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Hausse des prix de l'énergie : le gouvernement presse les raffineurs français d'accélérer leur production face aux tensions au Moyen-Orient

Le gouvernement demande aux raffineurs d'accroître leur production face à la hausse des prix de l'énergie liée aux tensions au Moyen-Orient. Aucune baisse de taxes prévue.

Temps de lecture : 2 minutes

Hausse des prix de l'énergie : le gouvernement presse les raffineurs français d'accélérer leur production face aux tensions au Moyen-Orient

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En bref

  • Le gouvernement a adressé lundi 23 mars un courrier aux raffineurs leur demandant d'évaluer leur capacité à augmenter rapidement et temporairement la production de produits raffinés sur le territoire français.

  • La raffinerie de Gravenchon, près du Havre, propriété de l'énergéticien canadien North Atlantic, a été spécifiquement sollicitée ; elle représente 21 % de la capacité nationale de raffinage, soit 12 millions de tonnes par an.

  • Le Premier ministre Sébastien Lecornu pointe la crise au Moyen-Orient et les tensions autour du détroit d'Ormuz comme causes directes de la montée des prix de l'énergie à l'échelle mondiale.

  • Aucune baisse de taxes sur les carburants n'est envisagée à ce stade, l'exécutif restant soumis aux contraintes de la discipline budgétaire.

  • Un soutien à la trésorerie des entreprises fragilisées dans les secteurs de la pêche, du transport et de l'agriculture est annoncé en parallèle.


L'exécutif mise sur la production plutôt que sur la fiscalité

 

Le gouvernement a transmis lundi 23 mars un courrier aux raffineurs présents sur le sol français, leur demandant d'évaluer "dans les meilleurs délais" leur capacité à augmenter temporairement la production de produits raffinés. L'objectif affiché : atténuer la pression exercée sur les marchés européens des carburants, dans un contexte de tensions géopolitiques qui n'épargnent aucun secteur de l'économie.

L'exécutif espère que ces mesures contribueront à "alléger la tension sur les marchés des produits raffinés en Europe", selon les termes du courrier consulté par l'AFP, "si cette situation venait à perdurer dans le temps". Aucune mesure fiscale n'est prévue à ce stade : contraint par les impératifs budgétaires, le gouvernement privilégie une réponse par l'offre plutôt que par l'allègement de la pression fiscale.

 

A lire aussi : La crise au Moyen-Orient et la flambée des prix de l'énergie replacent l'or au cœur des stratégies de préservation du patrimoine, ses cours progressant à chaque regain de tension géopolitique mondiale.

 


La raffinerie de Gravenchon au cœur du dispositif

 

Parmi les sites industriels ciblés, la raffinerie de Gravenchon, implantée près du Havre, occupe une position de premier plan. Récemment acquise par l'énergéticien canadien North Atlantic, elle représente à elle seule 21 % de la capacité nationale de raffinage, avec une production annuelle de 12 millions de tonnes de produits raffinés. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a précisé sur X avoir "demandé et permis" à ce site d'accroître rapidement ses capacités, en faisant de cette raffinerie un levier prioritaire dans la stratégie gouvernementale de réponse à la crise.

 


Détroit d'Ormuz, crise au Moyen-Orient : les causes d'une flambée mondiale

 

Sébastien Lecornu identifie deux facteurs comme moteurs de la hausse des prix de l'énergie : la crise en cours au Moyen-Orient et les tensions autour du détroit d'Ormuz, point de passage stratégique pour une fraction considérable des exportations mondiales de pétrole. Ces perturbations se répercutent directement sur "des secteurs essentiels" de l'économie française, au premier rang desquels figurent la pêche, le transport et l'agriculture, trois filières déjà fragilisées par la volatilité des coûts énergétiques.

Une pression qui traverse toute la chaîne économique

La montée des prix des carburants ne se cantonne pas aux pompes des stations-service. Elle alourdit les charges d'exploitation des transporteurs routiers, renchérit le coût des sorties en mer pour les pêcheurs et grève les budgets d'exploitation des exploitations agricoles, dont la dépendance aux intrants énergétiques reste structurelle. L'exécutif, conscient de ces effets en cascade, dit travailler avec "les acteurs économiques pour organiser la solidarité entre les filières".

 


Des augmentations de capacité soumises à conditions strictes

 

Le gouvernement ne donne pas carte blanche aux industriels. Le courrier précise que toute hausse de capacité sera "examinée avec la plus grande diligence" par les services de l'État, "sous réserve que les risques tant accidentels que chroniques soient pleinement maîtrisés". Cette formulation renvoie directement aux contraintes environnementales et de sécurité industrielle auxquelles les sites de raffinage sont soumis. L'exécutif attend "une analyse rapide" des capacités de chaque unité dans "les prochains jours", afin de disposer d'une vision consolidée avant toute décision d'assouplissement opérationnel.

 


Pas de baisse de taxes en vue malgré la pression sur le pouvoir d'achat

 

L'option d'un allègement fiscal sur les carburants ne figure pas à l'agenda de l'exécutif. Soumis aux règles de discipline budgétaire, le gouvernement s'appuie sur un levier d'offre, en espérant qu'une production accrue suffise à stabiliser les prix à la distribution. En parallèle, Sébastien Lecornu annonce un dispositif de soutien à la trésorerie des entreprises les plus exposées, avec pour objectif déclaré la préservation de l'emploi dans les filières affectées. La stratégie demeure donc résolument industrielle et sectorielle, à rebours d'une intervention fiscale directe sur le consommateur final.


Selon notre expert : Alors que les gouvernements peinent à contenir la hausse des carburants, les cours de l'or reflètent une inquiétude croissante des marchés financiers face à l'instabilité persistante des approvisionnements énergétiques.

 


Lingots d'or et pièces d'argent : une réponse à l'instabilité énergétique et monétaire

 

La flambée des prix des carburants et l'instabilité géopolitique qui l'alimente rappellent à quel point les équilibres économiques mondiaux peuvent se dérégler rapidement. Face à ces épisodes répétés de tension sur les marchés de l'énergie, de nombreux épargnants choisissent de diversifier leur patrimoine vers des actifs tangibles : lingots d'or, pièces d'or ou pièces d'argent, détenus en dehors du circuit bancaire traditionnel. Ces supports, insensibles aux décisions de politique monétaire et peu corrélés aux marchés actions, constituent une forme de protection du patrimoine contre l'érosion monétaire et les chocs exogènes du type de celui que traversent aujourd'hui les marchés de l'énergie. L'or, en particulier, tend historiquement à progresser lors des crises géopolitiques majeures, précisément le type d'environnement que la situation au Moyen-Orient est en train de générer à l'échelle mondiale.

 

Sources :  BDOR

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