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« C’est une situation très critique… » : faut-il craindre un effondrement du dollar ?

Le dollar recule face à l’euro en 2026. Entre politique américaine, Fed fragilisée et dette, le risque d’effondrement reste limité.

Temps de lecture : 2 minutes

« C’est une situation très critique… » : faut-il craindre un effondrement du dollar ?

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En bref

  • Le dollar s’est déprécié face à l’euro entre 2023 et mars 2026, passant de 1,10 à 1,18

  • Cette baisse reste contenue malgré un contexte politique et monétaire américain incertain

  • Un dollar faible ne stimule que marginalement les exportations américaines

  • La hausse des prix des importations constitue un effet négatif direct pour l’économie

  • Le statut du dollar comme pilier du système financier mondial limite le risque d’effondrement


Une dépréciation du dollar mesurée face à l’euro

 

Depuis début 2023, le dollar américain s’inscrit dans une trajectoire de repli face à l’euro, avec un passage de 1,10 à 1,18 dollar pour un euro à la mi-mars 2026. Cette évolution traduit un ajustement progressif plutôt qu’un décrochage brutal.

L’évolution du taux de change euro/dollar reflète plusieurs dynamiques simultanées : arbitrages monétaires, anticipation de politiques économiques et repositionnement des investisseurs internationaux. Malgré ces tensions, la variation reste contenue à l’échelle historique.

Du côté politique, Donald Trump a publiquement soutenu cette orientation, considérant qu’un billet vert plus faible favoriserait la compétitivité américaine à l’export. Une lecture qui mérite d’être nuancée.

 

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Un dollar faible aux effets économiques limités

 

L’idée selon laquelle un dollar faible soutient mécaniquement les exportations américaines ne résiste pas entièrement à l’analyse sectorielle. La structure des échanges des États-Unis repose largement sur des activités peu substituables : énergie, armement ou services numériques.

Dans ces segments, la sensibilité au prix demeure limitée. Une baisse du dollar ne modifie donc qu’à la marge les volumes exportés. À l’inverse, l’impact sur les importations apparaît immédiat : une devise plus faible renchérit les biens importés, alimentant les tensions inflationnistes.

Ce mécanisme crée un déséquilibre délicat pour l’économie américaine, en particulier dans un contexte où la stabilité des prix reste un objectif prioritaire pour la Federal Reserve.

 


Fed fragilisée et dette américaine sous surveillance

 

L’environnement monétaire américain évolue dans un climat plus incertain. Les décisions de la Federal Reserve sont scrutées, notamment à mesure que les marges de manœuvre se réduisent face à une inflation persistante et à un ralentissement économique.

Parallèlement, la question de la dette américaine occupe une place centrale. Les ventes d’obligations par certains investisseurs internationaux alimentent les interrogations sur la capacité des États-Unis à maintenir des conditions de financement favorables sur le long terme.

Ces éléments contribuent à peser sur la perception du dollar, sans pour autant déclencher de mouvement de défiance massif.

 


Le rôle central du dollar dans la finance mondiale

 

La solidité du dollar américain repose avant tout sur son statut de devise de référence internationale. Il reste dominant dans les échanges commerciaux, les réserves de change des banques centrales et les transactions financières globales.

Cette position structurelle confère au billet vert une résilience particulière. Même en période de tensions politiques ou économiques, les investisseurs continuent de l’utiliser comme actif de référence.

Une remise en cause brutale de cette domination nécessiterait une alternative crédible à grande échelle, ce qui n’apparaît pas à court terme.

 

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Effondrement du dollar : un scénario peu probable à court terme

 

Les facteurs de fragilité existent bel et bien : instabilité politique, arbitrages de la Federal Reserve, évolution de la dette. Pourtant, leur combinaison ne suffit pas à envisager un effondrement du dollar dans un horizon proche.

La trajectoire actuelle s’apparente davantage à une phase d’ajustement qu’à une rupture. Le système financier international reste fortement dépendant du billet vert, ce qui limite les scénarios extrêmes.

 

Sources :  BDOR

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