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Le cours du pétrole WTI : les frappes en mer d'Ormuz propulsent le brut vers 90,50 dollars

Le WTI grimpe près de ses sommets de juillet après des frappes américaines et iraniennes dans le détroit d'Ormuz. Analyse technique et enjeux.

Temps de lecture : 4 minutes

Le cours du pétrole WTI : les frappes en mer d'Ormuz propulsent le brut vers 90,50 dollars

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En bref

  • Le WTI repasse au-dessus de 90,50 dollars, proche de son plus haut niveau depuis le 24 juillet

  • Les forces américaines ont frappé trois pétroliers iraniens samedi, l'Iran a riposté en visant six navires

  • Le détroit d'Ormuz concentre une part majeure du transit pétrolier mondial selon l'EIA

  • Le RSI évolue près de 64 et le MACD reste positif, les acheteurs gardent l'avantage technique

  • Résistances identifiées à 91,73, 98,48 et 107,07 dollars, support principal à 86,99 dollars

  • Les épargnants se tournent vers les métaux précieux physiques face à l'instabilité géopolitique

Le baril de WTI proche de ses sommets de juillet malgré les tensions Iran-USA

Le pétrole WTI (West Texas Intermediate) entame la semaine sur une note résolument haussière, porté par l'escalade des tensions entre les États-Unis et l'Iran dans le détroit d'Ormuz. Le baril américain repasse au-dessus de 90,50 dollars durant la session asiatique, se rapprochant de son plus haut niveau depuis le 24 juillet, atteint jeudi dernier selon les données de marché habituellement rapportées par les plateformes de cotation. Cette dynamique traduit une nervosité croissante face aux risques pesant sur l'approvisionnement mondial en brut.

Les forces américaines ont frappé samedi trois pétroliers iraniens, une opération immédiatement suivie de représailles. Le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien a affirmé avoir visé six navires en réponse à cette attaque. Cet échange de frappes intervient dans une zone parmi les plus stratégiques du commerce maritime mondial, justifiant à lui seul la prime de risque qui s'accumule sur les prix du brut depuis plusieurs séances.

A lire aussi : L'or plonge sous les 4400 dollars en pleine tension géopolitique, une chute qui surprend tous les analystes

L'escalade militaire attise les craintes sur l'approvisionnement mondial

Le détroit d'Ormuz concentre une part considérable des flux pétroliers mondiaux, une réalité régulièrement rappelée par l'Energy Information Administration (EIA) dans ses rapports sur les routes maritimes stratégiques. Cette configuration géographique fait de ce corridor un point de vulnérabilité majeur pour l'ensemble du marché énergétique, où le moindre incident militaire peut déclencher des mouvements de prix disproportionnés par rapport à l'impact réel sur les volumes physiques échangés.

Les traders intègrent désormais un scénario où la sécurité du transit maritime ne serait plus garantie à moyen terme. Le marché semble anticiper que ce conflit larvé pourrait s'installer dans la durée, plutôt que de se résorber rapidement comme cela avait pu être observé lors de précédents épisodes tendus dans la région. Cette lecture justifie, pour l'instant, le maintien d'une prime géopolitique sur les cours du brut.

Selon notre expert : Alors que le pétrole s'envole au Moyen-Orient, l'or recule brutalement et sème le doute chez les investisseurs

Analyse technique, les acheteurs gardent l'avantage

Sur le plan graphique, le WTI conserve un biais haussier tant qu'il évolue au-dessus de la moyenne mobile simple à 100 jours, positionnée aux alentours de 85,21 dollars, et du niveau de retracement de Fibonacci à 50% du repli observé entre avril et juillet. L'indice de force relative (RSI) à 14 périodes évolue près de 64, tandis que l'histogramme du MACD continue de s'étendre en territoire positif, signe que les acheteurs conservent l'initiative à court terme.

À la hausse, la première résistance se situe au niveau de retracement à 61,8% de Fibonacci, autour de 91,73 dollars, avant d'atteindre la zone des 98,48 dollars puis le récent sommet proche de 107,07 dollars. À la baisse, un premier support se dessine à 86,99 dollars, renforcé par la moyenne mobile à 100 jours, avant un plancher plus profond près de 82,26 dollars. Tant que ce socle tient, les replis devraient rester interprétés comme de simples corrections au sein d'une tendance haussière encore dominante.

Diversifier son épargne face à l'instabilité géopolitique

Face à ces soubresauts géopolitiques et à la volatilité qui touche autant le pétrole que les devises, un nombre croissant d'épargnants se tournent vers des actifs tangibles pour protéger leur capital. Les métaux précieux, à l'image des lingots d'or, des lingots d'argent ou encore des pièces d'or, constituent une réponse concrète à la recherche de sécurité financière, en dehors des circuits bancaires traditionnels.

Les tensions actuelles autour du détroit d'Ormuz illustrent la vulnérabilité structurelle des marchés face aux chocs géopolitiques imprévisibles. Un baril qui bondit de plusieurs dollars en quelques heures, une devise qui perd sa valeur du jour au lendemain, ces scénarios relèvent désormais d'une réalité tangible que les épargnants intègrent progressivement dans leurs stratégies patrimoniales. La détention physique de métaux précieux, contrairement aux produits financiers dématérialisés, offre une protection directe contre ces secousses, dans une logique de débancarisation qui séduit un public de plus en plus large.

Sources : BDOR - Energy Information Administration (EIA) - American Petroleum Institute (API)

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