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CAC 40 : la Bourse de Paris résiste malgré la déroute de Wall Street déclenchée par la Fed

CAC 40 : la Bourse de Paris tente de résister à la chute de Wall Street après la Fed, portée par des résultats records de Société Générale et Amundi.

Temps de lecture : 4 minutes

CAC 40 : la Bourse de Paris résiste malgré la déroute de Wall Street déclenchée par la Fed

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En bref

  • Le CAC 40 est attendu en hausse ce jeudi malgré la clôture désastreuse de Wall Street mercredi soir

  • La Fed a maintenu ses taux entre 3,50% et 3,75%, mais trois présidents régionaux ont voté pour une hausse immédiate

  • Le PIB français a progressé de 0,2% au deuxième trimestre, un rebond conforme aux attentes

  • Une avalanche de résultats semestriels marque la séance, avec des niveaux records pour Société Générale et Amundi

  • L'once d'or se négocie autour de 4037 dollars, le Brent à 91,79 dollars et l'euro-dollar à 1,1449

 

La Bourse de Paris s’apprête à ouvrir une séance hors norme. Les résultats semestriels affluent, plusieurs groupes relèvent leurs prévisions et le CAC 40 devrait progresser à l’ouverture. Cette résistance reste fragile. Wall Street vient de subir une nette correction après une réunion de la Réserve fédérale beaucoup plus dure que prévu.

 

A lire aussi : L’or reste accroché au seuil vertigineux des 4 000 dollars alors que la Fed menace de rallumer la bataille des taux.

 


La Fed installe le doute avant la réunion de septembre

 

La Réserve fédérale américaine a maintenu, le 29 juillet 2026, son taux directeur dans une fourchette comprise entre 3,50 % et 3,75 %. Cette décision était largement anticipée. Le vote interne l’était beaucoup moins. Beth Hammack, Neel Kashkari et Lorie Logan ont refusé le statu quo et souhaitaient relever les taux de 25 points de base dès cette réunion, selon le communiqué officiel de la Fed.

Cette opposition traduit une inquiétude grandissante face à une inflation encore supérieure à l’objectif de 2 %. La hausse des prix de l’énergie, liée notamment au conflit au Moyen-Orient, complique la tâche de la banque centrale. Maintenir les taux ne signifie donc pas que le cycle de resserrement est terminé. Une nouvelle hausse en septembre gagne même en crédibilité.

Wall Street a très mal accueilli cette lecture. Le Nasdaq a perdu 1,74 %, le S&P 500 1,52 % et le Dow Jones 2,19 %. La réaction paraît brutale, mais elle obéit à une logique simple : des taux plus élevés pendant plus longtemps réduisent la valeur actualisée des bénéfices futurs et renchérissent le financement des entreprises. Les résultats français devront être franchement convaincants pour détourner l’attention de ce risque monétaire.

 


Le rebond français reste trop faible pour rassurer pleinement

 

L’économie française apporte tout de même un appui à la séance. Selon la première estimation publiée par l’Insee le 30 juillet, le PIB français a progressé de 0,2 % au deuxième trimestre 2026, après une contraction de 0,1 % au cours des trois premiers mois de l’année.

Le mot « rebond » doit être manié avec mesure. Une croissance de 0,2 % éloigne le scénario d’une récession technique, mais elle ne traduit pas une accélération spectaculaire de l’activité. Les ménages restent prudents, l’investissement demeure sensible aux conditions de crédit et les entreprises affrontent des coûts énergétiques encore instables.

La séance sera aussi animée par les premières estimations de croissance en Allemagne, en Espagne, en Italie et dans l’ensemble de la zone euro. Les investisseurs surveilleront également l’inflation allemande, le chômage européen, la décision de la Banque d’Angleterre et le PIB américain. Avec un euro proche de 1,145 dollar et un pétrole toujours cher, les groupes exportateurs ou très consommateurs d’énergie pourraient connaître des trajectoires boursières opposées.

 

Selon notre expert : Entre guerre, pétrole instable et banques centrales divisées, le cours de l’or entre dans une zone où chaque annonce peut coûter cher aux épargnants.

 


Sanofi et Société Générale donnent du relief à la cote parisienne

 

Les publications françaises constituent le meilleur argument en faveur d’une ouverture positive. Sanofi annonce un chiffre d’affaires trimestriel de 11,6 milliards d’euros, en hausse de 17,8 % à taux de change constants. Son résultat opérationnel des activités progresse de 35,8 %, tandis que le groupe vise désormais une croissance annuelle proche de 10 % hors effets de change. La publication officielle et la présentation aux investisseurs sont programmées ce 30 juillet.

Société Générale affiche pour sa part un bénéfice net trimestriel record de 1,79 milliard d’euros et relève son objectif de rentabilité à environ 11 % pour 2026. La banque prévoit un acompte sur dividende de 0,75 euro par action et un rachat exceptionnel de titres de 1,5 milliard d’euros, après obtention des autorisations nécessaires, dont celle de la Banque centrale européenne. Le calendrier officiel confirme un détachement de l’acompte le 5 octobre et son paiement le 7 octobre 2026.

Airbus, L’Oréal, Vinci, Ipsen, Amundi, Mersen ou encore JCDecaux présentent également des progressions solides. À l’inverse, Wavestone réduit ses ambitions, FDJ United subit la fiscalité et Capgemini voit sa dette nette augmenter. La séance ne devrait donc pas récompenser indistinctement toutes les valeurs. Les relèvements d’objectifs, la trésorerie et les retours aux actionnaires feront la différence.

Face aux actions chahutées par les taux et aux obligations sensibles à l’inflation, certains épargnants renforcent leurs investissements alternatifs. Les lingots d’or et d’argent ou les pièces d’or peuvent compléter une allocation destinée à sécuriser une partie du patrimoine hors du système bancaire. Cette démarche de débancarisation ne remplace pas une diversification construite, mais elle réduit la dépendance à une seule classe d’actifs ou à un seul intermédiaire financier.

 

Sources : BDOR - Insee - Réserve fédérale américaine (Fed) - Euronext Paris

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