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Parents, préparez-vous : le Sénat approuve un nouveau congé de naissance à partir de 2027

Le Sénat approuve un nouveau congé de naissance dès 2027. Deux mois indemnisés à 70 % puis 60 %. Voici ce que cela change pour les familles.

Temps de lecture : 2 minutes

Parents, préparez-vous : le Sénat approuve un nouveau congé de naissance à partir de 2027

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En bref

  • Le Sénat valide la création d’un nouveau congé de naissance de deux mois par parent à compter du 1er janvier 2027.

  • Ce congé, indemnisé à 70 % puis 60 % du salaire net, ne remplace pas le congé parental.

  • Les parents pourront le prendre ensemble ou séparément, mais il ne sera pas fractionnable.

  • Le financement envisagé par le gouvernement via un report des allocations familiales à partir de 18 ans a été rejeté par les sénateurs.

  • L’objectif : répondre à l’urgence démographique et favoriser une meilleure répartition de la charge mentale.


Le Sénat valide un nouveau congé de naissance indemnisé dès janvier 2027

 

Le Sénat a adopté ce lundi 24 novembre une mesure clé du futur budget de la Sécurité sociale pour 2026 : la création d’un congé de naissance de deux mois supplémentaires par parent. Prévue pour entrer en vigueur au 1er janvier 2027, cette nouvelle disposition entend favoriser un meilleur équilibre familial dès les premières semaines suivant l’arrivée d’un enfant.

 

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Une réponse politique à la chute de la natalité

 

L’annonce initiale de cette mesure remonte à janvier 2024. Le président Emmanuel Macron évoquait alors un “réarmement démographique”, dans un contexte de natalité historiquement basse en France. Le nouveau congé vise à prolonger le soutien apporté aux parents, en complément des congés maternité et paternité existants.

Chaque parent pourra bénéficier de deux mois de congé supplémentaires, avec une prise simultanée ou alternée selon les besoins du foyer. Ce temps accordé pourrait ainsi contribuer à renforcer le lien père-enfant ou co-parent-enfant, souvent moins valorisé lors des premiers mois de vie.

 


Congé fractionnable refusé, charge mentale en ligne de mire

 

Initialement, les députés avaient conditionné ce congé à une prise décalée d’au moins un mois entre les deux parents, pour encourager un engagement autonome du père ou du second parent. Cette disposition a été rejetée par les sénateurs, tout comme la possibilité de fractionner le congé. Une orientation assumée par la majorité sénatoriale qui privilégie la souplesse dans l’organisation des familles.

La ministre déléguée à l'Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, a insisté sur la nécessité de laisser aux foyers le choix le plus adapté à leur situation, évoquant les difficultés du post-partum, période souvent marquée par une charge physique et mentale accrue pour les mères.

 


Une indemnisation dégressive sur deux mois

 

Le montant exact de l’indemnisation sera précisé par décret, mais le gouvernement a déjà annoncé les grandes lignes : 70 % du salaire net le premier mois, puis 60 % le second. Une aide substantielle, mais qui reste en deçà du plein salaire.

La sénatrice socialiste Laurence Rossignol a salué l’avancée, tout en alertant sur le risque de décourager les pères, dont les revenus restent en moyenne supérieurs à ceux des femmes, si la perte de revenu est jugée trop lourde.

 

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Une mesure qui ne remplace pas le congé parental

 

Il est important de noter que ce nouveau congé de naissance n’empiète pas sur le congé parental existant, lequel reste ouvert jusqu’aux trois ans de l’enfant avec une allocation d’environ 400 euros mensuels.

Pour financer cette mesure, le gouvernement avait prévu de reculer de 14 à 18 ans l’âge à partir duquel les allocations familiales sont majorées pour les familles avec deux enfants. Une proposition qui a été fermement rejetée par les sénateurs, notamment via un amendement porté par Olivier Henno (UDI) et soutenu par plusieurs groupes, dont la gauche.

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