Cours de l’or et de l’argent, prix de pièces d’or, lingots d’or & bijoux en or - Gold & Silver - Agence BDOR : achat, vente & rachat d’or

Ligne directe : 03 88 234 234

Fed : Philip Jefferson rassure sur la politique monétaire, mais tout dépendra des prochains chiffres

Philip Jefferson (Fed) juge la politique actuelle bien calibrée face à l'inflation, l'IA et les tensions géopolitiques. Le dollar réagit.

Temps de lecture : 4 minutes

Fed : Philip Jefferson rassure sur la politique monétaire, mais tout dépendra des prochains chiffres

Abonnez vous à nos actualités - Google News & Google Discover

En bref

  • Le vice-président de la Fed, Philip Jefferson, estime que la politique actuelle est bien positionnée pour répondre aux évolutions économiques

  • L'inflation devrait reprendre sa baisse vers l'objectif de 2% une fois les effets des droits de douane et de l'énergie dissipés

  • La Fed surveille deux développements majeurs, le conflit au Moyen-Orient et l'essor de l'intelligence artificielle

  • Le dollar progresse de 0,22% après ces déclarations, l'indice DXY frôlant les 100,73 points

  • L'indice FXS Fed Sentiment reste stable à 126,57, confirmant une posture jugée toujours restrictive

  • Face à cette incertitude, certains épargnants se tournent vers les métaux précieux pour sécuriser une partie de leurs avoirs


Une politique jugée toujours bien positionnée face aux données économiques

Philip Jefferson, vice-président de la Réserve fédérale américaine, a livré jeudi une intervention scrutée par les cambistes et les investisseurs obligataires. Selon des propos rapportés par Reuters, le responsable estime que la posture actuelle de la Fed devrait soutenir le marché du travail tout en permettant à l'inflation de reprendre sa trajectoire descendante vers l'objectif de 2%, à mesure que les effets des droits de douane et des prix de l'énergie se dissipent progressivement dans l'économie américaine. Un discours mesuré, presque classique dans sa formulation, mais qui gagne en relief lorsqu'on le replace dans le contexte des chocs simultanés que traverse actuellement l'économie américaine.

Jefferson n'a toutefois pas fermé la porte à un ajustement. Si l'inflation ne montre aucun signe de refroidissement, a-t-il précisé, il pourrait devenir approprié de reconsidérer la posture actuelle afin de garantir la stabilité des prix. Cette nuance illustre le dilemme classique du double mandat, soutenir l'emploi tout en maîtrisant l'inflation, deux objectifs qui, dans la configuration actuelle, entrent en tension plutôt qu'ils ne se renforcent mutuellement. Le vice-président a insisté sur l'engagement ferme de l'institution à ramener l'inflation vers sa cible, en cohérence avec son double mandat légal.

A lire aussi : L'or s'envole alors que la Fed hésite entre soutien à l'emploi et lutte contre l'inflation, faut-il s'inquiéter maintenant


Moyen-orient et intelligence artificielle, deux fronts surveillés de près

Jefferson a identifié deux développements qu'il suit avec une attention particulière, le conflit au Moyen-Orient et la diffusion rapide de l'intelligence artificielle dans l'économie réelle. Sur le premier point, il anticipe des effets atténués sur la demande américaine, les États-Unis étant devenus exportateurs nets de pétrole et leur économie moins dépendante des hydrocarbures qu'autrefois. Le choc énergétique se superpose néanmoins à celui de la politique commerciale, dont les répercussions se font déjà sentir, au moins à court terme, sur la production et les prix. Une succession rapprochée de chocs de cette nature fait courir le risque que l'inflation s'installe durablement et que les anticipations se désancrent de l'objectif de 2%.

Le second front, celui de l'intelligence artificielle, relève d'une logique différente mais tout aussi structurante selon Jefferson. Le choc économique lié à son déploiement devrait produire des effets durables sur l'offre et la demande. Si les effets de la demande, portés par les investissements massifs dans les infrastructures, se matérialisent avant les gains de productivité promis par la technologie, l'intelligence artificielle pourrait exercer une pression haussière sur les prix. À l'inverse, si les gains de productivité réduisent les coûts de production plus rapidement que prévu, une pression baissière sur l'inflation deviendrait plausible.

Selon notre expert : Le dollar bondit soudainement pendant que les marchés mondiaux scrutent la moindre décision de la Fed


Le dollar réagit, les indicateurs confirment une Fed toujours vigilante

Sur les marchés des changes, la réaction n'a pas tardé. L'indice du dollar (DXY) évoluait en hausse de 0,22% au moment de la publication des propos, autour de 100,73 points, un mouvement modeste mais révélateur de la manière dont les opérateurs interprètent ce type de discours. Le score attribué par le FXS Speechtracker s'établit à 6 sur 10, un niveau légèrement supérieur à la moyenne historique de 5,8, ce qui traduit un ton globalement conforme aux standards établis plutôt qu'une rupture nette avec la ligne précédente.

L'indice FXS Fed Sentiment, lui, reste inchangé à 126,57 points, un niveau toujours qualifié d'élevé. Cette stabilité confirme que la posture perçue de la Fed demeure fermement ancrée dans une zone restrictive. La combinaison d'un indice stable et d'un score de discours proche de la moyenne suggère que le narratif autour du dollar reste celui d'une vigilance constante et fondée sur les données, plutôt que celui d'un basculement de politique monétaire. Pour les investisseurs, aucune baisse de garde n'est à attendre tant que les chiffres d'inflation ne convergent pas franchement vers la cible.


Face à cette incertitude monétaire, la tentation des actifs tangibles

Dans ce climat où la Fed navigue entre chocs pétroliers, mutations technologiques et incertitude commerciale, nombre d'épargnants cherchent à diversifier leurs avoirs en dehors du seul système bancaire traditionnel. Les métaux précieux, à travers les lingots d'or, les lingots d'argent ou encore les pièces d'or, constituent une option régulièrement plébiscitée pour sécuriser une partie de son épargne et réduire sa dépendance aux établissements bancaires classiques. Cette logique de débancarisation partielle séduit particulièrement lorsque les signaux envoyés par les banques centrales restent aussi contrastés que ceux livrés par Philip Jefferson cette semaine.

L'or physique, détenu en dehors des circuits financiers classiques, conserve une valeur refuge historique lors des phases où les banques centrales peinent à donner une direction limpide à leur politique. Contrairement aux produits financiers dématérialisés, il échappe aux risques de contrepartie et reste transmissible sans intermédiaire bancaire. Cette caractéristique explique pourquoi tant de particuliers continuent d'y voir un complément pertinent à leur épargne, notamment dans une période où la trajectoire de l'inflation américaine demeure, selon les propres mots de la Fed, sujette à réévaluation.

Sources : BDOR - Reuters - FXStreet

Prenez en main votre patrimoine : que faire maintenant ?

Partager l'article :

Découvrir aussi

Arrêts de travail : après les courtes durées, une nouvelle catégorie est désormais dans le viseur
16 septembre 2026
15 000 € d’amende pour un mégot jeté au sol ? Cette mesure qui pourrait coûter extrêmement cher
16 septembre 2026
Wall Street : la Fed prête à relever ses taux pendant que le pétrole s'embrase au Moyen-Orient
16 septembre 2026