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EUR/USD : la paire grimpe vers 1,1500 dollar mais reste prisonnière d’un biais baissier tenace

L’euro remonte face au dollar vers 1,1500 mais reste bloqué sous sa moyenne mobile à 100 jours, entre Fed restrictive et BCE prudente.

Temps de lecture : 4 minutes

EUR/USD : la paire grimpe vers 1,1500 dollar mais reste prisonnière d’un biais baissier tenace

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En bref

  • L’euro/dollar évolue autour de 1,1495 dollar, en hausse de 0,16% sur 24 heures selon les données de marché en temps réel

  • L’indice dollar (DXY) progresse à 100,24 points, soit +0,78% sur la même période, limitant la marge de progression de la paire

  • La paire reste sous sa moyenne mobile à 100 jours, signe d’un biais technique baissier persistant

  • La Fed a relevé ses taux à une fourchette de 3,75% à 4%, tandis que la BCE a porté son taux de dépôt à 2,50%

  • Le rendement de l’OAT française à 10 ans se maintient à 4%, reflet des tensions sur la dette souveraine européenne

L’euro regagne du terrain, mais la prudence domine

La paire EUR/USD évolue à 1,1495 dollar ce vendredi, en progression de 0,16% sur 24 heures selon les données de marché consultées en temps réel. Ce léger regain profite avant tout d’un dollar américain moins vigoureux, malgré un indice dollar (DXY) qui s’affiche pourtant en hausse de 0,78% à 100,24 points sur la même période. Cette divergence apparente illustre la nervosité qui traverse actuellement le marché des changes, où chaque déclaration de banquier central pèse lourd dans la balance.

Ce regain de l’euro s’inscrit dans un climat où les investisseurs restent suspendus aux prochaines annonces monétaires transatlantiques. La Réserve fédérale américaine a relevé son taux directeur d’un quart de point, le portant dans une fourchette comprise entre 3,75% et 4%, une décision qui confirme sa volonté de contenir durablement l’inflation. Ce geste, jugé restrictif par les cambistes, freine mécaniquement l’appétit pour la monnaie unique, même si le contexte demeure favorable à très court terme.

A lire aussi : L’or explose les compteurs pendant que le dollar tremble et la panique gagne les marchés

La BCE avance prudemment, l’OAT reste sous tension

Du côté européen, la Banque centrale européenne a relevé son taux de dépôt de 25 points de base, le portant à 2,50% contre 2,25% précédemment, une mesure largement anticipée par les marchés. Les économistes interrogés par Bloomberg estiment que l’institution de Francfort attendra sa réunion de décembre pour ajuster de nouveau sa politique, plutôt que d’agir dès le mois d’octobre, une échéance pourtant scrutée de près par les opérateurs.

Les stratèges de Scotiabank notent que les derniers chiffres d’inflation de la zone euro n’ont guère bouleversé la lecture des marchés. L’inflation globale demeure proche de 3%, tandis que l’inflation sous-jacente évolue autour de 2,5%, des niveaux qui continuent de justifier une ligne ferme de la part de la BCE. Selon leurs calculs, le marché n’accorde plus qu’une chance sur deux à une hausse de taux en octobre, avec un resserrement cumulé anticipé de 36 points de base d’ici décembre. En France, le rendement de l’OAT à 10 ans se maintient à 4% en séance, un niveau qui traduit la persistance des tensions sur la dette souveraine du pays et alimente indirectement la prudence des investisseurs vis-à-vis de la monnaie unique.

Selon notre expert : Alors que les banques centrales jouent avec le feu, les investisseurs se ruent déjà vers les valeurs refuges

Ce que racontent les graphiques

Sur le graphique journalier, la paire EUR/USD conserve un biais baissier à court terme puisqu’elle évolue toujours sous sa moyenne mobile à 100 jours et sous la bande médiane de Bollinger. Le cours se maintient juste au-dessus de la bande inférieure de Bollinger, ce qui souligne une pression vendeuse persistante. L’indice de force relative à 14 jours, proche de 38, traduit un momentum faible sans pour autant signaler une zone de survente, laissant entrevoir une marge de repli supplémentaire avant un véritable rebond correctif.

Un support immédiat se situe au niveau de la bande inférieure de Bollinger, à 1,1475 dollar. Une cassure de ce seuil exposerait le plus bas du 13 juillet, à 1,1377 dollar, puis celui du 24 juin, à 1,1324 dollar. À la hausse, la première résistance se trouve au niveau de la moyenne mobile à 100 jours, à 1,1550 dollar. Plus haut, la bande médiane de Bollinger, autour de 1,1595 dollar, constitue le prochain obstacle. Il faudrait une reprise durable au-dessus de ces niveaux pour inverser le biais baissier actuel, avant que la bande supérieure de Bollinger, proche de 1,1712 dollar, ne redevienne un objectif crédible.

Sécuriser son épargne face aux soubresauts des devises

Les fluctuations erratiques entre l’euro et le dollar rappellent, une fois encore, la fragilité des monnaies fiduciaires face aux décisions des banques centrales. Nombre d’épargnants se tournent vers des solutions tangibles pour se protéger de ces variations. L’or physique, sous forme de lingots d’or ou de pièces d’or, ainsi que l’argent physique et les lingots d’argent, offrent une alternative concrète pour diversifier son patrimoine hors du système bancaire traditionnel. Cette démarche de débancarisation séduit particulièrement ceux qui souhaitent conserver une part de leur épargne à l’abri des politiques monétaires, quelles que soient les décisions futures de la Fed ou de la BCE.

Détenir des pièces d’or ou des lingots d’argent en dehors des circuits bancaires classiques permet de garder une liquidité immédiatement mobilisable, sans dépendre des créneaux d’ouverture des marchés financiers ni des décisions de politique monétaire. Cette logique de diversification prend tout son sens lorsque les devises traversent des phases de volatilité comme celle observée actuellement sur l’EUR/USD, où quelques dixièmes de pourcentage suffisent à faire basculer le sentiment des opérateurs.

Sources : BDOR - Bloomberg - Scotiabank - Réserve fédérale américaine

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