Cours de l’or et de l’argent, prix de pièces d’or, lingots d’or & bijoux en or - Gold & Silver - Agence BDOR : achat, vente & rachat d’or

Ligne directe : 03 88 234 234

Les obligations d’État, pire cauchemar de l’or : faut-il vendre ou acheter maintenant ?

L'or recule ce jeudi après une correction de 25 % depuis janvier 2026. BDOR analyse ce que cela change vraiment pour les détenteurs d'or.

Temps de lecture : 3 minutes

Les obligations d’État, pire cauchemar de l’or : faut-il vendre ou acheter maintenant ?

Abonnez vous à nos actualités - Google News & Google Discover

En bref

  • L'once d'or s'établit à 3688 euros ce jeudi 1er octobre, en léger repli de 0,20 % sur 24 heures

  • Depuis le sommet du 29 janvier 2026 au-delà de 5602 dollars, la correction en dollars approche 25 %

  • Le TEC 10 ans français atteint 4,903 % le 1er octobre contre 4,114 % le 31 août, un mouvement rapide

  • La BCE a relevé ses taux directeurs de 25 points de base le 10 septembre, avec une inflation projetée à 3,0 %

  • Eurostat relevait une inflation de 3,2 % en août 2026 dans la zone euro, un écart qui pèse sur le rendement réel

  • La fonction patrimoniale de l'or reste distincte de celle d'un actif de croissance, malgré l'ampleur du repli

L'or recule ce jeudi mais la correction depuis janvier reste le vrai sujet

Nos relevés mesurés ce jeudi 1er octobre à 16h30 situent l'once d'or à 118,57 euros le gramme, soit 3687,95 euros l'once. La séance a ouvert à 117,937 euros, grimpé jusqu'à 119,039 euros en milieu de journée, avant de redescendre. Sur la journée, le cours progresse encore de 0,6 % par rapport à la clôture de la veille et de 0,5 % depuis l'ouverture, mais il recule de 0,3 % sur les trois dernières heures. Une amplitude de 1,3 % en une seule séance, ce n'est pas anodin pour un actif qu'on présente souvent comme stable.

Ce mouvement du jour ne prend son sens que replacé dans la correction engagée depuis janvier. Le sommet relevé le 29 janvier 2026 dépassait 5602 dollars l'once. Début octobre, le cours reste bloqué sous 4200 dollars. Entre les deux, le recul approche 25 % en dollars. BDOR constatait par ailleurs, ce 1er octobre 2026, un repli hebdomadaire de 2,2 % en euros, alors que la cotation en dollars se montrait plus stable. Pour un épargnant français, regarder uniquement le prix américain revient à ignorer une partie du risque réel porté par l'euro face au dollar.

A lire aussi : Les marchés tremblent, le CAC 40 plonge et le dollar se raffermit, l'or tient encore la ligne mais pour combien de temps

Les rendements obligataires rendent l'arbitrage plus coûteux pour l'or

Le cœur du sujet ne se joue plus seulement sur le marché de l'or, mais sur celui des taux. Une obligation verse un coupon, l'or non. Plus les rendements remontent, plus détenir de l'or revient à renoncer à un revenu disponible ailleurs. La Banque de France affichait un TEC 10 ans à 4,903 % ce 1er octobre 2026, contre 4,114 % le 31 août. Une telle accélération en un mois change mécaniquement l'intérêt relatif des obligations souveraines face à un actif qui ne rapporte rien.

La BCE a durci sa politique le 10 septembre 2026, relevant ses trois taux directeurs de 25 points de base, avec une inflation projetée à 3,0 % sur l'année. Eurostat confirmait de son côté une inflation annuelle de 3,2 % en août 2026 dans la zone euro. Le chiffre qui compte vraiment pour un épargnant, c'est le rendement réel, soit le taux nominal diminué de l'inflation. Si ce rendement réel continue de progresser, les obligations gagnent en attractivité face à l'or. Si l'inflation reprend de la vigueur, ou si la confiance monétaire se détériore, l'équation s'inverse rapidement. C'est cette incertitude, plus que le niveau du cours lui même, qui rend la période délicate à lire.

Une correction de 25 % n'efface pas la fonction patrimoniale de l'or

Traiter l'or comme une action dont on attendrait une progression linéaire serait une erreur de lecture. Sa fonction patrimoniale répond à une autre logique depuis le 15 août 1971, date à laquelle la fin de la convertibilité du dollar en or a ouvert l'ère des changes flottants. Depuis cette rupture, le prix de l'or dépend du dollar, des taux réels, de l'inflation et de la perception du risque financier, pas d'un flux de résultats ou d'un dividende. Une correction sévère peut donc coexister avec une fonction de diversification qui reste, elle, intacte.

Tout dépend alors de la taille de la position détenue. Un portefeuille devenu trop concentré après la hausse de 2025 et du début 2026 peut justifier un rééquilibrage raisonné. Une allocation plus réduite, pensée comme une protection face à certains risques bancaires ou monétaires, répond à un objectif différent, qui n'a pas vocation à bouger au gré d'un recul trimestriel. Vendre uniquement parce que le prix a reculé de 25 % revient à confondre volatilité et changement de thèse. Notre lecture reste que ce repli ressemble davantage à une normalisation après un emballement qu'à un retournement structurel, mais elle se vérifiera surtout si les rendements réels se stabilisent dans les prochains mois. Si l'inflation reprenait durablement le dessus sur les taux nominaux, l'arbitrage actuel en faveur des obligations perdrait une partie de sa logique, et l'or retrouverait un argument plus solide.

Détention physique et débancarisation, un repère plutôt qu'un réflexe

Le repli des derniers mois relance mécaniquement la question de la détention directe. Des lingots d'or, des pièces d'or ou de l'argent physique permettent une débancarisation partielle, indépendante d'un seul intermédiaire financier, à un moment où le marché obligataire concentre une grande partie de l'attention des épargnants. Cette approche n'efface pas le risque de prix, ni les coûts de conservation et de revente propres au physique. Son intérêt tient surtout à la logique de répartition : réduire la dépendance à un unique circuit, bancaire ou obligataire, plutôt que chercher à profiter d'un rebond à court terme sur une cotation qui, ce jeudi, évolue encore à 3688 euros l'once.

Sources : BDOR

Prenez en main votre patrimoine : que faire maintenant ?

Partager l'article :

Découvrir aussi

Inflation à 3,0 % : le détroit d’Ormuz frappe directement l’économie française
3 octobre 2026
L'euro touche un plus bas annuel face au dollar avant les chiffres américains
2 octobre 2026
L'argent recule de 3,7% sur une semaine, deux semaines de baisse d'affilée
2 octobre 2026