Cours de l’or et de l’argent, prix de pièces d’or, lingots d’or & bijoux en or - Gold & Silver - Agence BDOR : achat, vente & rachat d’or

Ligne directe : 03 88 234 234

Faillite bancaire : avec plus de 100 000 euros sur vos comptes, voici combien vous récupérez réellement

Votre banque fait faillite avec plus de 100 000 € ? FGDR, comptes joints, plusieurs banques et exceptions déterminent combien vous récupérez.

Temps de lecture : 6 minutes

Faillite bancaire : avec plus de 100 000 euros sur vos comptes, voici combien vous récupérez réellement

Abonnez vous à nos actualités - Newsletter BDOR Kessel

En bref

  • En France, la garantie des dépôts couvre jusqu’à 100 000 euros par personne et par établissement bancaire, et non par compte.
  • Si vous possédez 150 000 euros répartis sur plusieurs comptes dans la même banque, 100 000 euros sont garantis. Les 50 000 euros restants ne disparaissent pas automatiquement mais deviennent une créance sur la liquidation.
  • Avec 90 000 euros dans deux banques juridiquement distinctes, les 180 000 euros peuvent être intégralement couverts.
  • Un compte joint peut porter la protection totale d’un couple à 200 000 euros si chacun ne dépasse pas son propre plafond dans l’établissement.
  • Le Livret A, le LDDS et le LEP bénéficient d’une garantie de l’État distincte, opérée par le FGDR.
  • Certains dépôts exceptionnels reçus moins de trois mois avant la faillite, comme la vente d’un logement ou une succession, peuvent bénéficier d’une protection supplémentaire allant jusqu’à 500 000 euros.
  • L’indemnisation des dépôts couverts doit intervenir dans un délai maximal de sept jours ouvrables, hors situations nécessitant des vérifications complémentaires.

Avec 150 000 euros dans une seule banque, 100 000 euros sont garantis immédiatement

La règle paraît simple, mais elle reste mal connue. Selon le baromètre 2026 du Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution, seulement 25 % des Français connaissent précisément le plafond de 100 000 euros applicable aux dépôts bancaires.

À lire aussi : Le cours de l’or rappelle qu’une partie du patrimoine peut aussi être détenue sous une forme physique qui ne dépend pas directement de la solvabilité d’une banque.

Si une banque française devient incapable de restituer l’argent déposé par ses clients, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution peut constater l’indisponibilité des dépôts. Le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution intervient alors pour indemniser les clients concernés.

Le principe central est le suivant :

100 000 euros maximum par personne et par établissement bancaire.

Ce plafond ne dépend pas du nombre de comptes ouverts.

Un client possédant 70 000 euros sur son compte courant, 40 000 euros sur un compte à terme et 30 000 euros sur un PEL dans la même banque totalise 140 000 euros de dépôts entrant dans le calcul.

Le FGDR couvre alors 100 000 euros. Les 40 000 euros supplémentaires dépassent le plafond de garantie.

Argent détenu dans une seule banque Somme garantie par le FGDR Somme dépassant la garantie
50 000 € 50 000 € 0 €
90 000 € 90 000 € 0 €
100 000 € 100 000 € 0 €
120 000 € 100 000 € 20 000 €
150 000 € 100 000 € 50 000 €
250 000 € 100 000 € 150 000 €

La partie située au-dessus du plafond mérite une précision essentielle : elle n’est pas nécessairement perdue.

Elle n’est simplement plus couverte par le remboursement rapide du FGDR.

Les sommes supérieures à 100 000 euros ne disparaissent pas automatiquement

La faillite d’une banque transforme le client en créancier de l’établissement pour les sommes qui lui sont dues.

Lorsque le FGDR indemnise les premiers 100 000 euros, la partie excédentaire reste inscrite comme créance sur la liquidation de la banque. Le FGDR transmet lui-même cette créance au liquidateur pour les montants qui dépassent le plafond de garantie.

Prenons un client disposant de 160 000 euros dans une banque au moment de sa défaillance.

Il pourrait recevoir :

  • 100 000 euros au titre de la garantie des dépôts ;
  • les 60 000 euros restants seraient réclamés dans le cadre de la liquidation.

Le montant finalement récupéré sur ces 60 000 euros dépendrait des actifs encore disponibles, des pertes de la banque et de l’ordre de priorité entre ses différents créanciers.

