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1 255 milliards d'euros : la facture du quinquennat Macron franchit un nouveau cap

La dette accumulée sous Emmanuel Macron atteint 1 255 milliards d'euros et pourrait dépasser 1 434 milliards d'ici la fin du quinquennat.

Temps de lecture : 3 minutes

1 255 milliards d'euros : la facture du quinquennat Macron franchit un nouveau cap

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En bref

  • La dette cumulée depuis l'élection d'Emmanuel Macron atteint 1 254,80 milliards d'euros à la fin du premier trimestre

  • La dette totale de la France s'élève à 3 536,10 milliards d'euros, soit 117,5 % du PIB

  • L'Institut économique Molinari projette une facture pouvant atteindre 1 434 milliards d'euros en fin de quinquennat

  • La charge de la dette devrait dépasser 100 milliards d'euros par an d'ici la fin de la décennie

  • L'objectif d'un déficit ramené à 3 % du PIB est fixé pour 2029, avec un rapport d'experts attendu en juillet

Une dette qui s'alourdit, trimestre après trimestre

Le compteur ne faiblit pas. Selon les calculs de l'Institut économique Molinari, think tank libéral, le cumul de dette accumulé depuis la première élection d'Emmanuel Macron atteint désormais 1 254,80 milliards d'euros à la fin du premier trimestre. Nicolas Marques, directeur général de l'institut, qualifie la période de pire trimestre hors épisode sanitaire depuis l'arrivée du chef de l'État à l'Élysée. Les chiffres publiés jeudi 25 juin par l'INSEE confirment l'ampleur du phénomène : la dette totale s'élève à 3 536,10 milliards d'euros, soit 117,5 % du produit intérieur brut, après une hausse de 75,6 milliards d'euros sur le seul trimestre écoulé.

A lire aussi : Le cours de l'or explose alors que la dette française franchit des sommets historiques jamais vus

Un cap déjà franchi, un autre qui se profile

Le seuil symbolique des 1 000 milliards avait été dépassé dès le troisième trimestre 2024. La trajectoire projetée par l'Institut Molinari va plus loin encore : la facture cumulée sous Emmanuel Macron pourrait grimper jusqu'à 1 434 milliards d'euros à l'issue du quinquennat. Nicolas Marques y voit le prix payé pour des années d'inaction, notamment sur les systèmes de retraite et de santé, et plaide pour l'introduction d'une retraite par capitalisation ainsi qu'un investissement renforcé dans la prévention sanitaire.

L'absence de correction, principal responsable

Les finances publiques restent le point noir du bilan présidentiel. Les épisodes successifs de dépenses exceptionnelles, crise sanitaire puis choc énergétique, expliquent une partie du gonflement de la dette publique. Mais c'est surtout l'absence de mesures correctrices une fois les crises passées qui distingue la trajectoire française de celle de ses voisins européens. La remontée des taux d'intérêt alourdit mécaniquement la charge de la dette, attendue à 77,4 milliards d'euros cette année, avant de franchir la barre des 100 milliards d'ici la fin de la décennie.

Un contexte international qui complique l'équation

La guerre au Moyen-Orient, la flambée des prix de l'énergie, la hausse des taux et le ralentissement de l'activité économique pèsent à nouveau sur les comptes publics cette année. Le gouvernement table sur une réduction modeste du déficit, de 5,1 % à 5 % du PIB. Un effort jugé insuffisant pour stabiliser réellement l'endettement, qui pourrait continuer de déraper en l'absence de mesures supplémentaires.

L'objectif de 3 % à l'horizon 2029

Pour espérer stabiliser durablement la dette, le déficit devrait revenir à 3 % du PIB, un objectif fixé par la France pour 2029. Les scénarios gouvernementaux prévoient un endettement culminant à 118,7 % du PIB en 2027 et 2028. Reste que l'échéance présidentielle de 2027 introduit une part d'incertitude sur les orientations budgétaires post-élection. Un rapport d'experts sur l'état des finances publiques, attendu en juillet, devrait apporter des éclairages supplémentaires sur la trajectoire à venir.

Face à l'incertitude budgétaire, la tentation de la débancarisation

Devant cette dérive des comptes publics et l'incertitude qui pèse sur les prochaines années, un nombre croissant d'épargnants cherche à diversifier ses placements en dehors du système bancaire traditionnel. Les métaux précieux occupent une place particulière dans cette stratégie : les lingots d'or et d'argent ainsi que les pièces d'or permettent de constituer une réserve de valeur tangible, détenue physiquement et à l'abri des soubresauts financiers. Cette logique de débancarisation séduit ceux qui souhaitent reprendre la maîtrise directe d'une partie de leur épargne, loin des aléas budgétaires et monétaires.

Sources : BDOR

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Sources :  BDOR

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