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Le cours du pétrole WTI : chute sous les 99 dollars malgré les tensions entre Iran et Etats-Unis

Le cours du pétrole WTI recule sous 99 dollars après un bond de plus de 10% en une semaine, entre prises de bénéfices et tensions Iran-Etats-Unis.

Temps de lecture : 4 minutes

Le cours du pétrole WTI : chute sous les 99 dollars malgré les tensions entre Iran et Etats-Unis

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En bref

  • Le WTI recule autour de 98,50 dollars le baril après un bond hebdomadaire de plus de 10%

  • Les stocks américains de brut reculent de 391 000 barils, un repli inférieur aux attentes du marché

  • Donald Trump écarte tout accord avec l’Iran et anticipe des prix élevés jusqu’après les élections de mi-mandat

  • Les Gardiens de la révolution iraniens revendiquent une frappe sur un drone naval américain dans le détroit d’Ormuz

  • Les rebelles houthis s’emparent de la ville stratégique de Moka, renforçant leur emprise sur le détroit de Bab al-Mandeb

  • Les indicateurs techniques signalent des conditions de surachat, laissant présager une consolidation à court terme

Un repli technique après une flambée spectaculaire

Le baril de WTI évoluait vendredi matin autour de 98,50 dollars pendant les premières heures de la séance européenne, marquant un net recul par rapport aux sommets atteints plus tôt dans la semaine. Ce repli survient après une progression hebdomadaire de plus de 10,25%, la plus forte enregistrée depuis le mois de mai. Les traders ont multiplié les prises de bénéfices, un mouvement classique après une telle accélération, d’autant que les indicateurs techniques signalaient des conditions de surachat propices à une pause.

Les stocks américains de brut ont également pesé sur la dynamique. Selon l’Energy Information Administration (EIA), les réserves de pétrole brut aux Etats-Unis ont reculé de 391 000 barils lors de la semaine s’achevant le 5 septembre, un repli bien plus modeste que celui de 4,45 millions de barils observé la semaine précédente. Le consensus des analystes tablait sur une baisse de 1,6 million de barils. Cet écart a douché l’enthousiasme des acheteurs et confirmé que la demande américaine ne s’emballe pas autant que redouté.

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Washington-Téhéran, l’escalade qui soutient les prix

Le président américain Donald Trump a déclaré jeudi qu’il ne recherchait aucun accord avec l’Iran. Il a ajouté ne pas s’attendre à une baisse des prix du pétrole avant, selon ses propres termes, « juste après » les élections de mi-mandat de novembre, alors qu’il avait pourtant promis pendant des mois une résolution rapide du conflit. Cette sortie tranche avec ses précédentes déclarations et alimente les doutes sur une désescalade rapide.

Les tensions se sont matérialisées sur le terrain. Reuters a rapporté que les Gardiens de la révolution islamique iraniens (IRGC) affirment avoir frappé un drone naval américain de type Saildrone dans le détroit d’Ormuz, présenté comme un moyen de « contrecarrer sa mission agressive ». Parallèlement, les rebelles houthis du Yémen se sont emparés de la ville stratégique de Moka, sur la mer Rouge, renforçant leur contrôle sur le détroit de Bab al-Mandeb, l’un des couloirs commerciaux les plus fréquentés au monde.

Les stratèges matières premières de TD Securities estiment que le brut continue de s’apprécier dans un climat de tensions géopolitiques persistantes, sans que le conflit ne montre de signe de résolution. Selon eux, la préférence apparente pour des frappes limitées et l’asphyxie économique plutôt que pour une véritable négociation maintient le marché de l’énergie sur une trajectoire de resserrement continu, un constat qui illustre combien la géopolitique reste le principal moteur du baril, bien avant les fondamentaux purement pétroliers.

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Lecture technique, une tendance haussière mise à l’épreuve

Sur le graphique journalier, le WTI conserve un biais haussier affirmé, évoluant nettement au-dessus de sa moyenne mobile simple à 100 jours et de la ligne médiane des bandes de Bollinger à 20 jours, deux éléments qui confirment une tendance solidement installée. Le cours teste actuellement la borne supérieure des bandes de Bollinger, tandis que l’indice de force relative (RSI) à 14 jours affiche 70,53, un niveau qui trahit un essoufflement possible de la dynamique acheteuse.

Supports et résistances à surveiller

La résistance immédiate se situe autour de 98,30 dollars, borne supérieure des bandes de Bollinger ; une clôture journalière durable au-dessus de ce seuil ouvrirait la voie à de nouveaux gains. À la baisse, le premier support apparaît près de 87,80 dollars, sur la ligne médiane des bandes de Bollinger, avant la moyenne mobile à 100 jours à 85,35 dollars. La borne inférieure des bandes de Bollinger, vers 77,30 dollars, agirait comme un filet de sécurité en cas de correction plus marquée.

Face à l’incertitude, l’attrait des valeurs refuges

Pendant que le baril de WTI navigue au gré des tensions au Moyen-Orient, d’autres actifs conservent leur rôle protecteur. L’once d’or s’échangeait récemment autour de 3752,4 euros, en repli de 0,49% sur 24 heures, tandis que l’once d’argent évoluait près de 55,26 euros, en baisse de 2,10%, selon les cotations de marché du jour. Ces variations, bien plus modérées que celles du pétrole, rappellent pourquoi les investisseurs prudents continuent de diversifier leur épargne au-delà des seuls marchés énergétiques.

Une inflation en zone euro mesurée à 0,7% sur un an en décembre 2025 selon Eurostat, associée à une dette publique française atteignant 118,5% du PIB, nourrit l’idée de sécuriser une partie de son patrimoine hors du système bancaire traditionnel chez un nombre croissant d’épargnants. L’achat de lingots d’or, de pièces d’or ou de lingots d’argent physiques permet de constituer une réserve de valeur tangible, indépendante des variations boursières et des décisions des banques centrales, dans une logique de débancarisation assumée.

Sources : BDOR - Energy Information Administration (EIA) - Reuters - TD Securities

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