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“Certains vont perdre des sommes colossales” : le krach de l’IA sera très violent

OpenAI, Nvidia et Oracle recyclent des milliards dans un écosystème IA fermé. Une bulle explosive ?

Temps de lecture : 2 minutes

“Certains vont perdre des sommes colossales” : le krach de l’IA sera très violent

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En bref

  • OpenAI atteint une valorisation de 500 milliards de dollars sans modèle économique rentable.

  • Nvidia et AMD recyclent leurs propres investissements dans un circuit fermé d’achats croisés.

  • Les alertes se multiplient sur une bulle spéculative aux allures de la bulle Internet des années 2000.

  • Sam Altman, PDG d’OpenAI, souffle le chaud et le froid : il alimente l’euphorie tout en prédisant des pertes colossales.

  • Plus de 1 000 milliards de dollars sont engagés dans l’IA… pour une rentabilité repoussée à l’horizon 2030.

Un emballement spéculatif porté par des milliards recyclés

Depuis quelques mois, l’écosystème de l’intelligence artificielle aux États-Unis donne l’impression de tourner sur lui-même. En apparence, les chiffres sont impressionnants : OpenAI, créateur de ChatGPT, atteint 500 milliards de dollars de valorisation. Mais en y regardant de plus près, les flux financiers s’autoalimentent.

Nvidia annonce un investissement de 100 milliards de dollars dans les infrastructures d’OpenAI, qui s’engage en retour à acheter pour des centaines de millions de puces Nvidia. Oracle, partenaire historique, injecte 300 milliards dans des centres de données IA... qui tourneront eux aussi avec des processeurs Nvidia. AMD, enfin, reçoit une part du capital d’OpenAI en échange d’une commande massive de puces.

Résultat : l’argent ne quitte jamais vraiment le circuit. Les deals sont circulaires. Chacun finance ses propres clients dans une dynamique qui évoque les années 90, lorsque les startups s’achetaient mutuellement des services pour gonfler artificiellement leur croissance.

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Sam Altman, entre mise en garde et fuite en avant

À la tête de ce système, Sam Altman incarne à lui seul les contradictions du moment. Tout en multipliant les levées de fonds records, il alerte sur les risques d’excès. “Certains vont perdre des sommes phénoménales”, a-t-il récemment prévenu.

Mais dans le même temps, OpenAI prévoit 850 milliards $ d’investissements à horizon 2030, dont des projets aussi risqués qu’une application de vidéos générées par IA. Ce double discours prudent en façade, expansionniste dans les actes rappelle les grandes figures de la bulle Internet : visionnaires pour certains, pyromanes pour d’autres.

Des valorisations hors sol, une rentabilité repoussée à 2030

Le cas d’OpenAI illustre à lui seul l’ampleur du phénomène. En six mois, sa valorisation est passée de 300 à 500 milliards, sans sortie de produit majeur ni croissance de revenus avérée. La rentabilité est attendue pour la fin de la décennie.

Une étude du MIT révèle d’ailleurs que 95 % des projets IA en entreprise ne génèrent pas les revenus escomptés. Le modèle économique repose sur des paris technologiques plus que sur des bilans solides. L’expression “le gagnant rafle tout” revient régulièrement : quelques leaders monopoliseront le marché, les autres seront absorbés ou disparaîtront.

Une bulle technologique qui menace l’équilibre boursier global

Le risque ne se limite plus au secteur technologique. À mesure que les valeurs liées à l’IA prennent du poids dans les grands indices Nasdaq, S&P500, CAC40 via STMicroelectronics une bulle dans l’IA pourrait rapidement contaminer tout le système boursier mondial.

La surpondération de quelques titres, comme Nvidia, rend les marchés vulnérables à une correction brutale. Les fonds indiciels, les produits structurés et les portefeuilles de particuliers sont de plus en plus exposés à ces valeurs survalorisées. Un retournement provoquerait une onde de choc sur l’ensemble des marchés actions.

Face à la spéculation, un retour vers des actifs tangibles

Dans ce climat d’incertitude, certains investisseurs réévaluent leurs stratégies. Les placements non corrélés aux marchés financiers, comme les lingots et pièces d’or conservés hors du système bancaire, regagnent en popularité.

L’or physique traverse les époques sans dépendre des cycles économiques ou des promesses technologiques. Son pouvoir d’achat résiste à l’inflation, à la crise bancaire, et surtout, à l’implosion des bulles spéculatives.

Or physique : le seul actif hors réseau qui inspire encore confiance

À la différence des actifs numériques ou actions cotées, l’or physique reste immédiatement liquide, discret, transmissible, et totalement indépendant du système bancaire. Il ne peut ni être gelé, ni déprécié par une banque centrale, ni impacté par une défaillance informatique.

Détenir de l’or, c’est conserver un patrimoine réel, que l’on peut stocker, transmettre ou mobiliser en cas de crise majeure. Ce retour vers les valeurs tangibles ne relève plus d’un instinct de survie mais d’un calcul rationnel : l’or s’impose comme l’unique ancrage stable dans un monde financier de plus en plus volatil.

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L’équation est simple : si la bulle explose, que restera-t-il ?

Le scénario se dessine : un emballement autour de l’IA, des valorisations extravagantes, des flux d’argent qui circulent en vase clos, et un secteur boursier intoxiqué par une poignée de titres surévalués. Si la bulle se dégonfle ou explose elle n’épargnera personne.

Dans ce contexte, le recentrage vers des actifs réels, tangibles, hors système bancaire apparaît non seulement logique, mais nécessaire. L’or, sous forme de lingots ou de pièces, reste aujourd’hui le seul actif universellement reconnu comme refuge.

Sources : BDOR

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