CAC 40 : la Bourse de Paris rebondit vers 8 300 points après les propos de Waller sur la Fed
Le CAC 40 vise 8 300 points ce vendredi, porté par les propos accommodants de Christopher Waller sur les taux de la Fed.
Par Cécile DOERFLINGER
Temps de lecture : 4 minutes

Sommaire
- Le CAC 40 vise les 8 300 points dans le sillage de Wall Street
- Les marchés revoient leurs paris sur la politique monétaire américaine
- Pétrole et mer Rouge, une tension qui ne faiblit pas
- Wall Street rebondit, Paris cherche à suivre le rythme
- Vivendi, Alstom et Bastide animent les valeurs du jour
- Les valeurs refuges retrouvent des couleurs
En bref
Le CAC 40 pourrait franchir les 8 300 points ce vendredi, dans la continuité du rebond de Wall Street et des places asiatiques
Christopher Waller, gouverneur de la Fed, s'est montré favorable jeudi au maintien du taux directeur inchangé
Les probabilités d'une hausse des taux en septembre sont retombées à 50,4% selon FedWatch de CME Group, contre 63,2% la veille
Les tensions entre les États-Unis et l'Iran continuent de peser sur le trafic maritime en mer Rouge et sur les cours du pétrole, le Brent évoluant autour de 95,59 dollars
Le rapport sur l'emploi américain d'août, publié à 14h30, est attendu comme un indicateur clé pour la trajectoire monétaire de la Fed
Le CAC 40 vise les 8 300 points dans le sillage de Wall Street
L'indice parisien devrait ouvrir en hausse ce vendredi, avec un objectif affiché autour des 8 300 points. Ce mouvement s'inscrit dans la continuité du rebond observé sur les places américaines et asiatiques jeudi soir, après les déclarations de Christopher Waller, gouverneur de la Réserve fédérale américaine, qui s'est dit favorable au maintien du taux directeur en l'état. Une phrase suffit parfois à faire basculer le sentiment de marché, et celle-ci a visiblement suffi.
Reste que Waller n'est pas Warsh, et la nuance compte. Ses propos ont contribué à apaiser les craintes d'un resserrement monétaire supplémentaire, alors même que les cours pétroliers demeurent élevés et que le conflit entre les États-Unis et l'Iran s'enlise, sans issue diplomatique en vue. L'euphorie boursière du jour pourrait donc se révéler fragile, tributaire d'un fil géopolitique qui pourrait se rompre à tout moment.
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Les marchés revoient leurs paris sur la politique monétaire américaine
Les traders ont rapidement ajusté leurs anticipations après les commentaires de Waller. Selon les données FedWatch publiées par CME Group le 4 septembre 2025, la probabilité d'une hausse des taux lors de la réunion de septembre de la Fed est retombée à 50,4%, contre 63,2% la veille. Un revirement net, presque un retournement collectif, qui illustre à quel point les marchés restent suspendus aux moindres signaux verbaux des banquiers centraux.
Le rapport gouvernemental sur l'emploi américain d'août, attendu à 14h30, devrait apporter des éléments plus tangibles. Ce chiffre est scruté avec une attention presque disproportionnée : il pourrait soit confirmer la trajectoire accommodante suggérée par Waller, soit la remettre brutalement en question. Les investisseurs, eux, avancent sur une corde raide, entre soulagement passager et vigilance de rigueur.
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Pétrole et mer Rouge, une tension qui ne faiblit pas
Le baril de Brent se négocie autour de 95,59 dollars ce vendredi, un niveau qui reste élevé et alimente les craintes inflationnistes. Le conflit entre les États-Unis et l'Iran perturbe toujours le trafic maritime en mer Rouge : seuls quatre navires transportant des matières premières ont traversé le détroit d'Ormuz ces derniers jours, un chiffre qui donne la mesure du ralentissement logistique dans la région.
Cette situation pèse directement sur les chaînes d'approvisionnement mondiales et complique la tâche des banques centrales, coincées entre la nécessité de soutenir la croissance et celle de contenir une inflation importée par les prix de l'énergie. La parité euro/dollar évolue de son côté à 1,1630 dollar ce matin, dans un climat de devises relativement stable malgré les turbulences géopolitiques.
Wall Street rebondit, Paris cherche à suivre le rythme
La cote américaine s'est offert un net rebond jeudi. Le Dow Jones Industrial Average a repris 1,18% à 53 686 points, le S&P 500 a progressé de 1,06% à 7 747 points et le Nasdaq a gagné 1,40% à 26 584 points, selon les chiffres de clôture de Wall Street du 4 septembre 2025. Une série de statistiques économiques a soutenu cette dynamique, malgré l'incertitude persistante sur les fronts géopolitique et monétaire.
Le calendrier économique européen n'est pas en reste : les commandes industrielles allemandes de juillet, le PMI allemand de la construction, l'indice PMI britannique de la construction et les ventes de détail dans la zone euro seront publiés tout au long de la matinée. Autant d'indicateurs qui viendront compléter le tableau avant l'ouverture de Paris.
Vivendi, Alstom et Bastide animent les valeurs du jour
Vivendi a publié ses résultats du premier semestre 2026, avec un chiffre d'affaires de 140 millions d'euros, en baisse de 3,5% par rapport au premier semestre 2025, un recul attribué à un effet de saisonnalité sur les lancements de jeux de Gameloft. Le résultat opérationnel ajusté s'établit à 4 millions d'euros après l'impact d'une rupture conventionnelle collective de 21 millions d'euros, tandis que le résultat net part du groupe ressort bénéficiaire à 28 millions d'euros.
Alstom a de son côté décroché un contrat de 4,7 milliards de dollars canadiens, soit environ 3 milliards d'euros, pour renouveler la flotte de trains longue distance de VIA Rail Canada. Bastide, enfin, affiche un chiffre d'affaires annuel 2025-2026 de 526,7 millions d'euros hors cession d'Experf, au-dessus de son objectif initial fixé à 510 millions d'euros, une performance qui confirme la solidité du groupe malgré la baisse tarifaire imposée sur la prise en charge de l'apnée du sommeil depuis avril 2026.
Les valeurs refuges retrouvent des couleurs
L'once d'or se traite actuellement à 4 471 dollars, un niveau qui traduit la nervosité ambiante face aux incertitudes monétaires et géopolitiques. Dans ce climat où chaque déclaration d'un gouverneur de banque centrale peut faire basculer les anticipations de marché en quelques heures, un nombre croissant d'épargnants se tourne vers des actifs tangibles pour protéger leur capital.
Les métaux précieux, à travers les lingots d'or, les lingots d'argent ou les pièces d'or, constituent une option concrète pour qui souhaite diversifier son épargne hors du système bancaire traditionnel. Cette logique de débancarisation séduit particulièrement dans un contexte où les taux directeurs, les tensions au Moyen-Orient et la volatilité des devises rappellent, semaine après semaine, la fragilité relative des actifs purement financiers.
Sources : BDOR - CME Group - Réserve fédérale américaine (Fed) - Vivendi - Alstom
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