Le blocage du détroit d'Ormuz depuis février 2026 perturbe 20 % du pétrole mondial. Pourquoi l'or redevient une protection incontournable pour les investisseurs.
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Sommaire
En bref
Le détroit d'Ormuz concentre environ 20 % de la consommation mondiale de pétrole liquide et un cinquième du commerce mondial de GNL.
Depuis le 28 février 2026, le trafic maritime est tombé de 125-140 passages quotidiens à une dizaine de navires par jour.
Sultan Al Jaber, patron d'ADNOC, estime que les flux pétroliers normaux ne reprendront pas avant le premier ou deuxième trimestre 2027.
L'AIE enregistre la plus grande perturbation pétrolière de l'histoire, avec une chute de l'offre mondiale de 10,1 millions de barils par jour en mars 2026.
L'or recule ponctuellement à 4 519,72 dollars l'once sous pression du dollar, mais reste une protection reconnue contre l'inflation énergétique.
Le World Gold Council anticipe un soutien durable de la demande d'or en 2026, porté par le risque géopolitique et l'inflation persistante.
Le détroit d'Ormuz n'est pas un corridor maritime comme les autres. Selon l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), environ 20 millions de barils par jour y ont transité en 2024, soit 20 % de la consommation mondiale de pétrole liquide, plus d'un quart du commerce maritime mondial de pétrole et près d'un cinquième du commerce mondial de GNL. Une perturbation durable ne touche pas seulement les prix à la pompe : elle remonte toute la chaîne industrielle, des engrais aux billets d'avion, jusqu'aux marges des entreprises et aux anticipations d'inflation.
Depuis le début du conflit le 28 février 2026, le trafic via Ormuz est tombé à environ dix navires par jour, contre 125 à 140 passages quotidiens auparavant, selon Reuters. Des milliers de marins restent bloqués dans le Golfe. Les négociations entre Washington et Téhéran achoppent sur la question des ports iraniens et du contrôle du détroit.
Sultan Al Jaber, directeur général d'ADNOC, a estimé que les flux pétroliers complets via Ormuz ne reprendraient pas avant le premier ou le deuxième trimestre 2027, même en cas de cessez-le-feu immédiat. Reuters précise que le blocage iranien a perturbé environ un cinquième des flux pétroliers mondiaux. Ce calendrier change les données du problème : les marchés absorbent relativement bien une flambée courte, ils résistent beaucoup moins à une désorganisation qui s'étale sur des trimestres entiers.
L'EIA estime que 84 % du brut et condensat passant par Ormuz en 2024 allaient vers l'Asie. La Chine, l'Inde, le Japon et la Corée du Sud représentaient à eux seuls 69 % de ces flux. La présence de navires chinois parmi les rares bâtiments à franchir le détroit illustre cette dépendance structurelle.
Si les flux restent contraints, l'Asie industrielle subit le premier choc. L'Europe et les États-Unis paient ensuite par les prix : énergie, transport, biens importés, alimentation. La crise d'Ormuz n'est donc pas un conflit régional isolé, c'est une crise des chaînes d'approvisionnement mondiales.
Le scénario le plus difficile à gérer reste celui d'une inflation portée par l'énergie. Baisser les taux pour soutenir l'économie risque de nourrir l'inflation. Maintenir les taux pèse sur la croissance, l'immobilier et le crédit.
L'Agence internationale de l'énergie a fortement révisé son diagnostic dans son rapport d'avril 2026 : l'offre mondiale de pétrole a chuté de 10,1 millions de barils par jour en mars, en raison des attaques sur les infrastructures au Moyen-Orient et des restrictions de navigation via Ormuz. L'AIE qualifie cet épisode de la plus grande perturbation pétrolière de l'histoire. Les stocks baissent, les alternatives sont insuffisantes, et la destruction de demande commence déjà dans certaines régions.
L'or entre correction ponctuelle et rôle structurel
Le 22 mai 2026, Reuters signalait que l'or reculait à 4 519,72 dollars l'once, pénalisé par un dollar plus fort et des anticipations de taux élevés de la Réserve fédérale. Reuters soulignait aussi le paradoxe : les prix élevés du pétrole alimentent les risques d'inflation, et l'or reste traditionnellement une protection contre cette inflation.
Une correction ponctuelle ne détruit pas ce rôle. Elle peut même renforcer l'intérêt d'un positionnement progressif lorsque les tensions s'installent dans la durée. Le World Gold Council anticipe un soutien de la demande d'investissement et des achats des banques centrales tout au long de 2026, porté par le risque géopolitique, l'inflation élevée et des prix de l'or durablement hauts.
La tension entre l'Iran, les États-Unis, Israël et la Chine expose une fragilité structurelle : l'économie mondiale repose encore sur quelques corridors maritimes très vulnérables. Ormuz en est l'exemple le plus visible. Quand un seul détroit menace le pétrole, le gaz, le fret et les anticipations de taux, les investisseurs ne cherchent plus seulement un rendement, ils cherchent une protection.
L'or d'investissement ne promet pas une hausse en ligne droite et ne remplace pas une stratégie patrimoniale équilibrée. Il offre une assurance contre ce que les marchés redoutent aujourd'hui : un choc énergétique prolongé, une inflation qui repart, des taux qui restent hauts et une confiance monétaire qui s'érode. Les investisseurs prudents n'attendent généralement pas que la crise soit pleinement installée pour agir.
Face aux tensions qui fragilisent les chaînes d'approvisionnement mondiales et compliquent les décisions des banques centrales, les lingots d'or, les lingots d'argent et les pièces d'or d'investissement représentent une alternative concrète à la dépendance bancaire. Détenir de l'or ou de l'argent physique, c'est sortir une partie de son épargne du circuit financier traditionnel pour la placer dans un actif tangible, non dilutable et reconnu à travers les siècles. Lorsque les taux restent élevés, que l'inflation énergétique perturbe les modèles économiques et que les tensions géopolitiques s'inscrivent dans la durée, la débancarisation partielle via les actifs physiques constitue une réponse patrimoniale pragmatique, directement en phase avec les risques identifiés autour d'Ormuz.
Sources : BDOR
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