EUR/USD : la paire stagne à 1,1660, suspendue à l'inflation PCE américaine et Jackson Hole
EUR/USD bloqué à 1,1660 avant la PCE américaine et Jackson Hole. La BCE viserait une dernière hausse de taux en septembre selon Deutsche Bank.
Par Victor KOSTIK
Temps de lecture : 4 minutes

Sommaire
- L'euro-dollar bloqué sous 1,1700 avant la publication de l'inflation américaine
- Wells Fargo table sur une désinflation encore timide
- Jackson Hole : tous les regards tournés vers Kevin Warsh
- Une dernière hausse de la BCE en vue selon Deutsche Bank
- Analyse technique : la paire flirte avec la zone de surachat
- Sécuriser son épargne face aux soubresauts des devises
En bref
EUR/USD stagne autour de 1,1660/1,1670 mercredi en session asiatique, dans l'attente de l'indice PCE américain de juillet, publié à 12h30 GMT
Wells Fargo anticipe une hausse mensuelle de 0,1% du déflateur PCE et un taux annuel de 3,6%, avec un PCE core à 3,3%
Les investisseurs surveillent le discours du président de la Fed Kevin Warsh au symposium de Jackson Hole, dont l'ouverture est prévue jeudi
Deutsche Bank évoque une dernière hausse de taux de la BCE en septembre, portant le taux terminal à 2,50%
Sur le plan technique, la paire évolue au-dessus de sa moyenne mobile à 20 périodes, avec un RSI proche de la zone de surachat
Résistance clé identifiée à 1,1711 puis 1,1800, supports repérés autour de 1,1650 et 1,1600
L'euro-dollar bloqué sous 1,1700 avant la publication de l'inflation américaine
La paire EUR/USD évolue mercredi dans une fourchette resserrée autour de 1,1660 face au dollar américain, durant la session asiatique. Les investisseurs sont restés à l'écart, dans l'attente de la publication de l'indice des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE) pour le mois de juillet, attendu à 12h30 GMT selon le calendrier du Bureau of Economic Analysis américain. Cet indicateur constitue la référence privilégiée par la Réserve fédérale pour mesurer l'évolution des prix à la consommation, davantage suivie que l'indice des prix à la consommation classique.
L'indécision actuelle traduit une prudence généralisée sur les marchés des changes. La paire, qui évoluait encore autour de 1,1670 après la clôture de Wall Street mardi, a rogné une partie de ses gains de la veille, restant néanmoins à distance raisonnable de ses sommets récents. Cette configuration de range serré illustre l'attentisme classique qui précède la publication d'une donnée macroéconomique jugée déterminante pour la trajectoire future des taux directeurs américains.
A lire aussi : L'or bondit vers 4700 dollars et fait trembler les marchés mondiaux en pleine incertitude monétaire
Wells Fargo table sur une désinflation encore timide
Selon une note de Wells Fargo, la banque américaine « ne s'attend pas à une grande surprise sur le front de l'inflation ». Les récents rapports sur les prix à la production et à la consommation suggéreraient, selon ses économistes, un gain mensuel de 0,1% du déflateur PCE en juillet, ce qui ferait reculer le taux annuel à 3,6% par rapport au mois précédent. L'indice core PCE, qui exclut l'alimentation et l'énergie et sert de boussole prioritaire à la Fed, progresserait quant à lui de 0,2% sur le mois, laissant le taux annuel inchangé à 3,3%.
Ce scénario dessine une désinflation qui avance au ralenti, loin de l'objectif de 2% fixé par la Réserve fédérale. Un chiffre conforme aux attentes ne bouleverserait probablement pas la trajectoire de politique monétaire anticipée par les marchés, alors qu'une surprise à la hausse relancerait immédiatement les spéculations sur un ton plus restrictif de la banque centrale américaine. L'écart entre inflation constatée et cible officielle reste substantiel, ce qui maintient une marge de manœuvre étroite pour les prochains arbitrages de la Fed.
Selon notre expert : Le dollar vacille pendant que l'or grimpe à une vitesse jamais vue depuis 15 semaines
Jackson Hole : tous les regards tournés vers Kevin Warsh
Au-delà de la statistique PCE, l'événement central de la semaine pour la paire euro-dollar réside dans les propos attendus du président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, lors du symposium de Jackson Hole, dont l'ouverture est programmée jeudi. Ce rendez-vous annuel des banquiers centraux, organisé par la Fed de Kansas City, constitue traditionnellement un moment clé pour la communication de la politique monétaire américaine et sert souvent de tribune à des orientations à moyen terme.
