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Épargne : 64 % des Français se disent 'découragés' par la baisse du Livret A

Face à un taux abaissé à 1,7 %, les Français délaissent le Livret A et cherchent des alternatives à meilleur rendement.

Temps de lecture : 3 minutes

Épargne : 64 % des Français se disent 'découragés' par la baisse du Livret A

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En bref

  • 64 % des Français se disent « découragés » par le taux à 1,7 % du Livret A

  • Le manque de connaissances financières reste un frein majeur à l’investissement

  • Les épargnants sont de plus en plus nombreux à envisager des placements plus risqués

  • Le rendement devient prioritaire, même au détriment de la sécurité

Un placement historique en perte de vitesse

Le Livret A, pilier de l’épargne populaire en France, traverse une phase d’érosion de confiance. Depuis le 1er août 2025, son taux de rémunération a été abaissé à 1,7 % net, contre 2,4 % au premier semestre. Une révision automatique liée au ralentissement de l’inflation, mais qui ne suffit plus à rassurer les épargnants.

Les encours restent impressionnants 444 milliards d’euros pour le Livret A seul, 609,4 milliards en incluant le LDDS mais ces chiffres masquent une désaffection croissante. Selon une étude menée par Goliaths.io, 64 % des Français considèrent cette baisse comme « décourageante », et seuls 16 % continuent à accorder leur confiance à ce produit. 17 % ne possèdent même plus de Livret A, signe d’un désintérêt structurel.

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Le rendement comme nouvelle priorité

L’attrait de la sécurité, longtemps indissociable du Livret A, cède désormais du terrain à la recherche de rendements plus attractifs. L’étude révèle que 37 % des personnes interrogées accepteraient un risque modéré pour obtenir un rendement compris entre 6 et 8 %. Mieux encore, 23 % seraient prêts à viser 12 % ou plus, tandis que 22 % se positionnent sur des produits offrant entre 9 et 12 %.

Cette dynamique traduit une volonté assumée de diversification patrimoniale. Pourtant, 19 % des sondés déclarent rester fidèles au Livret A, principalement pour sa liquidité immédiate et son exonération fiscale.

Des freins toujours bien ancrés

Malgré cette appétence croissante pour des solutions alternatives, la majorité des Français reste mal préparée à passer à l’acte. 71 % évoquent un manque de connaissances financières comme principal obstacle, suivi par la peur des pertes (59 %) et le manque de temps (53 %).

La défiance envers les plateformes d’investissement en ligne vient aggraver cette situation : 49 % des répondants les perçoivent comme peu fiables. Ce climat de prudence empêche une réelle bascule vers des placements plus dynamiques, pourtant nécessaires dans un environnement où l’inflation continue d’éroder la valeur de l’épargne dite « sécurisée ».

Vers une débancarisation partielle et des solutions tangibles

Ce désamour du Livret A coïncide avec une tendance plus large : la volonté croissante de sortir du système bancaire classique. Une frange de plus en plus visible d’épargnants choisit de transférer une partie de leur capital vers des valeurs tangibles, à commencer par l’or physique et l’argent investissement, qui bénéficient à la fois d’une liquidité mondiale et d’une résilience historique en période de crise.

Dans un contexte de tensions géopolitiques, d’incertitudes monétaires et de défiance envers les institutions financières, les actifs tangibles offrent un refuge patrimonial. Cette logique de débancarisation partielle s’installe lentement mais sûrement dans les stratégies de long terme des Français les plus prudents.

Une transition inévitable mais freinée

La baisse du Livret A agit comme un révélateur : celui d’un changement d’époque, où la seule protection du capital ne suffit plus. Les Français veulent désormais faire fructifier leur épargne, quitte à prendre davantage de risques. Mais sans un accompagnement pédagogique massif et une simplification des produits, cette évolution restera marginale.

À l’heure où les repères traditionnels vacillent, une relecture des stratégies d’épargne devient indispensable.

Sources : BDOR

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