Cours de l’or et de l’argent, prix de pièces d’or, lingots d’or & bijoux en or - Gold & Silver - Agence BDOR : achat, vente & rachat d’or

Ligne directe : 03 88 234 234

Christine Lagarde enterre la désinflation et veut faire de l’euro une arme monétaire mondiale

Christine Lagarde clôt l’ère de la désinflation et relance le débat sur l’euro comme devise pivot du commerce mondial.

Temps de lecture : 2 minutes

Christine Lagarde enterre la désinflation et veut faire de l’euro une arme monétaire mondiale

Abonnez vous à nos actualités - Google News & Google Discover

En bref

  • Inflation maîtrisée, proche des 2 %

  • Croissance modérée mais stabilisée

  • Marché de l’emploi jugé robuste

  • L’euro fort freine les exportations

  • La BCE reste dépendante des données économiques

  • L’avenir du dollar fragilisé par l’instabilité politique américaine

  • Appel à des réformes structurelles pour faire de l’euro une devise d’ancrage mondiale

Un tournant stratégique pour la BCE

Auditionnée par la commission des Affaires économiques du Parlement européen, Christine Lagarde a affirmé que la phase de désinflation en zone euro était désormais révolue. Une déclaration lourde de conséquences, dans un contexte où l’inflation reste proche de l’objectif de 2 % de la Banque centrale européenne, et où la trajectoire des taux dépend plus que jamais des données macroéconomiques à venir.

A lire aussi : La désinflation est morte, l’euro s’affirme… et si c’était le signal que l’or attendait pour redémarrer son ascension ?

La présidente de la BCE a également profité de cette prise de parole pour évoquer un rééquilibrage possible du leadership monétaire mondial. Selon elle, l’euro pourrait s’imposer à nouveau comme une devise de référence, alors que la crise politique américaine fragilise la crédibilité du dollar sur les marchés internationaux.

Une dynamique monétaire stabilisée

Le constat de Christine Lagarde repose sur plusieurs signaux positifs. L’inflation sous-jacente est désormais alignée avec les objectifs de moyen terme fixés par la BCE. La croissance des salaires, bien qu’encore soutenue, devrait continuer à ralentir dans les mois à venir. Quant au marché de l’emploi, il demeure un pilier de résilience, même dans un contexte de ralentissement généralisé.

La zone euro affiche ainsi une certaine robustesse face aux chocs extérieurs, avec un équilibre des risques désormais plus resserré, tant pour la croissance que pour les prix. Toutefois, le ralentissement des exportations combiné à un euro particulièrement fort constitue un frein à court terme pour la croissance. La BCE anticipe néanmoins un affaiblissement progressif de ces vents contraires dès 2026.

L’euro face à un dollar fragilisé

Dans une déclaration aux accents géopolitiques, Lagarde a souligné qu’aucune devise n’a de position acquise à l’échelle internationale. L’émergence de tensions autour du dollar américain, alimentées par les dérives institutionnelles de l’administration Trump, ouvre selon elle une fenêtre stratégique pour renforcer la stature de l’euro dans le commerce mondial.

Elle appelle ainsi à des réformes audacieuses au sein de l’Union européenne pour faire de l’euro un instrument de confiance globale. Un positionnement qui ne remet pas en cause l’approche de la BCE sur le taux de change celle-ci ne vise pas de niveau de change cible, mais Lagarde admet suivre de près les effets de l’euro fort sur les prix à la consommation.

Perspectives économiques et cadre monétaire

La Banque centrale européenne reste guidée par les données ("data-dependent"), sans donner de signal précis sur une inflexion imminente des taux. Pour l’heure, la croissance prévue pour le deuxième semestre 2025 reste positive, bien que plus modérée qu’au premier semestre.

Enfin, Christine Lagarde a rappelé que toute décision future de l’UE concernant les avoirs russes immobilisés devra s’inscrire strictement dans le cadre du droit international, fermant la porte à toute initiative unilatérale hors de ce cadre.

Sources : BDOR

Prenez en main votre patrimoine : que faire maintenant ?

Partager l'article :

Découvrir aussi

La Russie vend 6 tonnes d'or : les sanctions poussent Moscou à liquider
23 octobre 2026
L'argent tombe à 47,89 euros l'once, au plus bas depuis novembre 2025, en deux semaines de chute
23 octobre 2026
L'or recule de 4,1 % en une semaine, la Fed et le pétrole pèsent sur les cours
23 octobre 2026