Alecta vend la majorité de ses bons du Trésor américain. Les fonds nordiques réduisent leur exposition aux États-Unis, au grand agacement de Washington.
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Sommaire
En bref
Le fonds de pension suédois Alecta a vendu l’essentiel de ses bons du Trésor américain, invoquant la dégradation des finances publiques américaines et l’imprévisibilité politique.
La réduction porterait sur 70 à 80 milliards de couronnes suédoises, soit près de 9 milliards de dollars, sur une exposition initiale d’environ 11 milliards de dollars fin 2024.
Ce mouvement s’inscrit dans une dynamique nordique plus large après les annonces du fonds danois AkademikerPension et de PBU.
Certains acteurs danois évoquent aussi un risque politique lié à Donald Trump, allant jusqu’à craindre des sanctions visant directement le secteur financier danois.
À Davos, le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent dénonce un “récit trompeur” sur une prétendue attaque européenne coordonnée contre la dette américaine.
En toile de fond, la question dépasse la simple allocation d’actifs et touche à la dépendance stratégique aux États-Unis et au dollar.
Le mouvement est spectaculaire par sa portée symbolique, mais surtout parce qu’il vient d’un acteur réputé prudent. Le fonds de pension suédois Alecta a confirmé avoir vendu la majeure partie de ses bons du Trésor américain, considérant que le niveau de risque a changé de nature.
Le diagnostic avancé est clair : les signaux envoyés par les finances publiques des États-Unis, combinés à une politique jugée de moins en moins lisible, rendent l’exposition à la dette souveraine américaine plus incertaine qu’auparavant. Pour un fonds dont la mission consiste à gérer l’épargne longue, la notion de stabilité prime sur la quête de rendement.
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Alecta détenait environ 100 milliards de couronnes suédoises en obligations d’État américaines à la fin de l’année 2024, soit près de 11 milliards de dollars. Depuis le début de 2025, la réduction s’est faite par étapes, jusqu’à représenter l’essentiel du portefeuille concerné.
Selon des informations relayées par une source proche du dossier, la cession porterait sur environ 70 à 80 milliards de couronnes, soit près de 9 milliards de dollars. Une ampleur notable, même pour un géant nordique disposant de près de 1 300 milliards de couronnes d’actifs sous gestion.
Derrière les chiffres, un message : la dette américaine n’est plus perçue comme une évidence automatique dans la construction d’un portefeuille institutionnel européen.
Le responsable des investissements d’Alecta, Pablo Bernengo, lie directement la décision à une montée des risques sur deux fronts :
le risque associé aux obligations d’État américaines,
et le risque de change lié au dollar.
Le cœur de l’inquiétude réside dans une combinaison explosive : déficits budgétaires élevés, dette publique en augmentation, et pilotage politique jugé moins prévisible. Le sujet n’est pas seulement la trajectoire des comptes publics américains : c’est l’incertitude sur la manière dont cette trajectoire pourrait être gérée, ajustée ou instrumentalisée.
Pendant des décennies, les bons du Trésor américain ont représenté la référence mondiale, à la fois pour la liquidité, la profondeur de marché et la confiance institutionnelle. Lorsqu’un fonds comme Alecta réduit aussi fortement sa position, cela agit comme un révélateur : même le socle historique peut être réévalué.
La question posée n’est pas celle d’un défaut imminent. Elle concerne le prix à payer pour porter ce risque : volatilité politique, instabilité fiscale, et mouvements brutaux possibles sur les taux.
Alecta n’est pas un cas isolé. La veille, le fonds danois AkademikerPension a annoncé vendre la totalité de ses titres du Trésor, évoquant la mauvaise santé des finances publiques américaines.
Un autre acteur, Pædagogernes Pensionskasse (PBU), a également indiqué vendre des obligations souveraines américaines. Et cette fois, le discours change de tonalité : la décision n’est pas seulement financière, elle est présentée comme stratégique.
Le directeur de PBU, Sune Schackenfeldt, met en avant une volonté de réduire une dépendance aux États-Unis, avec en filigrane une crainte explicitement formulée : celle de sanctions américaines susceptibles de viser directement le secteur financier danois si les tensions politiques s’aggravent.
Cette dimension transforme la lecture de l’événement : on ne parle plus seulement de rendement et de duration, mais de souveraineté financière.
Face au risque de contagion psychologique sur les marchés, la réaction américaine ne s’est pas fait attendre. À Davos, le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a contesté l’idée que l’Europe soit en train de s’en prendre à la dette américaine en représailles à des tensions autour du Groenland.
Il a dénoncé un “récit trompeur” et jugé l’hypothèse illogique. En clair : Washington refuse de laisser s’installer le soupçon d’une offensive coordonnée, car ce soupçon pourrait suffire à alimenter la nervosité des investisseurs.
Ce type de séquence montre une réalité des marchés : une vente massive n’est pas toujours l’élément déclencheur. Souvent, c’est l’histoire racontée autour de cette vente qui compte.
Le marché des bons du Trésor américain reste gigantesque et liquide. Mais si la confiance institutionnelle se fragilise, même lentement, le sujet devient explosif. Car la dette américaine sert de colonne vertébrale à de nombreux mécanismes : collatéral, réserves, gestion de trésorerie, couverture.
Selon notre expert : Dette, tensions géopolitiques, dollar sous pression le marché de l’or semble déjà avoir compris avant tout le monde.
Ce qui frappe dans cette série d’annonces, c’est la logique de découplage. Les fonds nordiques ne parlent pas seulement d’allocation. Ils évoquent une dépendance, donc une vulnérabilité.
La situation révèle un changement de climat :
les relations transatlantiques peuvent devenir un facteur de risque financier,
la politique intérieure américaine peut rejaillir sur les décisions de gestion en Europe,
la monnaie américaine, longtemps considérée comme incontournable, redevient un risque actif à piloter.
Dans le portefeuille d’un fonds de pension, cette bascule se traduit en actes : réduire, arbitrer, déplacer des milliards.
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