Dollar Index : Brent à 108 dollars et Nasdaq en correction : le conflit Iran-États-Unis fait chuter les indices mondiaux
Brent à 108 $, Nasdaq en correction, dollar en hausse : le rejet iranien de la proposition américaine secoue les marchés mondiaux ce 26 mars 2026.
Par Enzo BECHER
Temps de lecture : 3 minutes

En bref
Le Brent s'envole à 108,01 dollars le baril après le rejet iranien de la proposition de paix américaine, jugée "unilatérale et injuste" par Téhéran.
Le Nasdaq perd 2,09% et affiche un recul supérieur à 10% depuis son pic du 29 octobre, entrant officiellement en territoire de correction.
Le Dow Jones recule de 0,93% à 45 995 points ; le S&P 500 cède 1,53% à 6 491 points.
Le détroit d'Ormuz, par lequel transite un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de GNL, reste effectivement fermé depuis le début du conflit.
L'or recule de 2,53% à 4 391 dollars l'once sous la pression d'un dollar en hausse de 0,3%.
La Fed exclut toute baisse de taux en 2026 ; la BCE envisage une hausse dès le mois prochain.
Les marchés sous pression après le rejet iranien
Jeudi 26 mars 2026, les places boursières mondiales ont accusé de lourdes pertes à la suite d'une nouvelle dégradation diplomatique entre Téhéran et Washington. Un haut responsable iranien a qualifié la proposition américaine de "unilatérale et injuste", rejetant ainsi toute perspective d'accord rapide pour mettre fin à près de quatre semaines de combats. Donald Trump a prévenu en retour que l'Iran devait accepter un accord ou faire face à une offensive continue.
Cette escalade verbale a suffi à précipiter les indices dans le rouge. Le Brent a bondi à 108,01 dollars le baril, alimentant les craintes sur l'approvisionnement énergétique mondial. Le détroit d'Ormuz, par lequel transite un cinquième des flux planétaires de pétrole et de gaz naturel liquéfié, reste bloqué depuis les frappes américano-israéliennes sur l'Iran qui ont déclenché le conflit.
Nasdaq en correction, S&P 500 en forte baisse
À Wall Street, la séance a été particulièrement sévère pour les valeurs technologiques. Le Nasdaq Composite a perdu 457,97 points, soit 2,09%, à 21 472,60 points, affichant désormais un recul supérieur à 10% par rapport à son pic de clôture du 29 octobre. Ce seuil marque l'entrée officielle en territoire de correction.
Le S&P 500 a cédé 100,65 points, soit 1,53%, à 6 491,25 points, tandis que le Dow Jones Industrial Average a reculé de 433,68 points, soit 0,93%, à 45 995,81 points.
"Malheureusement, nous sommes dans un marché qui est tiré par les prix du pétrole. La rhétorique se poursuit, et jusqu'à ce que les négociations commencent, le marché sera soumis au prix du pétrole", a résumé Peter Cardillo, économiste en chef du marché chez Spartan Capital Securities à New York.
Une contagion planétaire
La correction ne s'est pas limitée aux États-Unis. L'indice MSCI Monde a perdu 1,50% à 980,57 points. En Europe, le STOXX 600 paneuropéen a reculé de 1,13%. En Asie, le repli a été plus marqué : le KOSPI sud-coréen s'est effondré de 3,2%, particulièrement exposé à la hausse des coûts énergétiques ; le Hang Seng de Hong Kong a cédé 1,9% ; les blue chips chinoises du CSI 300 ont abandonné 1,3% ; le Nikkei japonais a terminé en léger recul de 0,3%.
Face à l'agitation, les Philippines ont convoqué une réunion extraordinaire de leur banque centrale. En Europe, le président de la Bundesbank a indiqué qu'une hausse des taux de la BCE lors du prochain conseil était "une option".
Obligations : les rendements bondissent, le dollar s'impose
Les marchés de la dette ont subi de plein fouet la pression inflationniste liée à la flambée pétrolière. Le rendement du bon du Trésor américain à 10 ans a bondi de 8,2 points de base à 4,41%, contre 4,328% la veille. Les opérateurs ont intégralement effacé leurs anticipations de baisses de taux de la Fed pour 2026, redoutant un choc inflationniste comparable à celui de 2022.
Au Japon, le rendement des obligations d'État à deux ans a atteint 1,33%, son niveau le plus élevé depuis trente ans, renforçant les paris sur une nouvelle hausse de taux de la Banque du Japon dès le mois prochain. En zone euro, les Bunds allemands à deux ans, baromètre des anticipations sur la BCE, sont repartis à la hausse après le recul enregistré la veille.
Le dollar a profité de cette ruée vers les actifs refuges. L'indice DXY a progressé de 0,3% à 99,92, l'euro perdant 0,24% à 1,1529 dollar. Face au yen, le billet vert s'est renforcé de 0,19% à 159,75 yens.
L'or recule malgré les tensions géopolitiques
Fait notable au sein de cette journée agitée, l'or au comptant a cédé 2,53% à 4 391,08 dollars l'once. La vigueur retrouvée du dollar a pesé sur le métal jaune, même si la guerre, l'inflation et la volatilité des marchés rappellent les fondamentaux qui ont porté l'or à des niveaux historiques ces derniers mois.
Selon notre expert : La guerre entre l'Iran et les États-Unis redessine les équilibres financiers planétaires et replace les actifs tangibles au cœur des stratégies patrimoniales des épargnants.
Protéger son épargne face à l'instabilité des marchés
La flambée du pétrole, la correction des indices et le retour de l'inflation illustrent une réalité que les épargnants ne peuvent ignorer : les marchés financiers traditionnels restent exposés aux aléas géopolitiques. Face à cette volatilité, les métaux précieux physiques, qu'il s'agisse de lingots d'or, de lingots d'argent ou de pièces d'or, représentent une alternative tangible aux produits bancaires classiques. Déconnectés du système financier conventionnel, ils permettent de diversifier son patrimoine en dehors des circuits bancaires, dans une logique de préservation du capital à long terme.
Sources : Boursorama
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