L’ACPR précise que les déposants bénéficient d’un rang privilégié dans la hiérarchie des créanciers. Le produit de la liquidation peut donc conduire à un remboursement supérieur aux 100 000 euros garantis.

Aucune certitude n’existe sur la somme complémentaire.

Le processus peut aussi durer beaucoup plus longtemps que les sept jours prévus pour la partie garantie. Le FGDR indique qu’une liquidation bancaire peut s’étendre sur plusieurs années.

La bonne lecture est donc :

100 000 euros sont protégés par le mécanisme de garantie. Tout ce qui dépasse dépend ensuite du traitement de la défaillance bancaire.

Deux comptes dans la même banque ne doublent pas la garantie

Ouvrir plusieurs comptes ne permet pas de multiplier artificiellement la protection.

Un client disposant dans la même banque de :

  • 80 000 euros sur son compte courant ;
  • 40 000 euros sur un compte à terme ;
  • 30 000 euros sur un PEL ;

possède au total 150 000 euros de dépôts couverts par le même mécanisme.

Le FGDR additionne les soldes éligibles.

Le plafond reste 100 000 euros pour l’ensemble.

Comptes dans le même établissement Montant
Compte courant 80 000 €
Compte à terme 40 000 €
PEL 30 000 €
Total 150 000 €
Garantie FGDR 100 000 €
Excédent 50 000 €

La formulation « par banque » peut d’ailleurs être trompeuse.

La véritable règle porte sur l’établissement bancaire juridiquement identifié, pas nécessairement sur la marque commerciale visible par le client.

Deux marques différentes peuvent dépendre de la même banque

C’est l’un des pièges les moins connus du système.

Un même établissement bancaire peut exploiter plusieurs marques commerciales.

Déposer 80 000 euros sous une première marque et 80 000 euros sous une autre ne garantit donc pas automatiquement 160 000 euros.

Si les deux comptes dépendent juridiquement du même établissement, les avoirs sont regroupés sous le même plafond de 100 000 euros.

Le FGDR recommande de regarder le code établissement présent sur le RIB. Des comptes possédant le même code établissement sont agrégés pour le calcul de la garantie.

Cette vérification devient particulièrement pertinente avec la multiplication des banques en ligne, des marques numériques et des offres commercialisées sous des noms différents.

Un épargnant souhaitant répartir une somme importante doit donc vérifier qu’il utilise réellement plusieurs établissements bancaires indépendants.

Deux banques différentes peuvent protéger 200 000 euros

La règle devient beaucoup plus favorable lorsque l’argent est réparti entre plusieurs établissements distincts.

Chaque banque ouvre un nouveau plafond de 100 000 euros par déposant.

Un particulier possédant :

  • 90 000 euros dans la banque A ;
  • 90 000 euros dans la banque B ;

dispose de 180 000 euros entièrement couverts, à condition que les deux comptes dépendent bien de deux établissements juridiquement distincts adhérant au dispositif applicable.

Répartition Banque A Banque B Total protégé
50 000 € + 50 000 € 50 000 € 50 000 € 100 000 €
90 000 € + 90 000 € 90 000 € 90 000 € 180 000 €
100 000 € + 100 000 € 100 000 € 100 000 € 200 000 €
150 000 € + 150 000 € 100 000 € 100 000 € 200 000 €

Avec trois établissements indépendants, le plafond théorique peut atteindre 300 000 euros pour une même personne.

Avec quatre, 400 000 euros.

La multiplication des banques n’augmente pas la richesse disponible. Elle répartit simplement l’exposition au risque bancaire entre plusieurs établissements bénéficiant chacun de leur propre plafond.

Un couple peut bénéficier de 200 000 euros de garantie dans la même banque

Le compte joint modifie également le calcul.

Chaque cotitulaire est considéré comme un déposant distinct.

Un compte joint contenant 180 000 euros et appartenant à parts égales à deux personnes est donc considéré comme détenant :

90 000 euros pour la première personne90 000 euros pour la seconde

Les 180 000 euros peuvent alors être entièrement protégés.

Solde du compte joint Part de chaque cotitulaire* Protection totale possible
100 000 € 50 000 € 100 000 €
160 000 € 80 000 € 160 000 €
180 000 € 90 000 € 180 000 €
200 000 € 100 000 € 200 000 €
250 000 € 125 000 € 200 000 €

*Dans l’hypothèse d’une répartition à parts égales. Une autre répartition peut être prévue contractuellement.

