EUR/USD sous 1,14 : la Fed, l’Iran et la BCE réveillent la peur d’un décrochage brutal
L’EUR/USD repasse sous 1,14, fragilisé par le dollar, la Fed, l’Iran et les doutes sur la BCE. Les seuils techniques à surveiller.
Par Enzo BECHER
Temps de lecture : 2 minutes

En bref
L’EUR/USD repasse sous 1,1400 après trois séances de reprise.
Le dollar profite du retour des craintes géopolitiques et d’anticipations plus fermes sur la Fed.
La BCE a relevé ses taux en juin, mais le marché doute du rythme des prochaines hausses.
Les seuils techniques de 1,1380, 1,1335 et 1,1500 concentrent désormais l’attention.
Pour les épargnants, ce mouvement rappelle la fragilité d’un patrimoine trop exposé aux devises et aux actifs financiers classiques.
L’euro perd son appui face à un dollar redevenu nerveux
L’EUR/USD a de nouveau glissé sous 1,1400, effaçant une partie du rebond observé lors des trois séances précédentes. Le mouvement n’a rien d’anodin. La paire euro dollar sortait d’un point bas récent, mais le retour des acheteurs sur le dollar américain a suffi à casser l’élan. C’est brutal, presque sec. Et assez révélateur de l’humeur actuelle des marchés.
Le billet vert profite d’un mélange classique, mais toujours efficace : tensions géopolitiques, prudence sur les actifs risqués, et conviction que la Fed n’a pas encore terminé son travail contre l’inflation. Le 17 juin 2026, la banque centrale américaine a maintenu ses taux dans la fourchette de 3,50 % à 3,75 %, tout en conservant une posture attentive face aux prix et à l’activité. Cette attente d’une politique monétaire encore ferme soutient mécaniquement le dollar.
A lire aussi : Le cours de l’or vient de se faire secouer alors que le dollar reprend la main et que les investisseurs changent brutalement de camp.
La Fed garde la main, la BCE avance avec moins de certitude
Le point le plus gênant pour l’euro tient à l’écart de perception entre Washington et Francfort. La BCE a bien relevé ses trois taux directeurs de 25 points de base le 11 juin 2026, en justifiant sa décision par les risques inflationnistes liés à la guerre au Moyen-Orient. Le geste est net. Il montre que Francfort ne veut pas laisser l’énergie rallumer l’inflation dans la zone euro.
Mais le marché regarde déjà la suite. Et là, le doute revient. Selon Reuters, la baisse rapide des prix du pétrole réduit l’urgence d’un nouveau relèvement immédiat, même si une hausse plus tardive reste envisagée. C’est là que l’euro se retrouve coincé : une BCE restrictive, oui, mais peut-être moins pressée que prévu.
Le résultat est assez clair sur le change. Face à une Fed perçue comme encore dure, l’euro manque d’un moteur puissant. La devise européenne peut résister, mais elle peine à imposer son récit.
Les niveaux techniques deviennent inconfortables
Sur le plan technique, la zone des 1,1500 reste la vraie frontière psychologique. Tant que l’EUR/USD reste sous ce seuil, et sous sa moyenne mobile exponentielle à 200 périodes sur le graphique 4 heures, la dynamique demeure fragile.
Le premier support immédiat se situe autour de 1,1380. Une cassure nette ouvrirait la voie vers 1,1335, niveau qui devient un repère sérieux pour les vendeurs comme pour les acheteurs opportunistes. À l’inverse, un retour au-dessus de 1,1500, puis de la zone 1,1538, changerait l’ambiance. Pas forcément de quoi parler d’un retournement durable, mais assez pour calmer la pression vendeuse.
Le RSI proche de la neutralité et un MACD légèrement positif compliquent la lecture. Le marché ne hurle pas encore à la baisse. Il hésite. Il teste. Cette nuance compte, car les cassures les plus dangereuses naissent souvent lorsque personne ne veut vraiment y croire.
Le risque géopolitique revient dans le prix des devises
Les tensions autour de l’Iran et les frappes israéliennes au Liban entretiennent une prime de risque que les cambistes ne peuvent pas ignorer. Le dollar garde son statut de refuge quand les opérateurs réduisent leur exposition. Même lorsque les marchés actions restent solides, le réflexe de protection revient vite sur le marché des changes.
Le pétrole joue aussi sa partition. Sa baisse récente a rassuré une partie des investisseurs, mais la BCE estime encore que les chocs énergétiques peuvent alimenter les coûts et compliquer le retour durable de l’inflation vers 2 %.
Selon notre expert : L’or reste au-dessus de 4 000 dollars l’once mais le marché vient d’envoyer un avertissement que beaucoup refusent encore de regarder.
Ce que les épargnants doivent garder en tête
Ce recul de l’euro ne concerne pas seulement les traders Forex. Un euro plus faible renchérit les importations libellées en dollars, notamment l’énergie, certaines matières premières et une partie des biens technologiques. Pour les ménages européens, cela peut finir par se lire dans les prix, même avec retard.
C’est aussi dans ces phases que les investissements alternatifs reprennent du sens. L’or physique, les lingots d’or et d’argent, les pièces d’or d’investissement ou encore l’argent métal peuvent servir de poche de diversification, surtout pour ceux qui cherchent à réduire leur dépendance au système bancaire traditionnel. La débancarisation ne consiste pas à fuir toute finance moderne. Elle consiste plutôt à ne pas tout laisser au même endroit, dans la même devise, avec les mêmes risques.
L’EUR/USD reste donc à surveiller de près. Sous 1,1400, l’euro n’est pas condamné. Mais il a perdu de la hauteur. Et dans un marché dominé par la Fed, le dollar et la géopolitique, la moindre faiblesse se paie vite.
Sources : BDOR
Prenez en main votre patrimoine : que faire maintenant ?
Partager l'article :

ACHAT D’OR EN LIGNE - AGENCE BDOR
L’Agence BDOR, experte en métaux précieux vous informe sur l’actualité de l’or, le cours de l’or, de l’argent ainsi que sur les pièces et lingots d’or d’investissement. Vous souhaitez acheter de l’or, rendez-vous dans notre rubrique d’achat d’or en ligne.
Prix de l'Or
Mise à jour le 24/08/2026 à 13h30
NOUS SOMMES SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

