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CAC 40 : la Bourse de Paris tente de se maintenir au-dessus des 8 500 points avant la Fed

Le CAC 40 vise à tenir les 8 500 points avant les indices Fed. Thales rachète Exail, Crédit Agricole monte chez Banco BPM.

Temps de lecture : 4 minutes

CAC 40 : la Bourse de Paris tente de se maintenir au-dessus des 8 500 points avant la Fed

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En bref

  • Le CAC 40 a clôturé vendredi au-dessus des 8 500 points pour la première fois depuis fin février

  • Les investisseurs guettent des indices sur une hausse des taux de la Fed prévue en juillet ou septembre

  • Thales rachète Exail Technologies pour 3,9 milliards d'euros via une offre à 134 euros par action

  • Crédit Agricole détient désormais 29,3% du capital de la banque italienne Banco BPM

  • L'once d'or se négocie autour de 4 151 dollars, le baril de Brent à 72 dollars

Le CAC 40 face au seuil symbolique des 8 500 points

L'indice parisien pourrait ouvrir la semaine en légère hausse, si l'on en croit les contrats à terme sur l'indice, à condition que cette orientation tienne jusqu'à l'ouverture officielle. Vendredi dernier, le CAC 40 a franchi et conservé la barre des 8 500 points en clôture, une performance inédite depuis le 27 février. Ce niveau n'a rien d'anodin : il marque un retour de confiance après des semaines chahutées par les valeurs technologiques, dont les variations en dents de scie ont rythmé les séances précédentes. Reste à savoir si cette dynamique tiendra face aux nombreuses échéances macroéconomiques qui s'annoncent.

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La banque centrale américaine sous toutes les coutures

Cette semaine, l'attention des opérateurs se tournera vers les probabilités de hausse des taux d'intérêt outre-Atlantique. Le compte-rendu de la dernière réunion mouvementée de la Réserve fédérale pourrait livrer des indications précieuses. Selon l'outil Fedwatch, la probabilité d'un relèvement des taux atteint 24% pour la réunion de juillet et grimpe à 56% pour celle de septembre. Ces chiffres, encore provisoires, alimentent déjà les spéculations et pourraient redessiner les anticipations si de nouveaux éléments venaient les corriger.

Un calendrier chargé en indicateurs

Plusieurs publications économiques rythmeront la journée : indice PMI composite américain final, indice ISM des services, commandes industrielles allemandes, indices PMI de la construction en Allemagne et au Royaume-Uni, sentiment des investisseurs mesuré par l'indice Sentix, prix à la production et ventes de détail dans la zone euro. Autant de données qui, mises bout à bout, dessineront une image plus nette de la trajectoire économique européenne à l'entame du second semestre. Sur les marchés des devises, la parité euro-dollar évolue à 1,1429 dollar, tandis que le baril de Brent se traite à 72,12 dollars et l'once d'or à 4 151 dollars.

Thales muscle sa présence dans la lutte sous-marine

Sur le plan des valeurs, l'opération la plus marquante concerne Thales, qui a conclu un accord engageant avec la famille Gorgé pour racheter leur participation combinée de 35,51% dans Exail Technologies, en vue d'une acquisition totale via une offre publique obligatoire à 134 euros par action. Cette transaction valorise Exail à 3,9 milliards d'euros, soit une prime de 44% par rapport au cours du 25 juin. L'industriel français vise à renforcer sa position dans la lutte sous-marine et les systèmes de navigation inertielle. Thales anticipe des synergies de revenus et de coûts supérieures à 90 millions d'euros d'ici 2032, avec une relution du bénéfice par action ajusté dès la première année. Par ailleurs, le groupe a annoncé une charge exceptionnelle non-cash de 450 millions d'euros au premier semestre 2026, conséquence de l'arrêt du programme allemand de frégates F126, tout en confirmant ses objectifs de croissance et en révisant à la hausse ses prises de commandes.

Crédit Agricole consolide son emprise italienne

Autre mouvement notable : Crédit Agricole a notifié les autorités italiennes et Banco BPM qu'elle détient désormais 29,3% du capital de la banque transalpine, après avoir franchi le seuil des 25% via des achats en Bourse et un instrument dérivé. Le groupe français, présent de longue date sur le marché italien, présente cette montée au capital comme une démarche d'investisseur de long terme, destinée à renforcer ses partenariats en crédit à la consommation et en assurance. Cette opération devrait toutefois peser d'environ 35 points de base sur le ratio de solvabilité CET 1 du groupe au deuxième trimestre 2026, un coût à mettre en balance avec les bénéfices stratégiques attendus.

Adocia récupère l'intégralité des droits sur M1Pram

Du côté des biotechs, Adocia a annoncé l'expiration du droit exclusif accordé à Sanofi pour négocier un partenariat autour de M1Pram, une combinaison d'analogues de l'insuline et de l'amyline destinée à traiter l'obésité chez les patients insulino-dépendants. Cet accord d'exclusivité, conclu en 2023 contre un paiement de 10 millions d'euros, arrive à son terme sans partenariat finalisé. Adocia conserve donc l'ensemble des droits mondiaux sur cette molécule, une situation qui laisse la porte ouverte à de nouvelles discussions, potentiellement avec d'autres acteurs du secteur pharmaceutique.

Diversifier son épargne quand les marchés hésitent

Face à ces mouvements de marché et aux incertitudes qui persistent autour des taux directeurs, certains épargnants choisissent de sortir partiellement du circuit bancaire traditionnel. Les métaux précieux, sous forme de lingots d'or, de lingots d'argent ou de pièces d'or, restent une option tangible pour ceux qui recherchent une forme de débancarisation et une sécurisation concrète de leur patrimoine, à l'écart des variations parfois brutales des indices boursiers.

Sources : BDOR - Réserve fédérale (Fed) - CME Group

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