Le calcul devient plus complexe lorsque les cotitulaires possèdent aussi leurs propres comptes individuels dans la même banque.

Compte personnel et compte joint sont additionnés pour chaque personne

Imaginons un couple possédant un compte joint de 80 000 euros.

Chaque conjoint détient donc théoriquement une part de 40 000 euros.

Le premier conjoint possède également 80 000 euros sur un compte individuel dans cette banque.

Sa situation devient :

80 000 euros sur son compte personnel+ 40 000 euros correspondant à sa moitié du compte joint= 120 000 euros de dépôts personnels

Sa garantie est plafonnée à 100 000 euros.

Le second conjoint ne possède aucun autre compte et reste exposé à hauteur de seulement 40 000 euros.

Titulaire Compte individuel Part du compte joint Total pris en compte Garantie
Personne A 80 000 € 40 000 € 120 000 € 100 000 €
Personne B 0 € 40 000 € 40 000 € 40 000 €

Sur les 160 000 euros du foyer, 140 000 euros seraient donc couverts par la garantie immédiate dans cette configuration.

Le FGDR applique ce calcul individuellement à chaque cotitulaire.

Livret A, LDDS et LEP bénéficient d’une garantie distincte

Les livrets réglementés disposent d’un régime particulier.

Les sommes déposées sur :

  • le Livret A ;
  • le LDDS ;
  • le LEP ;

sont protégées par une garantie de l’État distincte de la garantie classique des dépôts.

Le FGDR assure l’indemnisation pour le compte de l’État. Les sommes placées sur ces livrets sont additionnées et couvertes jusqu’à 100 000 euros par client et par établissement.

Cela signifie qu’un client pourrait détenir dans la même banque :

100 000 euros sur des comptes entrant dans la garantie classique du FGDR

  • ses avoirs sur Livret A, LDDS et LEP protégés séparément par la garantie de l’État.

Les plafonds réglementaires propres à ces livrets font que leur encours individuel reste normalement largement inférieur au plafond global de 100 000 euros prévu par cette garantie spéciale.

Cette distinction peut donc porter la protection effective d’un épargnant au-delà des seuls 100 000 euros souvent cités.

Une vente immobilière peut porter la garantie jusqu’à 600 000 euros

La réglementation prévoit aussi un mécanisme destiné aux personnes qui reçoivent temporairement une très grosse somme sur leur compte.

Les dépôts exceptionnels temporaires peuvent bénéficier d’un relèvement de garantie lorsqu’ils ont été encaissés moins de trois mois avant la défaillance bancaire.

Sont notamment concernés les fonds provenant :

  • de la vente d’un bien d’habitation ;
  • d’une succession, d’un legs ou d’une donation ;
  • d’un versement en capital lié à la retraite ;
  • d’une prestation compensatoire ;
  • d’une indemnité liée à la rupture d’un contrat de travail ;
  • de la réparation en capital d’un dommage.

Le plafond de 100 000 euros est augmenté du montant correspondant à l’événement, dans la limite de 500 000 euros supplémentaires.

Une personne peut donc bénéficier d’une garantie atteignant jusqu’à 600 000 euros pour un événement éligible.

Prenons le cas d’un propriétaire possédant déjà 90 000 euros dans sa banque et qui vient de recevoir 300 000 euros après la vente de son logement.

Il détient alors 390 000 euros.

Le plafond ordinaire de 100 000 euros peut être augmenté des 300 000 euros issus de la vente.

Ses 390 000 euros pourraient donc être couverts intégralement, sous réserve du respect des conditions et de la présentation des justificatifs.

Pour les indemnités correspondant à des dommages corporels, le relèvement n’est pas limité à 500 000 euros.

La protection renforcée ne dure que trois mois

Cette couverture exceptionnelle est temporaire.

Les fonds doivent avoir été crédités moins de trois mois avant la défaillance de la banque.

Passé ce délai, le régime renforcé ne s’applique plus.

Une personne ayant vendu sa résidence pour 400 000 euros et laissé cette somme pendant six mois dans une seule banque ne bénéficie donc plus de la même protection exceptionnelle au titre de cette vente.

Le délai joue un rôle particulièrement important pour :

  • les vendeurs immobiliers ;
  • les héritiers ;
  • les bénéficiaires d’une donation importante ;
  • les retraités ayant reçu un capital ;
  • les salariés ayant perçu une indemnité élevée.