Les traders scruteront le moindre indice sur le calendrier des baisses de taux ou sur la lecture que fait la Fed des dernières statistiques d'inflation et d'emploi. Un ton jugé accommodant pèserait mécaniquement sur le dollar, tandis qu'un discours plus prudent sur la trajectoire désinflationniste pourrait au contraire soutenir le billet vert face à l'euro dans les jours suivants.
Une dernière hausse de la BCE en vue selon Deutsche Bank
Côté européen, les investisseurs semblent convaincus que la Banque centrale européenne relèvera ses taux directeurs lors de sa réunion de septembre. Les analystes de Deutsche Bank estiment que faute de « preuves claires d'effets de second tour généralisés » sur les salaires et les prix, il est peu probable que la BCE pousse sa politique au-delà du seuil neutre supérieur estimé à 2,50%. Malgré le récent regain d'inflation dans la zone euro, porté par les prix de l'énergie, la banque allemande continuerait d'anticiper une dernière hausse de 25 points de base en septembre, portant le taux terminal à 2,50%, ce qui marquerait selon elle la fin du cycle de resserrement monétaire actuel.
Cette perspective, si elle se confirme, réduirait la marge de divergence entre les politiques monétaires américaine et européenne, un facteur traditionnellement scruté de près par les cambistes pour évaluer l'attrait relatif des deux devises. Un rapprochement des trajectoires de taux tendrait à limiter l'amplitude des mouvements sur la paire EUR/USD à moyen terme, sauf choc macroéconomique inattendu.
Analyse technique : la paire flirte avec la zone de surachat
Sur le graphique journalier, l'EUR/USD s'échange à 1,1664, au-dessus de sa moyenne mobile exponentielle à 20 périodes située à 1,1587, un positionnement qui maintient un biais haussier à court terme tant que le prix reste accroché au pivot d'ouverture du jour à 1,1664. La dynamique reste ferme, avec un indice de force relative (RSI) à 14 périodes évoluant près de 68, signe d'une pression acheteuse persistante mais aussi d'un marché qui s'approche de la zone de surachat.
À la baisse, un support immédiat se situe au niveau du pivot actuel proche de 1,1664, la moyenne mobile à 20 périodes à 1,1587 formant une zone de demande secondaire. À la hausse, la paire devrait franchir le sommet du 21 août à 1,1711 pour prolonger son ascension vers le sommet de mai proche de 1,1800. Les stratèges de Scotiabank partagent cette lecture constructive, relevant dans une note que le RSI « reste haussier autour du seuil de surachat à 70 » et que l'absence de résistance intermédiaire notable avant 1,1800 laisse la voie relativement dégagée à court terme. À la baisse, la banque canadienne identifie des supports à 1,1650 et 1,1600, ainsi que la moyenne mobile à 200 jours à 1,1632 comme repère technique additionnel.
Sécuriser son épargne face aux soubresauts des devises
Les mouvements erratiques des paires de devises majeures et l'incertitude persistante autour des trajectoires de taux directeurs rappellent l'intérêt d'une diversification patrimoniale au-delà des seuls actifs bancaires traditionnels. Se tourner vers les métaux précieux, à travers l'acquisition de lingots d'or, de lingots d'argent ou de pièces d'or, demeure une stratégie recherchée par les épargnants soucieux de limiter leur exposition aux fluctuations monétaires et de réduire leur dépendance au système bancaire classique. Cette logique de débancarisation, associée à une détention physique des actifs, séduit un nombre croissant de particuliers en quête de valeurs refuges tangibles pour préserver leur pouvoir d'achat sur le long terme.
Sources : BDOR - Wells Fargo - Deutsche Bank - Scotiabank - US Bureau of Economic Analysis
Prenez en main votre patrimoine : que faire maintenant ?
Partager l'article :

ACHAT D’OR EN LIGNE - AGENCE BDOR
L’Agence BDOR, experte en métaux précieux vous informe sur l’actualité de l’or, le cours de l’or, de l’argent ainsi que sur les pièces et lingots d’or d’investissement. Vous souhaitez acheter de l’or, rendez-vous dans notre rubrique d’achat d’or en ligne.
Prix de l'Or
Mise à jour le 25/08/2026 à 13h30
NOUS SOMMES SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

