaptation des patrimoines les plus sophistiqués,
le risque que des taxes symboliques deviennent des impôts “d’affichage”, sans rendement attendu.
La CDHR devait incarner une réponse nette au sentiment d’injustice fiscale. Son rendement inférieur aux attentes fragilise cet argument et impose déjà une question : comment bâtir une trajectoire crédible si les recettes les plus “faciles à annoncer” sont aussi les plus incertaines à encaisser ?
Face aux incertitudes fiscales, au durcissement réglementaire et aux tensions sur les finances publiques, une partie des épargnants se tourne vers des solutions de diversification patrimoniale.
Les investissements alternatifs, notamment les lingots d’or et d’argent ou les pièces d’or, répondent souvent à un objectif précis : débancariser une fraction de son capital et renforcer la sécurisation de l’épargne sur le long terme.
Ce type de stratégie repose sur une logique de réserve privée, avec des actifs tangibles conservés en dehors des circuits financiers traditionnels, perçus comme moins exposés aux risques de blocage, de fiscalité mouvante ou de perte de confiance monétaire.
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