Le FGDR précise aussi que l’indemnisation supplémentaire nécessite une démarche accompagnée de justificatifs. La demande doit être présentée dans les deux mois suivant la réception du dernier courrier d’indemnisation.

Conserver les actes de vente, documents de succession et justificatifs de versement devient donc indispensable.

Les actions et obligations ne sont pas simplement additionnées aux 100 000 euros

Un portefeuille de titres répond à une logique différente.

Si une banque fait faillite alors qu’un client détient 150 000 euros d’actions ou d’obligations sur un compte-titres, ces titres ne deviennent normalement pas la propriété de la banque.

Ils restent la propriété du client et doivent être transférés vers un autre établissement.

La garantie des titres, plafonnée à 70 000 euros par client et par établissement, intervient essentiellement lorsque les titres ont disparu et que l’établissement est incapable de les restituer.

Elle ne couvre pas une baisse de leur valeur en Bourse.

Un portefeuille valant 200 000 euros n’est donc pas automatiquement limité à une indemnisation de 70 000 euros lors de la faillite de la banque dépositaire.

En situation normale, les 200 000 euros de titres doivent être restitués ou transférés.

La somme en espèces présente sur le compte-titres suit, elle, le mécanisme correspondant à son statut. Lorsqu’il est tenu par une banque, le compte espèces entre dans le plafond général de 100 000 euros.

L’assurance-vie n’entre pas dans les 100 000 euros bancaires

Un contrat d’assurance-vie vendu dans une agence bancaire ne signifie pas nécessairement que l’argent est juridiquement déposé auprès de cette banque.

Le contrat est généralement porté par une compagnie d’assurance distincte.

Si seule la banque distributrice fait faillite, le FGDR indique que les contrats d’assurance-vie ne sont pas affectés par sa fermeture. Le client conserve sa relation avec la compagnie d’assurance indiquée dans le contrat.

L’assurance-vie relève d’un autre dispositif de protection en cas de défaillance de l’assureur.

Il ne faut donc pas additionner automatiquement la valeur d’un contrat d’assurance-vie au compte courant pour déterminer le plafond de 100 000 euros du FGDR.

Les cryptomonnaies et le contenu d’un coffre ne sont pas couverts par la garantie des dépôts

Tous les actifs proposés par une banque ou accessibles depuis une application financière ne sont pas couverts.

Le FGDR exclut notamment de la garantie classique :

  • les cryptoactifs ;
  • les billets, pièces ou objets placés dans un coffre bancaire ;
  • certains produits d’assurance ;
  • les dépôts anonymes ;
  • certains instruments non nominatifs ;
  • les parts sociales ;
  • certains produits émis par des établissements de paiement.

Le cas du coffre mérite attention.

Si un client loue un coffre contenant des bijoux, des documents ou de l’or physique, ces objets ne sont pas assimilés à un dépôt bancaire bénéficiant de la garantie de 100 000 euros.

Ils restent des biens appartenant au client, mais le mécanisme FGDR ne couvre pas leur valeur.

Une éventuelle indemnisation en cas de disparition ou de dommage dépendrait d’autres règles contractuelles ou assurantielles.

L’indemnisation des 100 000 euros doit intervenir sous sept jours ouvrables

La rapidité du mécanisme fait partie de sa fonction.

Une faillite bancaire bloque les comptes, cartes et moyens de paiement du client.

Le FGDR prévoit donc une mise à disposition de l’indemnisation dans un délai maximal de sept jours ouvrables à compter de l’indisponibilité des dépôts, hors dossiers nécessitant des vérifications particulières.

Le client n’a pas besoin de déposer une demande classique pour déclencher la garantie.

L’ACPR constate l’indisponibilité des dépôts et le processus est lancé automatiquement.

Le FGDR ouvre ensuite un espace sécurisé permettant notamment au client de renseigner les coordonnées d’un compte ouvert dans une autre banque afin de recevoir son indemnisation.

Cette procédure explique aussi l’intérêt pratique de ne pas dépendre d’un seul établissement pour l’intégralité de ses opérations quotidiennes.

Lors de la défaillance, le compte bancaire et les moyens de paiement associés deviennent temporairement inutilisables.

Vos crédits ne disparaissent pas avec votre banque

La faillite d’un établissement ne supprime pas les dettes de ses clients.

