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CAC 40 : la Bourse de Paris marque une pause, les 8 200 points s'éloignent avant l'ouverture

Le CAC 40 hésite après deux séances de hausse, entre décisions de la Fed, hausse de taux de la BoJ et pétrole au-dessus de 100 dollars.

Temps de lecture : 4 minutes

CAC 40 : la Bourse de Paris marque une pause, les 8 200 points s'éloignent avant l'ouverture

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En bref

  • Le CAC 40 était annoncé en repli à l'ouverture après deux séances consécutives de hausse, +0,62% mercredi et +0,57% jeudi

  • Les 8 200 points, franchis en séance jeudi, semblaient hors de portée immédiate avant que l'indice ne progresse finalement de 0,85% à 8187 points en données temps réel

  • Le baromètre FedWatch de CME Group montre des avis partagés sur une nouvelle hausse de taux de la Fed fin octobre, 54% des investisseurs y croyant encore

  • La Banque du Japon a relevé ses taux ce matin-là, un vote acquis à sept voix contre deux dissidentes

  • Le pétrole reste au-dessus de 100 dollars le baril, alimentant les craintes d'inflation liées au conflit au Moyen-Orient

  • Wall Street a rebondi jeudi soir, porté par un Nasdaq en hausse de 1,69%

Le CAC 40 déjoue les pronostics prudents

Deux séances de hausse consécutives, +0,62% mercredi puis +0,57% jeudi, avaient nourri l'idée d'un essoufflement logique à l'ouverture parisienne. Les 8 200 points, franchis en cours de séance jeudi, paraissaient hors de portée pour une nouvelle tentative immédiate. Le scénario d'un repli semblait acté par la plupart des salles de marché, lassées d'un rythme haussier jugé fragile face aux incertitudes monétaires mondiales.

L'indice parisien a finalement démenti cette prudence collective. Le CAC 40 évolue à 8187 points, en progression de 0,85% sur 24 heures selon des données de marché en temps réel, tout près du seuil symbolique évoqué la veille. Ce sursaut intervient dans un climat macroéconomique contrasté: la croissance du PIB français s'est établie à 0,5% sur un an au deuxième trimestre 2026, un rythme modeste, tandis que le taux de chômage atteint 8,3% de la population active en juillet 2026. Ces chiffres, plutôt moroses, n'empêchent pas les actions françaises de conserver leur cap, davantage guidées par les arbitrages monétaires internationaux que par les fondamentaux domestiques immédiats.

A lire aussi : L'or bat des records pendant que les banques centrales multiplient les décisions surprises sur les taux

La Fed et la Banque du Japon dictent le tempo

Le marché parisien a démontré jeudi qu'il avait déjà digéré la hausse du taux directeur de la Réserve fédérale américaine, sans pour autant écarter de nouveaux tours de vis d'ici la fin de l'année. Le baromètre FedWatch de CME Group affiche des positions relativement partagées concernant la réunion de fin octobre: 54% des investisseurs misent sur un relèvement supplémentaire d'un quart de point. Pour la dernière réunion de l'année, début décembre, la dispersion s'accentue encore, 40% des opérateurs anticipant une nouvelle hausse, 48% un statu quo après un geste en octobre, et 12% une baisse ramenant les taux à leur niveau actuel.

La Banque du Japon a de son côté relevé ses taux d'intérêt ce matin-là, comme largement anticipé par les marchés, à l'issue d'un vote acquis à sept voix contre deux dissidentes. Cette divergence assumée entre grandes banques centrales alimente la nervosité sur les changes: la parité euro/dollar, qui évoluait à 1,1482 dollar ce jour-là, s'établit désormais à 1,1493 dollar, en légère hausse de 0,03% sur 24 heures selon des données en temps réel. Sur le marché obligataire français, le rendement de l'OAT à 10 ans se maintient autour de 4% en données directes, un niveau qui traduit la prudence persistante des investisseurs face à ce ballet de resserrements monétaires asynchrones.

Selon notre expert : Le pétrole grimpe au-dessus de 100 dollars et menace de réveiller l'inflation mondiale

Le pétrole flambe, Wall Street rebondit et les valeurs françaises s'agitent

Le conflit au Moyen-Orient ne montre guère de signes d'apaisement, maintenant les cours pétroliers au-dessus de 100 dollars le baril, le Brent se négociant autour de 103,55 dollars en séance, un niveau qui attise les craintes d'inflation à travers le monde. Cette pression énergétique a occupé une place centrale dans les arbitrages de la semaine, aux côtés des annonces de la Fed et de la Banque du Japon. À Wall Street, le Nasdaq s'est offert un rebond de 1,69% à 26418 points, contre un gain de 1,14% à 7637 points sur le S&P 500 et une progression de 0,61% sur le Dow Jones à 51778 points, un mouvement qui a rassuré une partie des opérateurs européens à l'ouverture.

Côté valeurs françaises, Virbac a dégagé un résultat opérationnel courant en hausse à 144,2 millions d'euros au premier semestre 2026, porté par un mix produit favorable. Vallourec a enchaîné les contrats, en Grèce puis au Brésil, tandis que Vinci publiait un trafic autoroutier en recul de 5,6% en août, pénalisé par la hausse des prix des carburants et un effet calendaire défavorable. Solutions30, en pleine restructuration, affiche encore une perte nette de 22,6 millions d'euros, quand Robertet voit ses marges reculer face à un environnement de marché plus modéré. Un panorama contrasté, à l'image d'un indice qui avance sans réelle conviction unanime.

Sécuriser son épargne face aux soubresauts monétaires

Cette valse des taux directeurs, entre resserrement américain hésitant et durcissement japonais assumé, illustre la difficulté à lire clairement la trajectoire des grandes économies. Face à cette instabilité, une partie des épargnants se tourne vers des actifs tangibles, hors du système bancaire classique. Les lingots d'or, les pièces d'or et l'argent physique conservent, dans cette logique de débancarisation, un rôle de valeur refuge que ni les banques centrales ni les marchés actions ne peuvent totalement remplacer. Diversifier une partie de son patrimoine vers ces supports reste une démarche de bon sens, pensée sur le temps long plutôt que sur les soubresauts quotidiens des indices.

Sources : BDOR - CME Group - Banque du Japon - Vinci

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