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Bitcoin en repli de 23,8% au T1 2026, pire bilan trimestriel depuis 2018, entre tension Iran et politique de la Fed

Bitcoin chute de 23,8% au T1 2026, pire trimestre depuis 2018. Tensions Iran, Fed restrictive et ETF : ce qui pèse sur le cours du BTC.

Temps de lecture : 4 minutes

Bitcoin en repli de 23,8% au T1 2026, pire bilan trimestriel depuis 2018, entre tension Iran et politique de la Fed

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En bref

  • Le bitcoin a clôturé le premier trimestre 2026 sur une perte de 23,8%, sa plus mauvaise performance pour un premier trimestre depuis 2018 (-50%).

  • La crypto phare a perdu 47% par rapport à son pic de 126 000 $ atteint en octobre 2025.

  • 90% des cryptomonnaies affichent un bilan négatif sur le trimestre, selon Grayscale.

  • Les déclarations de Trump annonçant des frappes imminentes sur l'Iran ont accéléré la baisse, le BTC repassant sous 67 000 $.

  • Les ETF bitcoin spot ont enregistré un premier afflux mensuel net en mars depuis octobre (+1,2 milliard $).

  • PlanB anticipe une possible chute sous 54 000 $ avant un rebond vers 500 000 $ selon son modèle stock-to-flow.


Un premier trimestre historiquement mauvais pour le bitcoin

 

Le bitcoin a terminé le premier trimestre 2026 avec une perte de 23,8%, signant son bilan le plus sévère pour un T1 depuis 2018, année où la crypto avait alors reculé de 50%. À 10h00 (heure de Paris), le BTC s'échange autour de 66 800 $, en baisse de 5% sur sept jours, et accuse un repli de 47% depuis son record historique de 126 000 $ atteint en octobre 2025.

L'onde de choc a traversé l'ensemble du marché : selon les données de Grayscale, 90% des cryptomonnaies sont dans le rouge sur le trimestre écoulé.

Interrogé par The Block, Andri Fauzan Adziima, responsable de la recherche chez Bitrue, pointe trois facteurs principaux : les flux négatifs enregistrés sur les ETF bitcoin spot, une inflation persistante et une Réserve fédérale américaine au positionnement restrictif, qui ont ensemble poussé les investisseurs à délester les actifs spéculatifs.

A lire aussi : Le cours de l'or a plongé de plus de 4% ce jeudi, repassant sous les 4 500 $ l'once dans un contexte de regain d'aversion au risque alimenté par les menaces militaires américaines contre l'Iran.


L'Iran au cœur de la volatilité d'avril

 

Le début du deuxième trimestre s'inscrit dans la même logique de pression. Mercredi soir, Donald Trump a annoncé que les États-Unis intensifieraient leurs opérations militaires contre l'Iran dans les deux à trois prochaines semaines, affirmant être proche d'atteindre ses objectifs. "Nous allons les frapper extrêmement fort", a-t-il déclaré, tout en menaçant de cibler les infrastructures énergétiques iraniennes si Téhéran refusait un accord.

Ces déclarations ont effacé les espoirs de désescalade entrevus en début de semaine. L'Iran a, de son côté, démenti tout contact avec Washington concernant un cessez-le-feu. Les bourses asiatiques et les contrats à terme américains ont tous deux accusé de lourdes pertes dans la foulée.

Le cours du bitcoin a cédé 2,9% pour atteindre 66 465 $ jeudi matin. L'Ether a reculé de 4,7% à 2 049 $, tandis que le XRP perdait 3,6% à 1,31 $.

Lacie Zhang, analyste chez Bitget Wallet, chiffre l'amplitude possible du mouvement en avril : "Un conflit prolongé, entraînant une hausse des prix du pétrole, pourrait accentuer la contraction des liquidités et pousser le bitcoin vers les 55 000 $. À l'inverse, une désescalade rapide pourrait favoriser une progression au-dessus des 90 000 $."

 

 


Les ETF retrouvent des couleurs en mars

 

Malgré ce tableau difficile, un signal technique positif est apparu en mars. Les ETF bitcoin au comptant ont enregistré un afflux net de 1,2 milliard de dollars sur le mois, leur premier bilan positif depuis octobre 2024, après quatre mois consécutifs de sorties nettes. Ce retournement s'est produit alors même que le BTC avait perdu jusqu'à 50% par rapport à son record.

Sur le plan technique, le cours évolue sous les 70 000 $ et se dirige vers le support à 65 000 $. Un maintien au-dessus de ce seuil ouvrirait la voie vers la résistance à 71 000 $. Un passage en dessous replacerait en revanche le BTC en direction des 60 000 $. Le RSI devrait franchir le seuil de 60 pour confirmer un momentum haussier.

 

 


Quelles conditions pour un rebond durable ?

 

Nick Ruck, directeur de recherche chez LVRG, conditionne un redressement structurel à trois éléments : de nouveaux flux entrants dans les ETF, des avancées concrètes sur la réglementation américaine favorable aux cryptomonnaies, et un assouplissement des conditions monétaires par la Fed.

Sur le front réglementaire, le Clarity Act, texte encadrant le secteur crypto aux États-Unis, reste en discussion au Sénat. Les négociations achoppent sur le traitement des stablecoins porteurs de rendement, que les banques perçoivent comme une menace concurrentielle à terme.

Du côté des analyses de marché, PlanB, créateur du modèle stock-to-flow, n'exclut pas une chute supplémentaire avant la prochaine phase haussière. "Je ne serais pas surpris que le BTC passe sous la moyenne mobile à 200 semaines (59 000 $) et sous le prix réalisé (54 000 $) avant la prochaine jambe haussière vers les niveaux du modèle S2F à 500 000 $", a-t-il écrit sur X. Une projection à manier avec prudence : le stock-to-flow ne prend en compte que la rareté de l'actif, sans intégrer les variables macroéconomiques ou géopolitiques.

Selon notre expert : Les marchés mondiaux entrent dans le deuxième trimestre sous haute pression géopolitique, l'escalade potentielle au Moyen-Orient redistribuant les flux entre actifs refuges et placements spéculatifs.


Protéger son épargne face à l'instabilité des marchés

 

Dans un contexte où le bitcoin et les actifs numériques subissent de plein fouet les soubresauts géopolitiques et la rigueur monétaire, certains épargnants se tournent vers des valeurs refuges physiques pour diversifier leur patrimoine. L'or et l'argent sous forme de lingots ou de pièces d'or constituent des alternatives tangibles, hors du circuit bancaire, dont la valeur intrinsèque ne dépend ni d'une plateforme d'échange ni d'un émetteur centralisé. Dans une période marquée par l'incertitude monétaire et la fragilité des marchés financiers, la détention d'actifs physiques s'inscrit comme une stratégie de débancarisation et de préservation du pouvoir d'achat à long terme.

 

 

Sources :  BDOR /  Investing / BFM /  JournalduCoin

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