Cours de l’or et de l’argent, prix de pièces d’or, lingots d’or & bijoux en or - Gold & Silver - Agence BDOR : achat, vente & rachat d’or

Ligne directe : 03 88 234 234

Trump promet un âge d’or… mais à quel prix ?

Entre prix bas à la pompe et coûts élevés du schiste, la stratégie pétrolière américaine révèle une équation fragile aux effets mondiaux durables.

Par Cécile DOERFLINGER

Article publié le : 7 février, 2026

Temps de lecture : 2 minutes

Prenez en main votre patrimoine : que faire maintenant ?

ChatGPT Mistral Claude Perplexity Grok

Trump promet un âge d’or… mais à quel prix ?

Abonnez vous à nos actualités BDOR Discover

En bref

– La relance pétrolière voulue par Donald Trump se heurte aux coûts élevés du schiste
– Un baril sous 50 dollars rend une large part des nouveaux projets non rentables
– La déréglementation accélère les permis mais freine les investissements réels
– Les tarifs douaniers renchérissent les équipements de production
– Un risque de pénurie mondiale pourrait émerger à moyen terme


Une promesse de carburant bon marché sous tension industrielle

 

Le slogan martelé par Donald Trump lors de son retour à la Maison-Blanche, « Drill, baby, drill », visait un double objectif politique et économique : doper la production pétrolière américaine tout en ramenant le prix de l’essence sous les deux dollars le gallon. Cette perspective parlait directement à un électorat fragilisé par l’inflation énergétique observée sous l’administration précédente.

Derrière l’ambition, les réalités du marché dressent une barrière chiffrée sévère. Obtenir un carburant aussi bon marché suppose un baril durablement inférieur à 50 dollars. Or la majorité des nouveaux projets liés au pétrole de schiste américain exigent des niveaux bien supérieurs pour couvrir les investissements et satisfaire les exigences de rentabilité des actionnaires.

 

A lire aussi : L’or explose alors que les tensions énergétiques fragilisent les marchés mondiaux et réveillent les stratégies de protection patrimoniale.

 


Le schiste américain, une équation de coûts structurellement lourde

 

Contrairement aux gisements conventionnels du Moyen-Orient, l’extraction du pétrole de schiste américain repose sur des forages horizontaux, une fracturation hydraulique intensive et des infrastructures coûteuses. Les estimations sectorielles convergent aujourd’hui vers un seuil moyen d’environ 70 dollars par baril pour les nouveaux projets.

Des écarts majeurs selon les bassins

Dans les zones les plus productives, certains puits conservent une rentabilité autour de 40 dollars. À l’opposé, les régions moins favorables nécessitent souvent 80 à 90 dollars pour équilibrer les comptes. À mesure que les meilleurs réservoirs s’épuisent, la production migre vers des secteurs plus complexes, ce qui pousse les seuils de rentabilité vers le haut.

Plusieurs projections industrielles estiment même que le coût moyen du pétrole de schiste américain pourrait s’approcher de 95 dollars le baril d’ici 2035.

 


Des prévisions de prix peu compatibles avec l’expansion

 

Les anticipations de marché pour 2026 tablent sur un baril oscillant autour de 55 dollars, une zone inconfortable pour une large part de l’industrie du schiste. À ces niveaux, nombre de projets deviennent financièrement fragiles, ce qui explique la prudence croissante des producteurs.

La promesse présidentielle de voir l’essence durablement sous les deux dollars s’éloigne mécaniquement de ces équilibres économiques. Malgré une légère détente des prix à la pompe depuis 2025, la baisse reste marginale, sans perspective crédible de retour rapide sous les trois dollars le gallon.

 


La déréglementation accélère les permis, pas les forages

 

Dès le début du mandat, la nouvelle administration a multiplié les décrets visant à accélérer l’octroi de permis, lever les moratoires fédéraux et ouvrir de nouvelles zones offshore ou arctiques. Résultat : une hausse spectaculaire des autorisations de forage en 2025.

Sur le terrain, la dynamique apparaît bien différente. Les compagnies sécurisent des droits sans engager immédiatement les capitaux nécessaires. Le lancement réel des projets reste conditionné aux prix futurs, jugés insuffisants pour justifier une prise de risque massive.

Le nombre de plateformes actives a reculé d’environ 30 % en trois ans, tandis que la production, après un pic en 2025, devrait amorcer un léger repli dès 2026 selon les prévisions sectorielles.

 


Les tarifs douaniers, un frein indirect à la production

 

Si le pétrole brut importé échappe aux droits de douane, les équipements indispensables à l’exploitation acier, tubes, machines de forage subissent des hausses tarifaires allant parfois jusqu’à 50 %. Cette pression renchérit les coûts de production d’environ 5 % sur l’année 2025 selon plusieurs estimations industrielles.

Face à ces surcoûts, les producteurs investissent massivement dans l’automatisation, l’intelligence artificielle et les drones afin d’optimiser l’implantation des puits et réduire les délais de développement. Sans ces gains de productivité, le seuil de rentabilité du pétrole de schiste américain serait déjà bien plus élevé.

 


Une arithmétique qui refroidit les investisseurs

 

Même avec l’apport technologique, les perspectives de prix modérés incitent les entreprises à privilégier la discipline financière. Dividendes, rachats d’actions et réduction de dette passent avant l’expansion agressive des capacités de production.

Cette logique dépasse les frontières américaines. Des producteurs à coûts élevés, comme le Venezuela, restent dépendants d’un baril proche de 100 dollars pour relancer durablement leurs réserves.