Un crédit immobilier, un prêt automobile ou un crédit personnel restent dus.

Le liquidateur ou l’entité reprenant les actifs de la banque indique ensuite les nouvelles modalités de remboursement. Le FGDR rappelle explicitement que les emprunts continuent d’exister après la fermeture de l’établissement.

La disparition de la banque ne transforme donc pas le prêt en cadeau.

La logique est symétrique : l’argent déposé constitue une dette de la banque envers son client, tandis que le crédit constitue une dette du client envers la banque.

Les deux créances continuent d’exister même lorsque l’établissement cesse son activité.

Les premiers 100 000 euros sont également protégés lors d’un renflouement interne

Toutes les grandes crises bancaires ne se terminent pas par une liquidation immédiate.

Pour un établissement important dont la disparition pourrait menacer le fonctionnement de l’économie, les autorités peuvent recourir à une procédure de résolution bancaire.

L’objectif consiste à restructurer l’établissement tout en maintenant ses fonctions essentielles.

Les actionnaires puis différents créanciers peuvent alors être amenés à absorber des pertes dans un mécanisme appelé renflouement interne ou « bail-in ».

Les dépôts couverts jusqu’à 100 000 euros sont exclus de ce mécanisme.

Les dépôts dépassant ce niveau bénéficient eux aussi d’une position privilégiée dans la hiérarchie des créanciers. L’ACPR précise qu’ils ne peuvent être sollicités qu’après les fonds propres et différentes catégories de dettes.

Le cadre européen prévoit également qu’un créancier ne doit pas subir en résolution une perte supérieure à celle qu’il aurait connue dans une liquidation classique.

Le seuil de 100 000 euros reste donc une frontière particulièrement forte dans le droit bancaire européen.

Le FGDR dispose de 7,745 milliards d’euros de ressources

Une question revient régulièrement : comment un fonds disposant de quelques milliards peut-il garantir potentiellement des centaines de milliards d’euros de dépôts ?

Au 31 décembre 2025, le FGDR disposait de 7,745 milliards d’euros de ressources, dont environ 7,456 milliards affectés au mécanisme de garantie des dépôts.

Le fonds n’a pas pour mission de conserver en permanence l’équivalent de tous les dépôts garantis du pays.

Ses ressources sont dimensionnées selon le cadre réglementaire européen et le risque d’intervention.

Le FGDR explique qu’elles correspondent notamment au traitement de défaillances de banques petites ou moyennes considérées comme non systémiques. Les grands établissements dont la liquidation immédiate menacerait la stabilité financière relèvent davantage du dispositif européen de résolution.

La France bénéficie d’une cible de ressources représentant au moins 0,5 % des dépôts couverts, autorisée par la Commission européenne en raison de la structure très concentrée du secteur bancaire français et de la probabilité que les grands groupes soient traités par une procédure de résolution plutôt que par une liquidation classique.

Le système repose donc sur plusieurs niveaux de défense et non sur une unique caisse censée rembourser simultanément tous les comptes bancaires français.

Répartir son argent entre plusieurs banques peut augmenter mécaniquement la protection

Pour une personne détenant une importante quantité de liquidités bancaires, le mécanisme conduit à une conséquence simple.

La concentration de 300 000 euros dans une seule banque n’offre pas la même couverture immédiate que la répartition de cette somme entre trois établissements indépendants.

Organisation de 300 000 € Garantie théorique immédiate
300 000 € dans 1 banque 100 000 €
150 000 € dans 2 banques 200 000 €
100 000 € dans 3 banques 300 000 €
75 000 € dans 4 banques 300 000 €

Cette stratégie nécessite de vérifier l’identité juridique réelle des banques utilisées.

Deux marques différentes appartenant au même établissement ne créent pas deux plafonds.

La diversification bancaire possède aussi une utilité opérationnelle. Une défaillance peut bloquer temporairement les cartes, virements et prélèvements associés à l’établissement touché. Disposer d’un second compte permet de conserver un moyen de paiement immédiatement disponible.

Au-delà de 100 000 euros, la question porte aussi sur la nature de l’épargne

Le plafond du FGDR ne signifie pas qu’il faille impérativement ouvrir dix comptes bancaires lorsque son patrimoine dépasse un million d’euros.

Il porte uniquement sur les dépôts bancaires concernés par cette garantie.

Un patrimoine peut être réparti entre différentes catégories d’actifs : dépôts disponibles, titres financiers, immobilier, assurance-vie, actifs professionnels ou biens physiques.

