Bercy sous tension : 40 milliards à économiser, les plus riches épargnés, l’impôt en débat et le budget 2026 sur un fil.
Sommaire
En bref
Tous les groupes politiques convoqués à Bercy avant le 11 juillet
Objectif affiché : 40 milliards d’euros d’économies sans hausse d’impôts
La taxe Zucman sur les ultra-riches rejetée au Sénat malgré un large soutien populaire
Le budget 2026 sera présenté le 14 juillet par François Bayrou
La crise budgétaire s'intensifie dans un climat de tensions sociales et fiscales
Le compte à rebours a commencé. À trois semaines de l'annonce officielle du budget 2026, prévue le 14 juillet par François Bayrou, les tractations s'accélèrent dans les couloirs de Bercy. Dimanche 22 juin, Amélie de Montchalin, ministre chargée des Comptes publics, a annoncé que tous les groupes politiques seront reçus avant le 11 juillet. Une manière d’organiser la concertation… ou de préparer le terrain pour des arbitrages impopulaires.
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Face à une situation budgétaire jugée critique, l’exécutif cherche à réduire les dépenses publiques de 40 milliards d’euros. Selon Le Figaro, les ministres font déjà face à des consignes strictes : pas question d’augmenter les budgets. La ministre parle de décisions « responsables et crédibles », mais admet la rudesse des discussions. Une réunion est prévue le 26 juin avec l’ensemble des parlementaires, partenaires sociaux et autres acteurs publics, pour ajuster la trajectoire budgétaire face aux tensions liées à l’inflation et à la flambée du prix du pétrole.
Rien n’est figé. Le gouvernement se prépare à ajuster le budget 2025 en cours d’année si les indicateurs économiques continuent de se dégrader. Amélie de Montchalin l’a confirmé : « Si la situation l’exige, nous le ferons. » Une déclaration qui laisse peu de doute sur l’ampleur des difficultés attendues dans les mois à venir.
Le 20 février, l’Assemblée nationale votait en faveur de la proposition de Gabriel Zucman, visant à instaurer un impôt de 2 % sur le patrimoine des 0,01 % des Français les plus riches, soit environ 1 800 contribuables. Ce prélèvement ciblé aurait permis de dégager 20 milliards d’euros, une manne bienvenue dans un contexte d’austérité. La majorité présidentielle l’a pourtant laissé s’écraser au Sénat, rejeté le 12 juin par 188 voix contre, malgré un soutien partiel des centristes.
L’exécutif justifie son refus par la crainte d’un « signal négatif » envoyé aux investisseurs, ou encore d’un hypothétique exil fiscal. Une rhétorique bien rodée mais déconnectée des études disponibles : le départ des fortunes en cas de hausse de l’imposition reste très marginal. La proposition Zucman intégrait même un bouclier anti-exil : l’impôt de 2 % aurait continué à s’appliquer jusqu’à cinq ans après un départ à l’étranger.
Selon un sondage Oxfam, 80 % des Français sont favorables à une taxation des ultra-riches. La Fondation Jean-Jaurès a elle aussi relevé, dans les cahiers du grand débat national, un large désir de justice fiscale exprimé par les citoyens. En refusant cette proposition, le gouvernement expose sa minorité présidentielle à une contestation populaire ravivée.
Selon nos experts : L’explosion des dépenses publiques va-t-elle faire plier la BCE ? L’euro est-il en train de basculer ?
Depuis 2017, les 500 plus grandes fortunes françaises ont vu leur richesse croître de 200 à 1 200 milliards d’euros. La phrase de Jean Pisani-Ferry dans Le Monde le 11 juin résume le sentiment d’injustice croissante : « Il semble difficile de demander des efforts aux autres catégories sociales avant de corriger cette anomalie de nos lois fiscales ». Un propos d’autant plus marquant qu’il émane d’un ancien soutien d’Emmanuel Macron.
La gauche parlementaire n’a pas dit son dernier mot. Elle prépare le retour du texte à l’automne. Si la minorité présidentielle parvient à tenir jusque-là, un nouveau rejet du texte pourrait cette fois sceller son sort politique. L'histoire de France a souvent démontré que le rejet d'une fiscalité perçue comme injuste est un accélérateur de crise.
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