France : un déficit en baisse de plus de 6 % grâce aux impôts
Déficit de l’État en baisse en 2025 grâce à des recettes fiscales en hausse de 6,3%. Les taxes sur l’énergie bondissent, Bercy confirme.
Par Victor KOSTIK
Temps de lecture : 2 minutes

En bref
• Le déficit du budget de l’État atteint 155,4 milliards d’euros fin novembre 2025, contre 172,5 milliards un an plus tôt.
• La trajectoire 2025 vise un déficit public autour de 5,4% du PIB, en amélioration par rapport à 2024 (5,8%).
• Les recettes fiscales progressent de 6,3% à fin novembre, proches de 332 milliards d’euros.
• Les dépenses augmentent toujours, mais plus lentement (+1,4%) à près de 469 milliards d’euros.
• La hausse des recettes est largement portée par l’impôt sur la consommation, avec un bond spectaculaire des taxes sur l’énergie.
Un déficit qui se réduit nettement à fin novembre
Le signal est clair dans les comptes mensuels de Bercy. Le déficit du budget de l’État français s’établit à 155,4 milliards d’euros à fin novembre 2025, selon les données publiées par le ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Un an plus tôt, à fin novembre 2024, ce déficit atteignait 172,5 milliards d’euros.
L’écart reflète une amélioration sensible de l’exécution budgétaire sur l’année, dans un contexte où la France tente de stabiliser sa trajectoire de finances publiques, sous surveillance attentive des marchés comme des institutions européennes.
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La trajectoire 2025 vise 5,4% du PIB
À l’échelle des finances publiques, le gouvernement maintient son cap. Pour 2025, la France prévoit un déficit public autour de 5,4% du PIB, objectif inscrit dans la loi de finances pour 2025 et confirmé par les prévisions gouvernementales.
Ce niveau marquerait une baisse par rapport à 2024, où le déficit public s’est établi à 5,8% du PIB selon les premiers résultats de l’Insee, soit environ 169,6 milliards d’euros.
En valeur absolue, cette trajectoire placerait le déficit public 2025 légèrement sous celui de 2024 (environ 170 milliards d’euros). La photographie finale dépendra toutefois de la fin d’exercice et des décisions budgétaires prises au fil de l’année.
Une lecture “en valeur” à manier avec prudence
L’évolution du déficit se mesure autant en euros qu’en pourcentage du PIB. Une croissance un peu plus robuste que prévu peut soutenir mécaniquement les recettes, tout en réduisant le ratio déficit/PIB. C’est précisément ce que suggèrent les éléments avancés par le gouvernement pour expliquer la dynamique 2025.
Les recettes fiscales accélèrent, les dépenses ralentissent
L’amélioration 2025 repose principalement sur un duo très concret : recettes en hausse, dépenses en progression plus modérée.
À fin novembre 2025, les recettes fiscales atteignent près de 332 milliards d’euros, soit une hausse de 6,3% sur un an. Dans le même temps, les dépenses continuent d’augmenter, mais de façon plus contenue : +1,4%, à près de 469 milliards d’euros.
Cette différence de rythme entre recettes et dépenses explique l’essentiel de la réduction du déficit de l’État sur la période observée.
Les impôts de consommation en tête, avec l’énergie en locomotive
Dans le détail, la progression des recettes fiscales est liée à la structure même des prélèvements.
La Direction générale des finances publiques (DGFIP) avait déjà donné une indication dès septembre : au premier semestre 2025, les recettes fiscales nettes avaient progressé de 3,8% à champ constant par rapport au premier semestre 2024.
Le moteur principal se situe du côté des impôts sur la consommation, avec une mention particulière pour les taxes intérieures sur la consommation d’énergie, dont les recettes affichent une envolée spectaculaire de +147,7%. Sur la hausse globale de 3,8% au premier semestre, 1,5 point provenait de ces taxes.
Autrement dit, l’amélioration budgétaire 2025 ne repose pas seulement sur un effet mécanique : elle s’appuie sur une fiscalité particulièrement performante sur certains postes, et notamment sur l’énergie.
Selon notre expert : Pendant que les États jonglent avec la dette, le cours de l’or envoie un message que les marchés ne peuvent plus ignorer.
Investissements alternatifs, une logique de protection patrimoniale
Ces évolutions budgétaires et fiscales rappellent un point central pour les ménages : la pression fiscale peut bouger vite, et le cadre macroéconomique reste instable. Dans ce contexte, certains épargnants privilégient des solutions tangibles et décorrélées du système bancaire traditionnel, via des investissements alternatifs comme les lingots d’or et d’argent ou les pièces d’or.
Cette approche vise souvent une stratégie de débancarisation partielle et de sécurisation de l’épargne, notamment lorsque l’incertitude budgétaire, l’endettement public et les ajustements fiscaux deviennent des variables structurantes du paysage économique.
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