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Fed : Austan Goolsbee désigne l'inflation comme le problème numéro un de la Fed

Austan Goolsbee, président de la Fed de Chicago, alerte sur une inflation toujours trop élevée qui complique la trajectoire des taux américains.

Temps de lecture : 2 minutes

Fed : Austan Goolsbee désigne l'inflation comme le problème numéro un de la Fed

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En bref

  • Austan Goolsbee, président de la Fed de Chicago, affirme que l'inflation reste le principal défi de la banque centrale américaine

  • Le rapport PCE montre des signaux mixtes, avec une légère amélioration du côté des services

  • L'inflation sous-jacente demeure trop élevée et continue d'évoluer dans la mauvaise direction

  • Goolsbee évoque un risque de surchauffe lié aux dépenses anticipées sur les gains de productivité liés à l'intelligence artificielle

  • Les salaires ne constituent pas, selon lui, un bon indicateur avancé de l'inflation

  • Le responsable reste sceptique envers le forward guidance mais soutient les réformes de communication de la Fed

Un constat sans détour venu de la Fed de Chicago

Austan Goolsbee, président de la Réserve fédérale de Chicago, a livré jeudi une analyse tranchée sur l'état de l'économie américaine. Interrogé par CNBC après la publication du rapport sur les dépenses de consommation personnelle (PCE), le responsable a reconnu que la pression sur les prix continue d'évoluer dans une direction préoccupante. Selon lui, le volet inflation du double mandat de la banque centrale demeure le point de friction majeur pour les décideurs monétaires.

A lire aussi : L'or explose alors que la confiance dans les banques centrales s'effrite dangereusement

Une inflation cœur toujours trop haute

Le dirigeant reconnaît la difficulté à distinguer ce qui relève d'un choc ponctuel de ce qui s'installe durablement dans les prix. Certains facteurs temporaires alimentent effectivement la hausse, mais c'est bien l'inflation des services qui inquiète le plus Goolsbee, la qualifiant de légèrement plus troublante que le reste. L'inflation sous-jacente reste, selon ses mots, largement trop élevée, et sa trajectoire continue de s'éloigner de l'objectif fixé par l'institution.

Un rapport PCE aux signaux contrastés

Une nuance s'impose : le rapport PCE n'était pas entièrement négatif. Goolsbee a relevé une amélioration côté services, preuve que la situation ne se résume pas à une dégradation linéaire. Ce constat mesuré tranche avec le ton parfois alarmiste de certains commentateurs et mérite d'être salué pour son honnêteté analytique.

L'intelligence artificielle, nouveau foyer de risque inflationniste

Point moins attendu de son intervention : les gains de productivité promis par l'intelligence artificielle. Si les marchés anticipent ces gains futurs et que les consommateurs commencent à dépenser sur la base de ces projections, un risque de surchauffe économique pourrait émerger. Dépenser aujourd'hui en pariant sur des gains à venir, voilà ce qui rend le banquier central nerveux face à une pression inflationniste additionnelle. L'argument mérite qu'on s'y arrête : la Fed surveille désormais des mécanismes psychologiques autant que des données brutes.

Salaires et prévisions, des boussoles peu fiables

Goolsbee a également tempéré l'importance accordée aux salaires comme indicateur avancé de l'inflation, prévenant que les prix pourraient grimper avant même que les rémunérations n'évoluent. Il a par ailleurs confié son malaise persistant vis-à-vis du forward guidance, refusant de s'engager sur des prévisions à plusieurs années. Le fameux dot plot, lui, ne lui déplaît pas totalement : il a salué le travail du groupe de réflexion mis en place par la présidence de la Fed pour en revoir les modalités, tout comme les efforts visant à simplifier la communication officielle de l'institution.

Se prémunir face à l'incertitude monétaire

Ces déclarations rappellent que la trajectoire des taux directeurs reste suspendue à des arbitrages délicats. Pour les épargnants, cette instabilité pousse à reconsidérer certains choix patrimoniaux. Les investissements alternatifs, à commencer par les métaux précieux, les lingots d'or, l'argent physique ou encore les pièces d'or, séduisent un nombre croissant de particuliers soucieux de sécuriser leur épargne en dehors du circuit bancaire traditionnel. Cette logique de débancarisation traduit une volonté claire de diversifier son patrimoine face aux décisions monétaires américaines et à leurs répercussions mondiales.

Sources : BDOR

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