Wall Street suspendu à l'inflation américaine et au verdict de la Fed sur les taux d'intérêt
Wall Street hésite avant les chiffres d'inflation américains et la décision de la Fed. Pétrole et or sous surveillance cette semaine.
Par Victor KOSTIK
Temps de lecture : 4 minutes

En bref
Wall Street reprend de façon mitigée après la fête du Travail, dans l'attente des chiffres d'inflation américaine de vendredi
L'outil CME FedWatch attribue 58,4% de probabilité à une hausse des taux de la Fed le 16 septembre
Les créations d'emplois non agricoles d'août ont triplé les attentes du consensus, à 162 000 postes
La BCE devrait relever sa facilité de dépôt à 2,5% jeudi, avant une possible pause monétaire
Le pétrole grimpe après des attaques revendiquées par les Houthis contre des installations d'Aramco
Apple dévoile mercredi son iPhone pliable sous la direction de son nouveau directeur général John Ternus
Wall Street hésite avant le choc des prix à la consommation
Après une pause pour la fête du Travail, la place new-yorkaise retrouve ses financiers ce mardi dans une ambiance mitigée. Les contrats à terme annoncent un Dow Jones en repli de 0,7%, un S&P 500 en baisse de 0,2% et un Nasdaq 100 qui grappille 0,1%. Cette dispersion traduit une nervosité palpable face au calendrier monétaire qui s'annonce chargé. Sur le marché obligataire, le rendement du T-Bond à 10 ans se détend légèrement à 4,77%, tandis que celui à 30 ans évolue autour de 5,23%.
L'outil CME FedWatch, référence des traders pour anticiper les décisions de la Fed, attribue une probabilité de 58,4% à une hausse d'un quart de point le 16 septembre prochain, contre 41,6% pour un statu quo. Les créations d'emplois non agricoles d'août, publiées vendredi, ont bousculé les pronostics : 162 000 postes créés, soit près du triple du consensus Bloomberg fixé à 55 000 et de celui de FactSet à 56 000. Le taux de chômage s'est établi à 4,1%, conforme à FactSet mais légèrement supérieur à l'estimation de Bloomberg. Donald Trump a réagi sur son réseau Truth Social, réclamant une baisse immédiate des taux et menaçant de suspendre les échanges commerciaux avec les pays affichant un excédent vis-à-vis de Washington.
A lire aussi : L'or recule pendant que le pétrole s'enflamme et que les marchés retiennent leur respiration avant l'inflation américaine
La BCE face à un rendez-vous décisif jeudi
Dans la zone euro, l'attention se déplace vers Francfort où la Banque centrale européenne doit trancher jeudi. Le scénario privilégié par les économistes table sur un relèvement de 25 points de base de la facilité de dépôt, portée à 2,5%, le taux de refinancement principal grimpant alors à 2,65%. Reste à savoir si l'institution laissera entrevoir une pause dans les mois suivants, une question qui pèsera sur les marchés obligataires européens. Aux États-Unis, l'agenda économique de la semaine reste chargé, avec en point d'orgue la publication vendredi des chiffres de l'inflation, très attendue par les investisseurs comme par la Fed elle-même.
Selon notre expert : La Fed pourrait frapper fort le 16 septembre et personne ne sait vraiment comment Wall Street va encaisser le choc
Pétrole en hausse, or en repli et Apple en vedette
Sur le marché des matières premières, le pétrole progresse après des attaques revendiquées par les rebelles Houthis contre des installations pétrolières du groupe saoudien Aramco, ravivant les craintes sur l'offre régionale. À l'inverse, l'or recule légèrement, les investisseurs arbitrant en faveur d'actifs plus risqués avant les annonces monétaires de la semaine. Du côté des valeurs technologiques, Apple concentre l'attention avec la présentation prévue mercredi de son iPhone pliable, un lancement stratégique placé sous la responsabilité de John Ternus, nouveau directeur général du groupe, qui doit convaincre marchés et consommateurs de la capacité d'innovation de la marque à la pomme.
Sources : BDOR - CME FedWatch - Reuters - Bloomberg - FactSet
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