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EUR/USD : la fed et l’iran replacent l’euro face à un test brutal avant les PMI de juin

L’euro recule face au dollar, entre Fed ferme, tensions Iran-USA et PMI fragiles en zone euro. Le marché redevient nerveux.

Temps de lecture : 2 minutes

EUR/USD : la fed et l’iran replacent l’euro face à un test brutal avant les PMI de juin

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En bref

  • L’euro recule face au dollar autour de 1,1425, pénalisé par le retour de l’aversion au risque.

  • Les cambistes réévaluent le scénario de taux américains plus élevés sous une Fed plus ferme.

  • Les discussions entre Washington et Téhéran restent fragiles, malgré des avancées sur les inspections nucléaires.

  • Les PMI de juin confirment une zone euro encore hésitante, avec une Allemagne particulièrement faible.

  • Le dollar reprend son statut défensif, ce qui complique le rebond de la monnaie unique.


L’euro perd du terrain, le dollar reprend la main

 

L’euro dollar a glissé sous 1,1450 ce mardi matin, autour de 1,1425, dans une séance où le marché a très vite retrouvé ses réflexes défensifs. Rien de spectaculaire. Rien de paniqué non plus. Mais une impression désagréable revient : la monnaie unique manque d’appuis solides dès que le dollar se redresse.

Le mouvement dit beaucoup de l’humeur des investisseurs. Le billet vert profite à la fois d’une Fed jugée plus ferme et d’un climat géopolitique encore instable autour de l’Iran. Pour l’euro, devise plus sensible au goût du risque, l’équation devient moins confortable. Lorsque les opérateurs doutent, ils achètent du dollar. Vieux réflexe, toujours efficace.

 

A lire aussi : Le cours de l’or envoie un avertissement brutal aux épargnants pendant que le dollar reprend sa revanche sur l’euro

 


La fed durcit le ton et les cambistes s’ajustent

 

La réunion de la Réserve fédérale américaine a laissé une trace nette sur les anticipations. Le maintien des taux directeurs dans la fourchette de 3,50 % à 3,75 % n’a pas surpris. Le message, lui, a pesé davantage. Avec Kevin Warsh à la tête de la Fed, les marchés perçoivent une banque centrale moins pressée d’assouplir sa politique, plus concentrée sur la stabilité des prix.

Ce changement de ton suffit à modifier les calculs. Les contrats de taux intègrent désormais une probabilité élevée de relèvement d’ici décembre, selon l’outil FedWatch du CME. Pour l’euro, c’est un vrai problème. Tant que les rendements américains restent soutenus, le dollar conserve un avantage mécanique. Et l’Europe, avec sa croissance molle, peine à répondre.

 


L’iran ajoute une couche d’incertitude

 

Le dossier iranien aurait pu offrir un soulagement plus franc aux marchés. Les États-Unis ont fait état de progrès après des discussions en Suisse, notamment sur le retour d’inspecteurs nucléaires. Washington a aussi évoqué des mesures liées aux exportations de pétrole iranien et à la sécurisation du détroit d’Ormuz.

La prudence reste pourtant justifiée. Téhéran conteste l’idée de nouveaux engagements substantiels, tandis que les discussions régionales autour du Liban, d’Israël et du Hezbollah demeurent extrêmement sensibles. Le marché déteste ces zones grises. Il peut saluer une désescalade le matin, puis revenir au dollar quelques heures plus tard si le texte politique paraît fragile.

 


Les PMI européens n’offrent pas assez de soutien

 

Les chiffres d’activité publiés ce mardi n’ont pas vraiment aidé l’euro. L’indice composite PMI de la zone euro a progressé à 49,5 en juin, contre 48,5 en mai, mais il reste sous le seuil de 50, qui sépare expansion et contraction. Autrement dit, l’économie se contracte moins vite, mais elle ne repart pas franchement.

L’Allemagne inquiète davantage. Son PMI composite est tombé à 48,0, au plus bas depuis dix-huit mois, avec un secteur des services très affaibli. La France montre un ralentissement moins brutal, mais l’ensemble reste fragile. Ce n’est pas le genre de statistique capable de porter durablement l’euro face à un dollar soutenu par la Fed.

 


Le marché attend maintenant les États-Unis

 

La suite dépendra beaucoup des données américaines. Si les PMI américains confirment une activité encore résistante, le scénario d’une Fed restrictive gagnera en crédibilité. Dans ce cas, l’EUR/USD pourrait rester vulnérable, surtout si la diplomatie avec l’Iran patine.

À l’inverse, un ralentissement net aux États-Unis calmerait les anticipations de hausse de taux et redonnerait un peu d’air à l’euro. Mais il faudrait plus qu’un chiffre moyen. Il faudrait une rupture dans le récit dominant. Pour l’instant, le marché lit une Amérique plus solide, une Europe hésitante et une géopolitique encore nerveuse. Ce trio favorise rarement la monnaie unique.

 

Selon notre expert : Les marchés croient respirer mais l’or raconte déjà une autre histoire beaucoup plus inquiétante

 


Les actifs alternatifs reviennent dans les discussions d’épargne

 

Cette séquence rappelle aussi pourquoi certains épargnants regardent au-delà des placements bancaires classiques. Les métaux précieux, les lingots d’or, les lingots d’argent ou les pièces d’or d’investissement restent recherchés par ceux qui veulent réduire leur dépendance au système bancaire et renforcer la sécurité de leur épargne.

L’idée n’est pas de fuir les marchés financiers, mais de répartir les risques. Quand les devises bougent au rythme des banques centrales, des tensions diplomatiques et des statistiques d’activité, une part d’actifs tangibles peut servir de contrepoids. Ce n’est pas magique. C’est simplement une stratégie de prudence, parfois ennuyeuse, souvent utile quand le bruit devient trop fort.

 

Sources :  BDOR

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