Cours de l’or et de l’argent, prix de pièces d’or, lingots d’or & bijoux en or - Gold & Silver - Agence BDOR : achat, vente & rachat d’or

Ligne directe : 03 88 234 234

Cet appareil que nous jetons tous cache de l’or 22 carats : jusqu’à 450 mg à l’intérieur

Une technique suisse extrait 450 mg d’or 22 carats de cartes mères grâce au lactosérum, sans pollution ni produits toxiques.

Temps de lecture : 3 minutes

Cet appareil que nous jetons tous cache de l’or 22 carats : jusqu’à 450 mg à l’intérieur

Abonnez vous à nos actualités - Newsletter BDOR Kessel

En bref

  • Les déchets électroniques concentrent parfois jusqu’à 400 grammes d’or par tonne, un niveau largement supérieur aux gisements miniers classiques

  • Une équipe de l’ETH Zurich utilise des protéines de lactosérum pour extraire l’or sans produits toxiques

  • Le procédé a permis de récupérer 450 milligrammes d’or 22 carats à partir de 20 cartes mères

  • Cette méthode ouvre la voie à une filière circulaire moins polluante que les techniques minières traditionnelles

  • L’or physique reste une valeur recherchée par les épargnants souhaitant diversifier leur patrimoine hors du système bancaire

Une concentration d’or insoupçonnée dans les poubelles électroniques

Chaque année, la planète produit près de 50 millions de tonnes de déchets électroniques, selon le rapport Global E-waste Monitor publié par les Nations unies en 2024. Cette masse colossale d’appareils jetés, souvent sans traitement adapté, dissimule une richesse minérale que peu soupçonnent. Certains composants concentrent jusqu’à 400 grammes d’or par tonne, un taux qui dépasse largement celui des gisements miniers exploités à l’échelle industrielle, où l’extraction plafonne entre 1 et 5 grammes par tonne selon l’US Geological Survey (données USGS, 2023). Les cartes mères, les connecteurs et les circuits imprimés abritent une part notable de cet or 22 carats, apprécié pour sa conductivité électrique et sa résistance à la corrosion.

Une large part de ces appareils échappe encore aux filières industrielles spécialisées. Le traitement informel, pratiqué dans certaines régions du globe, repose sur des procédés chimiques dangereux, cyanure ou mercure en tête, aux conséquences sanitaires et environnementales lourdes pour les populations qui manipulent ces matériaux sans protection. La question posée par les chercheurs suisses tient en une phrase : comment récupérer cet or sans reproduire les dégâts des méthodes existantes.

A lire aussi : L’or franchit des sommets historiques alors que les investisseurs fuient en masse les marchés traditionnels

Le lactosérum, arme inattendue contre le gaspillage aurifère

Une équipe de l’ETH Zurich a mis au point une technique fondée sur des protéines issues du lactosérum, ce sous-produit habituellement délaissé de la fabrication fromagère, comme le détaille une étude publiée dans Nature Sustainability. Transformées en structures microscopiques appelées fibrilles, ces protéines agissent comme des filtres capables de capter sélectivement les ions métalliques présents dans une solution acide. Le principe surprend par sa simplicité : une matière première agricole, disponible en abondance et sans valeur marchande, devient l’outil d’une extraction propre.

Le procédé démarre par la dissolution chimique des composants électroniques démontés. Les fibrilles isolent ensuite les particules d’or dissoutes, avant qu’une phase de chauffage ne transforme cette matière captée en pépites solides d’une pureté remarquable. Sur 20 cartes mères traitées lors des essais, les chercheurs ont récupéré 450 milligrammes d’or 22 carats, un résultat qui confirme la viabilité économique de la méthode à petite échelle.

Un rendement qui rivalise avec les standards miniers

L’extraction minière classique affiche un rendement faible pour un coût d’exploitation élevé, entre creusement, transport et raffinage. Le traitement chimique conventionnel des déchets électroniques obtient de meilleurs résultats, mais génère une pollution difficile à contenir sur le long terme. La méthode protéique développée en Suisse se distingue par un impact écologique restreint et des coûts maîtrisés, puisqu’elle s’appuie sur une matière première déjà disponible en quantité, sans extraction supplémentaire.

Selon notre expert : Les banques centrales achètent de l’or à un rythme historique alors que la dette mondiale explose partout sur la planète

Une filière circulaire redessine l’approvisionnement en métaux

Le traitement des composants s’organise désormais selon une chaîne précise : collecte des appareils usagés, démontage des pièces stratégiques, traitement biologique sélectif, purification, puis transformation en pépites ou en lingots. Au-delà de l’or, l’argent, le cuivre, le palladium et le nickel peuvent être valorisés par des procédés similaires, ouvrant la voie à une exploitation multi-métaux des rebuts technologiques.

Cette organisation modifie progressivement les équilibres d’approvisionnement traditionnels. Les déchets électroniques deviennent un gisement à part entière, susceptible de réduire la dépendance envers les exploitations minières classiques, dont les réserves accessibles se raréfient au fil des décennies. Reste à savoir si cette filière atteindra une échelle industrielle suffisante pour peser réellement sur les volumes mondiaux ; l’ETH Zurich parle pour l’instant d’une preuve de concept, pas encore d’une production de masse.

L’or physique conserve sa place dans les stratégies patrimoniales

La transformation de simples rebuts en or tangible rappelle une réalité que les épargnants avisés connaissent bien : cette matière conserve une valeur reconnue, indépendante des soubresauts des systèmes financiers, comme le rappellent régulièrement les analyses de marché de BDOR. Les lingots d’or, les pièces d’or et plus largement les métaux précieux constituent une réponse recherchée par les épargnants qui souhaitent sécuriser une partie de leur patrimoine hors du circuit bancaire traditionnel. Leur détention directe offre une autonomie réelle et limite l’exposition aux risques propres au système bancaire.

Cette logique de diversification prend un relief particulier à mesure que des innovations comme celle de l’ETH Zurich rappellent la rareté relative de l’or et son rôle historique de préservation du pouvoir d’achat. L’argent physique complète utilement cette stratégie pour les épargnants qui cherchent une exposition tangible et diversifiée face aux incertitudes monétaires actuelles.

Sources : BDOR - ETH Zurich - United Nations - US Geological Survey (USGS) - Nature Sustainability journal

Prenez en main votre patrimoine : que faire maintenant ?

Partager l'article :

Découvrir aussi

Retraite : voici la pension qu’il faut toucher pour appartenir réellement à la classe moyenne
7 septembre 2026
« Taxe attentat » : elle passerait de 6,50 € à 8,50 € en 2027 et toucherait des millions de contrats
7 septembre 2026
Le cours du pétrole WTI : les frappes en mer d'Ormuz propulsent le brut vers 90,50 dollars
7 septembre 2026