Budget 2027 : un blocage coûterait 15 milliards d’euros, avertit Maud Bregeon
Maud Bregeon alerte sur un risque financier de 15 milliards d'euros sans budget 2027, alors que la censure d'Olivier Faure plane sur le pays.
Par Victor KOSTIK
Temps de lecture : 3 minutes

En bref
Maud Bregeon juge inconcevable et irresponsable de démarrer 2027 sans budget voté par le Parlement
L'absence de loi de finances coûterait selon elle 15 milliards d'euros à la France
Le déficit public pourrait grimper jusqu'à 5,9 % du PIB en cas de blocage prolongé
Olivier Faure, patron du Parti socialiste, annonce une censure du gouvernement quasiment inévitable
Le Parlement entame les discussions budgétaires dans les prochaines semaines dans un climat tendu
Un compte à rebours budgétaire qui inquiète l'exécutif
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a haussé le ton lundi 31 août sur BFM TV. Selon elle, il serait « inconcevable et irresponsable de commencer l'année 2027 sans budget pour le pays ». Cette déclaration intervient à quelques semaines de l'ouverture des débats parlementaires sur le prochain budget 2027, dans un climat où la menace d'une censure gouvernementale plane déjà sur les discussions à venir.
Le calendrier politique s'annonce serré. Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a prévenu qu'il ne comptait faire aucune concession et que la censure de l'exécutif lui semblait quasiment jouée d'avance. Une posture qui contraste avec l'appel à la responsabilité lancé par la Ministre déléguée en charge de l'énergie, qui insiste sur la nécessité de trouver un accord avant l'échéance.
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Quinze milliards d'euros, le prix chiffré de l'inaction
Maud Bregeon a mis en avant des chiffres précis pour appuyer sa mise en garde. D'après ses propres déclarations rapportées par BFM TV le 31 août 2025, l'absence de projet de loi de finances pour 2027 coûterait 15 milliards d'euros au pays, avec un déficit public susceptible d'atteindre 5,9 % du PIB. Ces estimations, avancées par la porte-parole du gouvernement, restent des projections politiques et non des chiffres officiels validés par une institution statistique indépendante.
Le raisonnement de la Ministre déléguée repose sur un constat simple : un enlisement budgétaire prolongé, couplé à la remontée des taux d'intérêt sur les marchés internationaux, ferait peser un risque financier réel sur la trajectoire des finances publiques françaises. « Si on continue à s'enliser dans un déficit dont on n'arrive pas à sortir, au regard du contexte international et de la hausse des taux, il y a un risque financier si on ne fait rien », a-t-elle martelé, avant d'ajouter que la situation « va appeler des choix » et « de la responsabilité de la part des uns et des autres ».
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Olivier Faure ferme la porte, l'exécutif tente la main tendue
Face aux accusations de blocage, Maud Bregeon s'est montrée offensive à l'égard des socialistes. « On ne peut pas avoir des responsables politiques qui se prétendent des partis de gouvernement et en même temps avoir des censures annoncées avant même qu'on ait mis sur la table la copie budgétaire », a-t-elle lancé, reprochant implicitement à Olivier Faure de préjuger de l'issue des négociations avant même leur ouverture.
Le patron du PS, de son côté, ne cache pas son scepticisme quant à une éventuelle recherche de compromis avec Gabriel Attal ou Édouard Philippe. « Je ne vois pas comment Gabriel Attal ou Édouard Philippe se mettraient cette année à chercher le moindre compromis avec la gauche. Le suspense, il est faible, vous connaissez la fin, à la fin il y aura une censure », a-t-il déclaré devant la presse. Une phrase qui résume assez bien le climat de défiance qui entoure l'ouverture des débats parlementaires. Maud Bregeon, elle, préfère insister sur le rôle constitutionnel des élus : « la première prérogative d'un parlementaire, c'est de discuter et de voter le budget ».
Sécuriser son épargne quand la trajectoire budgétaire s'assombrit
Ce type d'incertitude politique, mêlée à des projections de déficit qui grimpent, rappelle pourquoi certains épargnants cherchent des solutions moins dépendantes du calendrier parlementaire. Les lingots d'or, les pièces d'or ou les lingots d'argent restent des supports plébiscités pour diversifier un patrimoine et amorcer une démarche de débancarisation, à l'écart des annonces budgétaires et des tensions institutionnelles qui rythment l'actualité française. Dans un contexte où le mot déficit revient presque quotidiennement dans le débat public, la logique de sécurisation d'une partie de son épargne via les métaux précieux physiques continue de séduire une frange croissante de Français soucieux de préserver leur capital sur le long terme.
Sources : BDOR - BFM TV - Assemblée nationale
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