Chacune possède ses propres risques, son régime juridique et ses mécanismes de protection.

Une personne détenant 150 000 euros exclusivement sur un compte courant concentre à la fois son risque bancaire et son capital sur un actif très liquide dont la rémunération peut être faible.

Une personne disposant du même patrimoine réparti entre plusieurs catégories ne se trouve pas dans la même situation.

Le plafond de 100 000 euros constitue donc aussi un rappel utile sur la différence entre argent disponible à la banque et patrimoine global.

L’or d’investissement permet de diversifier une partie du patrimoine hors des dépôts bancaires

La faillite d’une banque ne constitue pas une raison suffisante pour retirer l’intégralité de son argent du système bancaire. Les dépôts disposent d’un cadre de protection solide et restent indispensables aux dépenses quotidiennes, aux virements et à la gestion de l’épargne disponible.

Un patrimoine important peut malgré tout chercher à réduire sa dépendance à une seule forme de détention.

L’or d’investissement, sous forme de lingots, lingotins ou pièces d’or, appartient directement à son propriétaire lorsqu’il est détenu physiquement. Il ne constitue alors ni un dépôt bancaire ni une créance sur l’établissement financier qui l’aurait commercialisé.

Cette caractéristique permet aux métaux précieux de participer à une stratégie de diversification patrimoniale et de débancarisation partielle. Elle ne supprime pas les autres risques : le cours de l’or varie, la conservation physique doit être sécurisée et l’achat comme la revente nécessitent de s’adresser à des professionnels capables d’assurer l’authenticité et la traçabilité des produits.

L’objectif n’est donc pas de remplacer les 100 000 euros garantis sur un compte par 100 000 euros de lingots.

Il consiste plutôt à éviter qu’un patrimoine important repose intégralement sur un seul établissement, une seule classe d’actifs ou une seule forme de détention.

La règle des 100 000 euros rappelle finalement une réalité simple : l’argent déposé à la banque est une créance sur cette banque. Jusqu’au plafond légal, cette créance bénéficie d’une protection très forte. Au-delà, la diversification devient une question patrimoniale à part entière.

Sources : BDOR, Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution, Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, Banque de France, ministère de l’Économie et des Finances et réglementation européenne.

Prenez en main votre patrimoine : que faire maintenant ?

Partager l'article :

Découvrir aussi

Les anciennes mines françaises pourraient-elles encore cacher des réserves d’or ?
27 août 2026
La France enregistre 21,2 milliards d'euros de commandes d'armement en 2025
27 août 2026
Shein confirme son introduction à la Bourse de Hong Kong le 1er septembre et vise une levée de 1,5 milliard d'euros
27 août 2026

Je suis à votre écoute pour vous accompagner vers les produits d’investissement les plus pertinents pour vous.

Appeler l'Agence BDOR 03 88 234 234 03 88 234 234

 

ACHAT D’OR EN LIGNE - AGENCE BDOR

 

L’Agence BDOR, experte en métaux précieux vous informe sur l’actualité de l’or, le cours de l’or, de l’argent ainsi que sur les pièces et lingots d’or d’investissement. Vous souhaitez acheter de l’or, rendez-vous dans notre rubrique d’achat d’or en ligne.

 

Acheter de l'or

 

Prix de l'Or

Mise à jour le 26/08/2026 à 13h30
Lingot d'Or 1 Kg125 200,00 €-0,56 %
Lingot Or 500 Gr66 850,00 €+1,29 %
Lingot Or 100 Gr12 820,00 €-4,97 %
20 Francs Napoléon Or749,70 €+1,31 %
20 Francs Coq Marianne Or749,70 €+1,31 %
20 Francs Suisse Or727,00 €-3,07 %
50 Pesos Or4 760,25 €-0,83 %
Souverain Or928,10 €-1,89 %
 

TOUS LES COURS DE L'OR

 

NOUS SOMMES SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

 

 


CONTACTEZ UN EXPERT

 

 

Appeler l'Agence BDOR 03 88 234 234 03 88 234 234


NOTRE NEWSLETTER

Inscription Newsletter BDOR

 

Contact Agence BDOR Restez informés !


ACHAT OR SÉCURISÉ

 Livraison Offerte et Assurée

 

Appeler l'Agence BDOR 03 88 234 234Acheter de l'or en ligne