 


Un marché mondial temporairement excédentaire

 

À court terme, l’offre mondiale semble confortablement fournie. L’Agence internationale de l’énergie prévoit un surplus supérieur à deux millions de barils par jour en 2026, alimenté par la montée en puissance de pays hors OPEP+ comme le Brésil, le Guyana, le Canada ou l’Argentine.

La croissance de la demande mondiale, plus modérée, reflète les incertitudes économiques et les premiers effets visibles de la transition énergétique, notamment en Chine.

Sous l’impulsion diplomatique de Washington, l’Arabie saoudite a accepté de ne plus défendre un baril autour de 80 dollars, pourtant vital pour ses équilibres budgétaires. Cette stratégie contribue à contenir les prix à la pompe, tout en fragilisant les producteurs à coûts élevés, y compris aux États-Unis.

Plusieurs groupes majeurs, tels que Chevron, ExxonMobil ou ConocoPhillips, ont déjà engagé des milliers de suppressions de postes face à cette conjoncture.

 

Selon notre expert : Quand la finance mondiale vacille sous le poids des déséquilibres économiques, le cours de l’or devient le baromètre silencieux de la peur des investisseurs.

 


Le risque d’un retournement brutal à moyen terme

 

Les champs pétroliers conventionnels déclinent naturellement de 4 à 7 % par an. Chaque année, l’industrie mondiale perd ainsi plusieurs millions de barils par jour du simple fait de l’épuisement géologique. Si les investissements restent durablement freinés après 2028, le marché pourrait basculer d’un excédent à une pénurie relative au début de la prochaine décennie.

Un tel scénario ouvrirait la voie à un rebond marqué des prix, rappelant la vulnérabilité persistante des économies face aux cycles énergétiques.

 


Un paradoxe stratégique pour Washington

 

En cherchant simultanément à favoriser l’offre domestique par la déréglementation et à maintenir des prix bas grâce aux pressions internationales, l’administration américaine affaiblit la rentabilité du pétrole de schiste américain. Cette contradiction alimente une instabilité structurelle du marché mondial, tout en décourageant les investissements de long terme.

Sur le front climatique, des carburants bon marché ralentissent les changements de comportements à court terme. À moyen horizon, la volatilité croissante pourrait au contraire renforcer la prise de conscience de la dépendance énergétique et accélérer certaines transitions industrielles.

 


L’épargne face aux cycles énergétiques et financiers

 

Dans ce contexte de volatilité des matières premières, d’incertitudes géopolitiques et de politiques monétaires fluctuantes, de nombreux investisseurs cherchent à diversifier leur patrimoine hors du système bancaire traditionnel. L’acquisition d’or physique, de lingots d’argent ou de pièces d’investissement constitue une approche couramment utilisée pour protéger la valeur de l’épargne face à l’inflation, aux crises financières et aux déséquilibres macroéconomiques, tout en conservant un actif tangible indépendant des marchés numériques.

Partager l'article :

 

Découvrir aussi

Économie russe : la chute continue malgré la propagande de Poutine
7 février 2026
Impôts : les entreprises devront-elles encore payer cette surtaxe de Bercy ?
7 février 2026
Budget 2026 : ce que ça change (ou pas) pour votre impôt
7 février 2026

Je suis à votre écoute pour vous accompagner vers les produits d’investissement les plus pertinents pour vous.

Appeler l'Agence BDOR 03 88 234 234 03 88 234 234

 

ACHAT D’OR EN LIGNE - AGENCE BDOR

 

L’Agence BDOR, experte en métaux précieux vous informe sur l’actualité de l’or, le cours de l’or, de l’argent ainsi que sur les pièces et lingots d’or d’investissement. Vous souhaitez acheter de l’or, rendez-vous dans notre rubrique d’achat d’or en ligne.

 

Acheter de l'or

 

Prix de l'Or

Mise à jour le 06/02/2026 à 13h30
Lingot d'Or 1 Kg131 000,00 €+0,00 %
Lingot Or 500 Gr70 500,00 €+0,00 %
Lingot Or 100 Gr14 245,00 €+0,00 %
20 Francs Napoléon Or820,00 €+0,00 %
20 Francs Coq Marianne Or820,00 €+0,00 %
20 Francs Suisse Or770,10 €-6,09 %
50 Pesos Or5 100,00 €+4,08 %
Souverain Or1 035,00 €+7,81 %
 

TOUS LES COURS DE L'OR

 

NOUS SOMMES SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

 

 


CONTACTEZ UN EXPERT

 

 

Appeler l'Agence BDOR 03 88 234 234 03 88 234 234


NOTRE NEWSLETTER

Inscription Newsletter BDOR

 

Contact Agence BDOR Restez informés !


ACHAT OR SÉCURISÉ

 Livraison Offerte et Assurée

 

Appeler l'Agence BDOR 03 88 234 234Acheter de l'or en ligne

À PROPOS

L’Agence BDOR est une agence privée et indépendante, experte en achat et vente d’or - Gold & Silver. Nous proposons le cours de l’or et le prix de l’or en direct, ainsi que la valeur des lingots d’or et des pièces d’or comme le Napoléon d’or (Louis d’Or), le 50 Pesos ou encore le Souverain. Nos experts en numismatique sont là pour vous aider à valoriser votre pièce d’or ou d’argent. Bénéficiez des meilleures offres de rachat d’or et d’argent pour vos bijoux ou vieil or afin d’obtenir la meilleure cotation de l’or et ceci au meilleur moment.

CONTACT

Achat Or et Argent - Contact 

Ligne directe : 03 88 234 234

AGENCE BDOR 67000 STRASBOURG 2 Rue du Travail (Place des Halles) - AGENCE BDOR 68000 COLMAR 24 Avenue de la République (en face du manège)