L'inflation britannique atteint 3,3% en mars 2026, portée par les carburants au plus haut depuis 3 ans. Analyse des chiffres ONS et réaction du gouvernement Starmer.
Prenez en main votre patrimoine : que faire maintenant ?

Sommaire
En bref
L'inflation britannique a atteint 3,3% sur un an en mars 2026, contre 3% en février, selon l'ONS.
La hausse est portée principalement par les carburants automobiles, au plus fort depuis près de trois ans.
L'IPC sous-jacent (hors énergie, alimentation, alcool et tabac) s'établit à 3,1% en mars, en légère décélération.
Le conflit au Moyen-Orient, déclenché le 28 février par des frappes contre l'Iran, a entraîné une flambée synchronisée des prix de l'énergie dans les économies occidentales.
Le gouvernement travailliste de Keir Starmer n'a pas encore annoncé de mesures de soutien direct aux ménages.
L'inflation au Royaume-Uni a accéléré en mars 2026, atteignant 3,3% sur un an selon les données publiées mercredi par l'Office national des statistiques (ONS), après 3% enregistrés en février. Cette progression, conforme aux anticipations des économistes, s'explique avant tout par la flambée des prix des carburants automobiles, qui ont affiché leur plus forte hausse mensuelle en près de trois ans.
"Les carburants automobiles ont apporté la plus grande contribution à la hausse mensuelle du taux annuel de l'indice des prix", a précisé l'ONS dans son rapport. Grant Fitzner, économiste en chef de l'institution, a confirmé que l'accélération reste "largement" imputable aux hydrocarbures, un effet partiellement atténué par la baisse des prix de l'habillement.
Le Royaume-Uni n'est pas isolé dans cette tendance. Depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient le 28 février, à la suite de frappes américaines et israéliennes contre l'Iran, les prix du pétrole et du gaz ont connu une envolée qui se répercute sur les indices de prix des économies occidentales.
Aux États-Unis, l'indice des prix à la consommation (CPI) a bondi à 3,3% en mars, contre 2,4% en février. En zone euro, la hausse a été de 2,6% sur un an, après 1,9% le mois précédent. Le choc énergétique se propage de manière synchronisée, avec des amplitudes variables selon l'exposition de chaque économie aux marchés des hydrocarbures.
Au-delà des carburants, la décomposition des chiffres britanniques révèle des pressions plus larges. L'IPC sous-jacent (hors énergie, alimentation, alcool et tabac) ressort à 3,1% sur un an en mars, en légère décélération par rapport aux 3,2% de février. Le taux annuel pour l'IPC des biens a progressé de 0,5 point à 2,1%, tandis que celui des services a avancé de 0,2 point pour s'établir à 4,5%.
Ce dernier chiffre reste particulièrement surveillé par la Banque d'Angleterre, dont la politique monétaire cherche à contenir l'inflation sans freiner une reprise économique fragile. L'économie britannique avait pourtant semblé amorcer un redressement en début d'année.
La publication de ces chiffres intervient à un moment délicat pour le gouvernement travailliste de Keir Starmer, déjà fragilisé par les rebondissements de l'affaire Mandelson. La remontée de l'inflation accentue la pression sur un exécutif aux marges de manœuvre budgétaires très étroites.
La ministre des Finances, Rachel Reeves, a réagi dans un communiqué en faisant de la maîtrise des coûts sa "priorité numéro un", tout en reconnaissant que le conflit pèse directement sur les factures des ménages et des entreprises. Le gouvernement a par ailleurs annoncé mardi une réforme visant à découpler les prix du gaz de ceux de l'électricité, en favorisant le développement des énergies renouvelables.
Le Royaume-Uni reste l'un des rares pays occidentaux à n'avoir pas encore annoncé de nouvelles aides directes aux ménages pour compenser la hausse des prix à la pompe depuis le début du conflit. Un gel de la taxe sur les carburants, reconduit chaque année depuis plusieurs exercices, doit quant à lui être progressivement levé à partir de septembre.
Face aux appels à une intervention plus large, Rachel Reeves a choisi la ligne de la rigueur. Lors d'un discours au Parlement mardi, elle a rejeté toute "réponse irréfléchie" à la crise, estimant qu'une telle démarche risquerait de provoquer une inflation plus élevée et une remontée des taux d'intérêt, au détriment des finances des ménages.
Dans ce contexte de résurgence de l'inflation, certains épargnants cherchent à préserver leur pouvoir d'achat en dehors des circuits bancaires traditionnels. Les lingots d'or et d'argent ainsi que les pièces d'or d'investissement constituent des alternatives concrètes, particulièrement adaptées à une stratégie de débancarisation partielle du patrimoine.
Contrairement aux liquidités soumises à l'érosion des prix, ces actifs physiques offrent une réserve de valeur structurellement indépendante des politiques monétaires des banques centrales. À mesure que l'inflation se réinstalle durablement dans les économies occidentales, l'intérêt pour ces supports tangibles se renforce chez les particuliers soucieux de sécuriser leur épargne sur le long terme.
Sources : BDOR / Reuters / ZoneBourse / LeFigaro
Partager l'article :
Découvrir aussi

ACHAT D’OR EN LIGNE - AGENCE BDOR
L’Agence BDOR, experte en métaux précieux vous informe sur l’actualité de l’or, le cours de l’or, de l’argent ainsi que sur les pièces et lingots d’or d’investissement. Vous souhaitez acheter de l’or, rendez-vous dans notre rubrique d’achat d’or en ligne.
NOUS SOMMES SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX
À PROPOS
L’Agence BDOR est une agence privée et indépendante, experte en achat et vente d’or - Gold & Silver. Nous proposons le cours de l’or et le prix de l’or en direct, ainsi que la valeur des lingots d’or et des pièces d’or comme le Napoléon d’or (Louis d’Or), le 50 Pesos ou encore le Souverain. Nos experts en numismatique sont là pour vous aider à valoriser votre pièce d’or ou d’argent. Bénéficiez des meilleures offres de rachat d’or et d’argent pour vos bijoux ou vieil or afin d’obtenir la meilleure cotation de l’or et ceci au meilleur moment.
ACHAT VENTE OR
- Fiscalité Or
- Lutte contre le blanchiment d'argent et financement du terrorisme (LCB-FT)
- Fraude et sécurité bancaire
- Comment acheter de l'Or ?
- Pourquoi acheter de l'Or ?
- Reconnaître de l'Or
- Achat Or et Argent Strasbourg
- Achat Or et Argent Colmar
MON COMPTE
- Acheter or en ligne
- Guide d’achat d’or
- Livraison
- Conditions générales des ventes
- Créer mon compte
INFORMATIONS
- Cours de l’Or
- Cours de l’Argent
- Avis Clients
- Espace Presse
- FAQ
- Lexique Métaux Précieux
- Transmettre de l'Or
- BDOR France
- Guide Or
- Carrière
- Conditions générales d'utilisation
- Mentions légales
- Plan du site
AGENCE BDOR 67000 STRASBOURG 2 Rue du Travail (Place des Halles) - AGENCE BDOR 68000 COLMAR 24 Avenue de la République (en face du manège)
Suivez-nous sur Google News