L'essor soutenu par des tensions géopolitiques
Cette semaine, l'or a légèrement reculé mais reste proche de ses sommets historiques. Cette tendance haussière est largement soutenue par la demande de valeurs refuges, alimentée par des tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient. Malgré une baisse de 0,5% mardi, avec un cours de 2 370,27 $ l'once, le métal précieux avait atteint vendredi un pic à 2 431,53 $ l'once.

Un contexte géopolitique en ébullition
Le récent pic de tension entre l'Iran et Israël est l'un des catalyseurs de cette montée en flèche. L'or, souvent perçu comme un investissement sûr en périodes de conflit, renforce son attractivité auprès des investisseurs.
Selon un expert en métaux précieux, cette hausse remarquable de l'or coïncide avec des niveaux record des indices boursiers, un environnement marqué par une aversion au risque accrue pourrait donc pousser les prix encore plus haut. Les spécialistes soulignent un déclin de la corrélation entre l'or et les taux d'intérêt américains ainsi que le dollar USD, signe que le marché est actuellement soutenu par des facteurs solides comme la consommation physique (importations en provenance de l'Inde et de la Chine), la demande de métaux alternatifs, les couvertures géopolitiques et les achats des banques centrales.
Perspectives haussières
La banque a revu à la hausse ses prévisions pour le cours de l'or, envisageant un scénario optimiste avec une projection à 3 000 $ l'once pour les 6 à 18 prochains mois, soit une augmentation de 20% par rapport aux contrats à terme et de plus de 25% par rapport aux prix actuels.
L'or continue de prouver qu'il est une composante indispensable dans le portefeuille des investisseurs cherchant à se prémunir contre les incertitudes mondiales, tout en offrant des perspectives de gains substantiels dans un climat d'instabilité croissante.