Entre prix bas à la pompe et coûts élevés du schiste, la stratégie pétrolière américaine révèle une équation fragile aux effets mondiaux durables.
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Sommaire
En bref
– La relance pétrolière voulue par Donald Trump se heurte aux coûts élevés du schiste
– Un baril sous 50 dollars rend une large part des nouveaux projets non rentables
– La déréglementation accélère les permis mais freine les investissements réels
– Les tarifs douaniers renchérissent les équipements de production
– Un risque de pénurie mondiale pourrait émerger à moyen terme
Le slogan martelé par Donald Trump lors de son retour à la Maison-Blanche, « Drill, baby, drill », visait un double objectif politique et économique : doper la production pétrolière américaine tout en ramenant le prix de l’essence sous les deux dollars le gallon. Cette perspective parlait directement à un électorat fragilisé par l’inflation énergétique observée sous l’administration précédente.
Derrière l’ambition, les réalités du marché dressent une barrière chiffrée sévère. Obtenir un carburant aussi bon marché suppose un baril durablement inférieur à 50 dollars. Or la majorité des nouveaux projets liés au pétrole de schiste américain exigent des niveaux bien supérieurs pour couvrir les investissements et satisfaire les exigences de rentabilité des actionnaires.
Contrairement aux gisements conventionnels du Moyen-Orient, l’extraction du pétrole de schiste américain repose sur des forages horizontaux, une fracturation hydraulique intensive et des infrastructures coûteuses. Les estimations sectorielles convergent aujourd’hui vers un seuil moyen d’environ 70 dollars par baril pour les nouveaux projets.
Dans les zones les plus productives, certains puits conservent une rentabilité autour de 40 dollars. À l’opposé, les régions moins favorables nécessitent souvent 80 à 90 dollars pour équilibrer les comptes. À mesure que les meilleurs réservoirs s’épuisent, la production migre vers des secteurs plus complexes, ce qui pousse les seuils de rentabilité vers le haut.
Plusieurs projections industrielles estiment même que le coût moyen du pétrole de schiste américain pourrait s’approcher de 95 dollars le baril d’ici 2035.
Les anticipations de marché pour 2026 tablent sur un baril oscillant autour de 55 dollars, une zone inconfortable pour une large part de l’industrie du schiste. À ces niveaux, nombre de projets deviennent financièrement fragiles, ce qui explique la prudence croissante des producteurs.
La promesse présidentielle de voir l’essence durablement sous les deux dollars s’éloigne mécaniquement de ces équilibres économiques. Malgré une légère détente des prix à la pompe depuis 2025, la baisse reste marginale, sans perspective crédible de retour rapide sous les trois dollars le gallon.
Dès le début du mandat, la nouvelle administration a multiplié les décrets visant à accélérer l’octroi de permis, lever les moratoires fédéraux et ouvrir de nouvelles zones offshore ou arctiques. Résultat : une hausse spectaculaire des autorisations de forage en 2025.
Sur le terrain, la dynamique apparaît bien différente. Les compagnies sécurisent des droits sans engager immédiatement les capitaux nécessaires. Le lancement réel des projets reste conditionné aux prix futurs, jugés insuffisants pour justifier une prise de risque massive.
Le nombre de plateformes actives a reculé d’environ 30 % en trois ans, tandis que la production, après un pic en 2025, devrait amorcer un léger repli dès 2026 selon les prévisions sectorielles.
Si le pétrole brut importé échappe aux droits de douane, les équipements indispensables à l’exploitation acier, tubes, machines de forage subissent des hausses tarifaires allant parfois jusqu’à 50 %. Cette pression renchérit les coûts de production d’environ 5 % sur l’année 2025 selon plusieurs estimations industrielles.
Face à ces surcoûts, les producteurs investissent massivement dans l’automatisation, l’intelligence artificielle et les drones afin d’optimiser l’implantation des puits et réduire les délais de développement. Sans ces gains de productivité, le seuil de rentabilité du pétrole de schiste américain serait déjà bien plus élevé.
Même avec l’apport technologique, les perspectives de prix modérés incitent les entreprises à privilégier la discipline financière. Dividendes, rachats d’actions et réduction de dette passent avant l’expansion agressive des capacités de production.
Cette logique dépasse les frontières américaines. Des producteurs à coûts élevés, comme le Venezuela, restent dépendants d’un baril proche de 100 dollars pour relancer durablement leurs réserves.
À court terme, l’offre mondiale semble confortablement fournie. L’Agence internationale de l’énergie prévoit un surplus supérieur à deux millions de barils par jour en 2026, alimenté par la montée en puissance de pays hors OPEP+ comme le Brésil, le Guyana, le Canada ou l’Argentine.
La croissance de la demande mondiale, plus modérée, reflète les incertitudes économiques et les premiers effets visibles de la transition énergétique, notamment en Chine.
Sous l’impulsion diplomatique de Washington, l’Arabie saoudite a accepté de ne plus défendre un baril autour de 80 dollars, pourtant vital pour ses équilibres budgétaires. Cette stratégie contribue à contenir les prix à la pompe, tout en fragilisant les producteurs à coûts élevés, y compris aux États-Unis.
Plusieurs groupes majeurs, tels que Chevron, ExxonMobil ou ConocoPhillips, ont déjà engagé des milliers de suppressions de postes face à cette conjoncture.
Selon notre expert : Quand la finance mondiale vacille sous le poids des déséquilibres économiques, le cours de l’or devient le baromètre silencieux de la peur des investisseurs.
Les champs pétroliers conventionnels déclinent naturellement de 4 à 7 % par an. Chaque année, l’industrie mondiale perd ainsi plusieurs millions de barils par jour du simple fait de l’épuisement géologique. Si les investissements restent durablement freinés après 2028, le marché pourrait basculer d’un excédent à une pénurie relative au début de la prochaine décennie.
Un tel scénario ouvrirait la voie à un rebond marqué des prix, rappelant la vulnérabilité persistante des économies face aux cycles énergétiques.
En cherchant simultanément à favoriser l’offre domestique par la déréglementation et à maintenir des prix bas grâce aux pressions internationales, l’administration américaine affaiblit la rentabilité du pétrole de schiste américain. Cette contradiction alimente une instabilité structurelle du marché mondial, tout en décourageant les investissements de long terme.
Sur le front climatique, des carburants bon marché ralentissent les changements de comportements à court terme. À moyen horizon, la volatilité croissante pourrait au contraire renforcer la prise de conscience de la dépendance énergétique et accélérer certaines transitions industrielles.
Dans ce contexte de volatilité des matières premières, d’incertitudes géopolitiques et de politiques monétaires fluctuantes, de nombreux investisseurs cherchent à diversifier leur patrimoine hors du système bancaire traditionnel. L’acquisition d’or physique, de lingots d’argent ou de pièces d’investissement constitue une approche couramment utilisée pour protéger la valeur de l’épargne face à l’inflation, aux crises financières et aux déséquilibres macroéconomiques, tout en conservant un actif tangible indépendant des marchés numériques.
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