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Les Bourses européennes ouvrent sans élan avant l’inflation américaine

Les Bourses européennes ouvrent sans élan avant l’inflation américaine. Wall Street recule, l’IA inquiète, les résultats d’entreprises animent la cote.

Temps de lecture : 2 minutes

Les Bourses européennes ouvrent sans élan avant l’inflation américaine

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En bref

• Ouverture prudente des places européennes après la baisse marquée de Wall Street
• Marchés suspendus aux chiffres de l’inflation américaine de janvier
• Nouvelles tensions autour des valeurs liées à l’intelligence artificielle
• Résultats d’entreprises contrastés en Europe
• Repli de l’euro face au dollar avant les statistiques clés

Les principales places financières du Vieux Continent ont entamé la séance avec retenue, à la suite d’un décrochage notable de Wall Street la veille. La nervosité s’est ravivée autour des valeurs technologiques, tandis que les opérateurs se positionnent avant la publication de l’inflation américaine de janvier, attendue comme un indicateur déterminant pour la trajectoire des taux.

À Paris, l’indice phare cédait 0,30 % peu après l’ouverture. Francfort progressait légèrement de 0,12 %, Londres gagnait 0,29 %, alors que Milan abandonnait 0,20 %. L’absence de direction nette illustre un marché en phase d’ajustement, partagé entre publications d’entreprises et incertitudes macroéconomiques.

 


L’inflation américaine au centre des anticipations

 

La séance s’articule autour d’un rendez-vous statistique majeur : les chiffres de l’inflation américaine dévoilés à 14h30. Leur lecture orientera les anticipations de politique monétaire outre-Atlantique et, par ricochet, les flux sur les marchés mondiaux.

La semaine s’est déjà distinguée par une densité inhabituelle de résultats d’entreprises, ce qui complique la lisibilité des indices. Les investisseurs arbitrent entre fondamentaux microéconomiques et signaux macroéconomiques, dans une phase où la visibilité demeure limitée.

L’euro reculait de 0,14 % face au dollar, à 1,1853, signe d’un positionnement prudent avant les annonces américaines.

 


Le spectre de l’intelligence artificielle pèse sur Wall Street

 

La séance précédente à New York a laissé des traces. Le Nasdaq a décroché de 2,03 %, le Dow Jones de 1,33 %, traduisant un regain de méfiance à l’égard des valeurs technologiques. Les interrogations autour de la rentabilité à court terme des investissements liés à l’intelligence artificielle ont alimenté les prises de bénéfices.

Les données américaines publiées jeudi ont accentué ce mouvement : chute des ventes de logements existants et inscriptions hebdomadaires au chômage supérieures aux attentes. Même des publications supérieures aux prévisions, à l’image de Cisco, n’ont pas suffi à inverser la tendance.

 


Des résultats d’entreprises contrastés en Europe

 

La cote européenne reste animée par plusieurs publications notables.

Safran anticipe une amélioration de ses performances en 2026 et relève ses objectifs à horizon 2028, porté par la demande soutenue sur le marché secondaire des moteurs d’avions civils.

Capgemini affiche un bénéfice par action en repli de 3,7 % à 9,46 euros en données publiées pour 2025, mais en hausse de 5,8 % en données normalisées. La marge opérationnelle se maintient à 13,3 %, tandis que le free cash flow organique demeure stable à 1,95 milliard d’euros.

L’Oréal enregistre une accélération de sa croissance au quatrième trimestre. Les ventes progressent de 1,5 % à 11,25 milliards d’euros en données publiées, et de 6 % en croissance organique, marquant une amélioration par rapport au rythme annuel.

TF1 atteint ses objectifs révisés pour 2025 malgré un marché publicitaire toujours contraint. Le chiffre d’affaires consolidé s’établit à 2,29 milliards d’euros, en recul de 2,5 %.

Ubisoft, enfin, fait état de réservations nettes en hausse de 12 % à 338 millions d’euros sur son troisième trimestre décalé. La performance dépasse les attentes, sans dissiper totalement les interrogations apparues après l’avertissement du mois précédent.

 


Une dynamique européenne heurtée

 

La veille, le CAC 40 avait brièvement inscrit un sommet à 8 437,35 points avant de céder du terrain en fin de séance, terminant en repli de 0,33 % à 8 341 points. L’Euro Stoxx 50 a clôturé en baisse de 0,51 %, tandis que Londres et Francfort ont respectivement abandonné 0,75 % et 0,11 %.

Cette volatilité intrajournalière traduit un marché sensible à la moindre variation d’anticipations, qu’elles concernent la conjoncture américaine ou la solidité des modèles économiques technologiques.

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