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Taxe Zucman, dette, dissolution… Bruno Le Maire sort du silence après son départ de Bercy

Bruno Le Maire revient sur son échec à redresser les finances publiques et critique la taxe Zucman et l’après-dissolution.

Temps de lecture : 2 minutes

Taxe Zucman, dette, dissolution… Bruno Le Maire sort du silence après son départ de Bercy

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En bref

  • Bruno Le Maire regrette profondément de ne pas avoir redressé les finances publiques françaises.

  • Il critique la taxe Zucman sur les ultra-riches et défend une politique de création de valeur.

  • L’ancien ministre dénonce un « saccage » économique depuis la dissolution de 2024.

  • Il écarte toute hypothèse de retour en politique, malgré ses liens avec le Premier ministre.

  • Pour lui, les véritables injustices fiscales viennent des GAFAM, non des hauts patrimoines français.

Une blessure budgétaire toujours ouverte

Bruno Le Maire s’était fait discret depuis son départ du ministère de l’Économie à la suite de la dissolution législative de 2024. Dans une interview accordée à L'Usine Nouvelle, l’ancien locataire de Bercy confie avoir vécu comme un véritable échec son incapacité à assainir les comptes publics :

« Cela reste une blessure profonde pour moi. »

Avant son départ, il affirme que des mesures ambitieuses étaient sur le point d’aboutir : 30 milliards d’euros d’économies avaient été décidés en six mois, soit un effort budgétaire supérieur à celui envisagé pour tout le budget 2026.

Une critique directe de la dissolution de 2024

Selon lui, l’interruption brutale du calendrier gouvernemental a neutralisé l’ensemble des leviers budgétaires qu’il avait enclenchés. Il reproche à cette dissolution d’avoir « coupé net tous nos efforts » et d’avoir plongé la France dans une instabilité budgétaire et fiscale préoccupante.

Parmi les conséquences qu’il déplore : l’arrêt de la baisse des impôts de production, le gel de la loi de simplification administrative et la perte de confiance des investisseurs. Il parle même de « saccage ».

Répartition vs création : la ligne rouge de l’ancien ministre

Bruno Le Maire cible également la taxe Zucman, qui projette une ponction renforcée sur les très hauts revenus. Il considère que la priorité devrait rester la création de valeur et la revalorisation du salaire net des Français, plutôt que l’alourdissement fiscal :

« Un pays qui se pose les mauvaises questions aura toujours les mauvaises réponses. »

Il martèle que la France ne redeviendra pas une grande nation industrielle par la seule redistribution, et plaide pour une vision tournée vers l’investissement productif.

Une bataille fiscale mondiale encore inachevée

L’ancien ministre ne rejette pas la fiscalité juste, mais il en déplace le terrain. À ses yeux, la vraie injustice fiscale n’est pas incarnée par les Français fortunés, mais par les géants du numérique. Il cite Google, Amazon ou Facebook, qui versent selon lui des montants dérisoires dans les pays où ils engrangent pourtant des milliards de bénéfices.

Bruno Le Maire rappelle avoir introduit une taxe sur les GAFAM pendant son mandat, laquelle rapporte désormais plus d’un milliard d’euros par an. Il estime qu’une taxe européenne plus ferme aurait pu être imposée si la France avait engagé un rapport de force frontal avec les États-Unis.

Derniers combats et retrait assumé

Concernant la taxation minimale sur les sociétés, il appelle à poursuivre les négociations à l’échelle internationale afin d’enrayer l’évasion fiscale.

Enfin, interrogé sur un possible retour dans l’exécutif lui qui a longtemps collaboré avec l’actuel Premier ministre Sébastien Lecornu, Bruno Le Maire est catégorique :

« Cela est totalement exclu. »

Il affirme s’être retiré volontairement de la scène politique, considérant que les marges de manœuvre nécessaires avaient disparu après la défaite de son camp aux législatives. Une décision qu’il n’envisage pas de remettre en question.

Sources : BDOR

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