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« Ils ne sont pas responsables » : Michel-Édouard Leclerc défend les Français qui gagnent 2 050 € par mois

Michel-Édouard Leclerc critique le gouvernement sur le salaire médian, la dette publique et le pouvoir d'achat des classes moyennes.

Temps de lecture : 3 minutes

« Ils ne sont pas responsables » : Michel-Édouard Leclerc défend les Français qui gagnent 2 050 € par mois

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En bref

  • Michel-Édouard Leclerc dénonce sur CNews le décalage entre les efforts demandés aux Français et le salaire médian de 2 050 euros

  • Le patron du groupement de distribution refuse de faire porter la responsabilité de la dette publique sur les classes moyennes

  • La dette publique dépasse 118,5 % du PIB et le déficit atteint -5,1 % du PIB au premier trimestre 2026 selon l'Insee

  • Leclerc estime que le vrai risque pour la France est un recul de la consommation plutôt qu'une pression des marchés financiers

  • L'entrepreneur plaide pour un fonds souverain financé par une fiscalité ciblée sur les hauts revenus

Un salaire médian à 2 050 euros dans la ligne de mire de Leclerc

Lors d'une intervention sur CNews le 9 septembre 2026, Michel-Édouard Leclerc a dressé un constat sévère sur le fossé qui sépare les décideurs politiques du quotidien des classes moyennes. Le patron du groupement de distribution a rappelé que le salaire médian français avoisine 2 050 euros mensuels, un ordre de grandeur cohérent avec les dernières estimations de l'Insee sur les niveaux de vie des ménages. Il a jugé « inaudible » le discours qui somme les ménages de se serrer la ceinture, tout en agitant simultanément le spectre d'une réforme des retraites amputée et celui de l'intelligence artificielle venue menacer les emplois.

Cette accumulation de messages anxiogènes nourrit, selon lui, un sentiment d'injustice profond chez les salariés les plus modestes. « Les gens qui gagnent 2 050 balles par mois, ils ne sont pas responsables de la dérive des comptes publics », a-t-il lancé, visant frontalement l'exécutif. Une charge qui résonne alors que le déficit public atteint -5,1 % du PIB au premier trimestre 2026 selon l'Insee, et que la dette publique dépasse 118,5 % du PIB, un niveau qui alimente depuis des mois les débats sur le partage de l'effort budgétaire entre générations et catégories sociales.

A lire aussi : L'or explose au-dessus de 3780 euros l'once pendant que la dette française s'enfonce un peu plus chaque trimestre

La dette publique, un fardeau que Leclerc refuse de reporter sur les classes moyennes

Pour Michel-Édouard Leclerc, la responsabilité de la dérive des comptes publics ne peut en aucun cas être attribuée aux salariés modestes ou aux classes moyennes, qui subissent déjà la hausse du coût de la vie. Il appelle à un rééquilibrage de l'effort budgétaire, en pointant du doigt les hauts revenus et les grandes fortunes comme contributeurs légitimes à un redressement des finances publiques, plutôt que de faire porter ce poids sur ceux qui gagnent le salaire médian.

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Un risque de recul de la consommation plus préoccupant que la pression des marchés

Contrairement à de nombreux économistes qui redoutent une réaction brutale des marchés financiers face à l'endettement français, Michel-Édouard Leclerc estime que le danger immédiat se situe ailleurs : dans un possible effondrement de la consommation des ménages. Si les classes moyennes continuent de voir leur pouvoir d'achat s'éroder sous l'effet conjugué de l'inflation, des incertitudes sur les retraites et de la menace de l'intelligence artificielle sur l'emploi, c'est toute la dynamique économique du pays qui pourrait en pâtir, avertit-il.

Un fonds souverain financé par une fiscalité ciblée : la proposition de Leclerc

Pour sortir de cette impasse budgétaire sans pénaliser davantage les classes moyennes, Michel-Édouard Leclerc plaide pour la création d'un fonds souverain, alimenté par une fiscalité spécifiquement ciblée sur les hauts revenus. Cette proposition s'inscrit dans un débat plus large sur la nécessité de repenser la répartition de l'effort fiscal en France, alors que la dette publique continue de peser lourdement sur les perspectives économiques du pays et que l'or, valeur refuge, franchit des sommets historiques au-dessus de 3780 euros l'once.

Sources : BDOR - Insee - CNews

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