Le CAC 40 hésite sous les 7 700 points en attendant le départ de Bayrou
Le CAC 40 reste hésitant alors que le départ de François Bayrou agite les marchés. La Fed et Wall Street surveillés de près.
Par Cécile DOERFLINGER
Temps de lecture : 2 minutes

Sommaire
- L’indice parisien freiné par l’instabilité politique
- La Fed divise sur la suite de la politique monétaire
- Wall Street termine la semaine sur des notes contrastées
- Données macroéconomiques du jour
- Alstom et Airbus : les locomotives du jour
- Sanofi à contre-courant
- À noter également sur les marchés
- Faut-il acheter ou vendre dans ce climat ?
En bref
CAC 40 en légère hausse à l’ouverture, puis repli sous les 7 700 points
Incertitude politique après le probable vote défavorable contre François Bayrou
Anticipations d’assouplissement monétaire de la Fed
Tensions sur le marché du travail américain et inflation
Contrat historique pour Alstom en Nouvelle-Zélande
Programme de rachat d’actions annoncé par Airbus
L’indice parisien freiné par l’instabilité politique
La séance du lundi 8 septembre débute dans une ambiance prudente à la Bourse de Paris. Si le CAC 40 affichait une progression initiale de +0,42 %, il retombe rapidement à +0,20 % vers 9h30, autour des 7 690 points. Les marchés digèrent les remous politiques liés au vote de confiance attendu dans l'après-midi à l’Assemblée nationale.
Le gouvernement de François Bayrou pourrait subir une motion de censure, entraînant sa démission. Ce scénario ouvre une phase d’incertitude à la fois politique et budgétaire, alors que les investisseurs attendaient un cap clair sur la gestion des finances publiques à l'approche du projet de loi de finances 2026.
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La Fed divise sur la suite de la politique monétaire
Les incertitudes ne se limitent pas à la scène française. Aux États-Unis, la trajectoire des taux directeurs fait l’objet de divergences au sein même de la Réserve fédérale.
John Williams, président de la Fed de New York, a laissé entendre qu’une réduction progressive des taux pourrait être envisageable. Il souligne une hausse modérée du chômage couplée à un ralentissement des tensions inflationnistes, rendant la politique actuelle « modérément restrictive mais adaptée ».
À l’inverse, Austan Goolsbee, responsable de la Fed de Chicago, prône une approche plus patiente. Il estime qu’aucune décision ne doit être précipitée, citant un risque d’affaiblissement de l’emploi et des incertitudes persistantes sur les prix à la consommation.
Wall Street termine la semaine sur des notes contrastées
Les indices américains ont connu une fin de semaine mitigée. Le S&P 500 recule de 0,32 % à 6 481 points, malgré un gain hebdomadaire supérieur à 1 %. Le Dow Jones, plus sensible aux secteurs traditionnels, abandonne 0,48 % à 45 400 points, tandis que le Nasdaq reste stable à 21 700 points, enregistrant une performance hebdomadaire de +1,98 % grâce à la technologie.
Données macroéconomiques du jour
États-Unis
-
Crédit à la consommation à 21h00 (heure française)
Europe
-
Exportations allemandes, production industrielle et balance commerciale (08h00)
-
Indice Sentix sur le moral des investisseurs dans la zone euro (10h30)
La parité EUR/USD s’établit à 1,1720, tandis que le baril de Brent se négocie à 66,44 dollars. L’once d’or, quant à elle, se traite autour de 3 591 dollars.
Alstom et Airbus : les locomotives du jour
Alstom
Le groupe français gagne 1,10 % à 20,25 euros après avoir remporté un contrat majeur en Nouvelle-Zélande. Ce marché de 538 millions d’euros porte sur la conception, la fabrication et la maintenance de 18 rames électriques à batterie, destinées aux lignes périurbaines de Wellington. Ces nouveaux trains remplaceront les modèles diesel à partir de 2028, dans une logique de décarbonation des transports.
Airbus
Le constructeur aéronautique grimpe de 1,50 % à 186,58 euros après l’annonce du lancement d’un programme de rachat d’actions. Celui-ci prévoit le rachat de 4,14 millions de titres d’ici janvier 2026, en plusieurs tranches. Une première phase, démarrant ce 8 septembre, devrait couvrir 2,07 millions d’actions d’ici fin octobre. Cette opération vise à soutenir les plans de rémunération en actions et d’actionnariat salarié.
Sanofi à contre-courant
Le titre Sanofi cède 0,10 % à 79,43 euros, dans un mouvement jugé correctif par Morgan Stanley, qui y voit un point d’entrée intéressant. La banque estime que la visibilité retrouvée autour de l’amlitelimab pourrait relancer une dynamique plus centrée sur les résultats financiers à court terme plutôt que sur les incertitudes de la R&D.
Selon notre expert : Face à la tempête économique mondiale, les investisseurs se ruent sur l’or comme valeur refuge… mais pour combien de temps ?
À noter également sur les marchés
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DBV Technologies lance un programme ATM de 150 millions de dollars sur le Nasdaq
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Sword signe de nouveaux contrats en Suisse
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Riber obtient une commande ROSIE aux États-Unis
Faut-il acheter ou vendre dans ce climat ?
Le repli sous les 7 700 points couplé aux incertitudes politiques en France et aux signaux contradictoires de la Réserve fédérale américaine incitent à la prudence à court terme. Les investisseurs pourraient privilégier les valeurs défensives ou internationales, en attendant des clarifications institutionnelles et monétaires. Les prochains indicateurs d’emploi et d’inflation aux États-Unis seront déterminants.
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