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Le Kazakhstan accumule de l’or à une vitesse folle et dépasse désormais presque toutes les grandes puissances

La Banque nationale du Kazakhstan a acheté une tonne d’or en septembre 2026, portant ses réserves à 29 tonnes, soit 75% de ses actifs.

Temps de lecture : 3 minutes

Le Kazakhstan accumule de l’or à une vitesse folle et dépasse désormais presque toutes les grandes puissances

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En bref

  • La Banque nationale du Kazakhstan a acheté une tonne d’or supplémentaire ce mois-ci

  • Les réserves totales atteignent 29 tonnes accumulées depuis janvier 2026

  • L’or représente désormais 75% des réserves totales du pays, un niveau record

  • Une proportion environ cinq fois supérieure à la moyenne mondiale selon le FMI

  • L’once d’or cotait 3696,4 euros au 17 septembre 2026 selon BDOR

Le Kazakhstan renforce son coffre-fort national avec une tonne d’or supplémentaire

La Banque nationale du Kazakhstan (NBK) a acheté une tonne d’or supplémentaire ce mois-ci, selon les chiffres communiqués par l’institution elle-même. Cette opération porte à 29 tonnes le volume total accumulé depuis janvier 2026, un rythme d’acquisition qui place Astana parmi les cinq plus importants détenteurs souverains d’or au monde, aux côtés de géants historiques comme les États-Unis ou l’Allemagne.

L’ampleur de cette stratégie surprend d’autant plus qu’elle ne date pas d’hier. Depuis plusieurs années, la NBK diversifie méthodiquement son bilan, réduisant sa dépendance aux devises occidentales pour privilégier un actif tangible, insensible aux sanctions et aux fluctuations monétaires. Le résultat est frappant : l’or représente désormais 75% des réserves totales du pays, un niveau qui n’a quasiment aucun équivalent parmi les grandes économies émergentes. À titre de comparaison, la Russie ou la Chine, pourtant engagées elles aussi dans une politique d’accumulation soutenue, conservent une proportion d’or nettement inférieure dans leurs bilans respectifs.

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Une proportion qui dépasse largement les standards internationaux

Selon les statistiques de composition des réserves de change publiées par le Fonds monétaire international (FMI, base COFER, 2026), la part moyenne d’or dans les réserves des banques centrales mondiales oscille autour de 15%. Le Kazakhstan affiche donc un ratio environ cinq fois supérieur à cette moyenne, un choix qui traduit une volonté assumée de s’affranchir du système monétaire dominé par le dollar.

Cette trajectoire rappelle celle d’autres pays d’Asie centrale et d’Europe de l’Est, confrontés à des tensions géopolitiques récurrentes et à la volatilité de leurs monnaies locales. Le tenge kazakh, sujet à des dévaluations répétées ces dernières années, trouve dans l’or un rempart naturel contre l’érosion de son pouvoir d’achat externe. Une logique que partagent progressivement plusieurs banques centrales, de la Chine à la Turquie, sans toutefois atteindre un tel niveau de concentration. Un mouvement suivi de près par les investisseurs institutionnels, qui y voient un signe avant-coureur d’une reconfiguration plus large du système monétaire international.

Pourquoi un tel choix stratégique

La réponse tient en un mot : souveraineté. Contrairement aux devises étrangères, l’or ne dépend d’aucune décision politique extérieure, ne peut être gelé par des sanctions internationales et conserve une valeur intrinsèque reconnue depuis des millénaires. Pour un pays exportateur de matières premières comme le Kazakhstan, accumuler de l’or produit localement représente également une manière de valoriser ses propres ressources minières sans dépendre des marchés financiers occidentaux.

Le cours de l’or traduit cette ruée des banques centrales

L’once d’or s’échangeait à 3696,4 euros ce 17 septembre 2026, en léger repli de 0,23% sur 24 heures, selon les données BDOR. Un niveau qui reste proche de ses sommets historiques, porté justement par cette demande institutionnelle massive émanant des banques centrales asiatiques et d’Europe de l’Est. L’argent suit une trajectoire comparable, coté à 54,45 euros l’once, en baisse de 0,33% sur la même période, toujours selon BDOR.

Ce mouvement s’inscrit dans un contexte macroéconomique tendu. Le dollar index progresse de 0,56% à 99,64 points, tandis que la parité euro-dollar recule légèrement à 1,1541. Ajoutez à cela une dette publique française qui culmine à 118,5% du PIB et un déficit de 5,1% au premier trimestre 2026, et l’on comprend pourquoi l’or continue d’attirer les capitaux en quête de stabilité, loin des soubresauts des monnaies fiduciaires. Un environnement propice à une nouvelle vague d’achats institutionnels dans les prochains mois, si l’on en croit les tendances observées depuis le début de l’année.

Investir dans les métaux précieux, une option accessible aux particuliers

Face à ces mouvements de fond observés chez les banques centrales, les épargnants particuliers disposent eux aussi de solutions concrètes pour protéger leur capital. L’achat de lingots d’or, de pièces d’or ou de lingots d’argent permet de détenir un actif physique, hors du système bancaire traditionnel, dans une logique de débancarisation et de sécurisation patrimoniale.

Contrairement aux produits financiers dématérialisés, ces supports tangibles échappent aux risques de faillite bancaire ou de blocage administratif, tout en conservant une liquidité reconnue sur les marchés internationaux. Nombreux sont les épargnants français qui, face à l’incertitude entourant la dette publique et le pouvoir d’achat de l’euro, choisissent désormais de diversifier une partie de leur patrimoine vers ces valeurs refuges historiques, à l’image des stratégies déployées par certaines banques centrales.

Sources : BDOR - Banque nationale du Kazakhstan - Fonds monétaire international (FMI)

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