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CAC 40 : la Bourse de Paris s'approche des 8.500 points, portée par l'espoir d'une Fed accommodante

Le CAC 40 vise les 8.500 points après un bond de 1,65%, porté par le recul des anticipations de hausse des taux de la Fed.

Temps de lecture : 4 minutes

CAC 40 : la Bourse de Paris s'approche des 8.500 points, portée par l'espoir d'une Fed accommodante

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En bref

  • Le CAC 40 se dirige vers une ouverture en hausse, porté par la séance d'hier (+1,65%)

  • Les probabilités d'une hausse des taux de la Fed reculent nettement pour juillet et septembre

  • Wall Street reste fermée aujourd'hui pour l'Independence Day

  • L'euro se traite à 1,1450 dollar, le Brent à 72,39 dollars et l'once d'or à 4.171 dollars

  • Plusieurs sociétés du CAC 40 et de la cote parisienne publient des annonces stratégiques : Elis, Nexity, Engie, Pluxee

Un cap symbolique se rapproche pour l'indice parisien

La séance d'hier restera dans les mémoires des traders parisiens. Une hausse de 1,65% en une journée, ce n'est pas rien. Le CAC 40 flirte désormais avec les 8.500 points, un seuil qui n'a rien d'anodin pour qui suit l'indice depuis des mois. Les contrats à terme laissent présager une ouverture dans le vert ce matin, à condition que la dynamique tienne jusqu'à 9 heures. Rien n'est jamais acquis en Bourse, mais l'orientation semble claire.

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La Fed moins pressée, les marchés respirent

Le vrai moteur de cette euphorie boursière ne se trouve pas à Paris, mais outre-Atlantique. Les investisseurs revoient à la baisse leurs anticipations d'un resserrement monétaire imminent. La probabilité d'une hausse des taux en septembre est tombée à environ 53%, contre des niveaux nettement supérieurs il y a encore quelques jours. Pour juillet, elle plafonne désormais à 17%. Un ralentissement du marché de l'emploi américain, révélé par le rapport mensuel publié hier, a clairement pesé dans la balance. Difficile de ne pas y voir un signal favorable pour les valeurs cycliques et pour les actions en général.

Kevin Warsh met en garde contre l'excès d'optimisme

Tout n'est pas si simple pourtant. Mercredi, à Sintra, Kevin Warsh a douché les espoirs les plus enthousiastes. La banque centrale américaine, selon lui, cherchera davantage à s'appuyer sur les données économiques d'ici un an. Il a également prévenu qu'il décevrait ceux qui imaginent une tolérance à une inflation dépassant durablement les 2%. Une phrase qui sonne comme un rappel à l'ordre, au moment même où les marchés semblent parier sur une politique plus accommodante.

Wall Street absente, mais son ombre plane

Impossible de faire l'impasse sur la place américaine, même fermée aujourd'hui pour l'Independence Day. Vendredi, le Dow Jones a bondi de près de 600 points, s'approchant de son record à 52.900 points (+1,14%), signant une quatrième semaine consécutive de hausse. Une série inédite depuis octobre 2024, selon Reuters. Le S&P 500 est resté quasi stable à 7.483 points, tandis que le Nasdaq a reculé de 0,80% à 25.832 points. Les valeurs technologiques semblent marquer une pause, sans que cela remette en cause la tendance générale.

Devises, pétrole et or : le tableau du jour

Côté marchés des changes, la parité euro-dollar évolue autour de 1,1450 dollar ce matin. Le baril de Brent se négocie à 72,39 dollars, un niveau relativement stable. L'once d'or, elle, se traite à 4.171 dollars, une valorisation qui continue d'attirer les regards des investisseurs cherchant des valeurs refuges dans une conjoncture encore incertaine. Sur le plan macroéconomique, la journée sera rythmée par la production industrielle française de mai, l'indice PMI final des services en France, ainsi qu'une série d'indicateurs équivalents en Espagne, en Italie, en Allemagne et au Royaume-Uni.

Les valeurs qui animent la cote parisienne

Plusieurs annonces méritent attention. Elis met la main sur ServBrazil, spécialiste brésilien de la location de linge plat pour le secteur de la santé. Genfit obtient une couverture Medicare aux États-Unis pour son test diagnostique NASHnext, une avancée commerciale non négligeable. Nexity et BPCE entrent en négociations exclusives pour restructurer leurs activités de distribution immobilière, dans le cadre du projet stratégique Vision 2030 de la banque. Engie décroche quatre projets de transport d'électricité au Pérou sur une concession de trente ans. Median Technologies obtient de son côté le marquage CE pour son logiciel de dépistage du cancer du poumon, ouvrant la voie à une commercialisation élargie en Europe.

Les recommandations d'analystes du jour

Du côté des bureaux d'analyse, les ajustements se multiplient. HSBC dégrade Stellantis à « réduire ». Jefferies abaisse sa cible sur Arkema à 50 euros. La Deutsche Bank relève Danone à 63 euros tout en maintenant un avis « vendre », ce qui illustre bien la nuance de ces révisions. BNP Paribas relève Euronext à 128 euros, quand UBS abaisse sa cible sur TotalEnergies à 83 euros malgré un avis « achat » maintenu. Ces mouvements contradictoires rappellent que la prudence reste de mise, même dans un marché haussier.

Protéger son épargne face aux incertitudes monétaires

Face à ces oscillations permanentes entre optimisme boursier et prudence des banques centrales, nombre d'épargnants cherchent des solutions moins dépendantes du système bancaire traditionnel. Les métaux précieux, sous forme de lingots d'or, de lingots d'argent ou de pièces d'or, restent une option concrète pour qui souhaite diversifier son patrimoine et limiter son exposition aux aléas des marchés financiers. Cette logique de débancarisation partielle séduit un public de plus en plus large, désireux de sécuriser une partie de son épargne en dehors des circuits classiques, notamment dans une période où les décisions des banques centrales continuent de peser sur les taux et sur la valeur des monnaies.

Sources : BDOR

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