Le pétrole WTI passe sous 78 dollars après des avancées diplomatiques entre Washington et Téhéran autour du détroit d'Ormuz.

En bref
Le pétrole américain WTI est tombé sous les 78 dollars, son plus bas niveau depuis le début du mois de mars.
Les investisseurs réagissent aux premiers détails d'un accord entre les États-Unis et l'Iran.
Le rétablissement du trafic dans le détroit d'Ormuz, sans péage selon plusieurs sources, fait disparaître une partie de la prime de risque géopolitique.
Les stocks américains de brut continuent pourtant de diminuer, ce qui entretient un débat sur l'équilibre futur du marché.
Le marché pétrolier change brutalement d'humeur.
Après plusieurs semaines marquées par la peur d'un blocage maritime et d'une escalade militaire au Moyen-Orient, le baril américain WTI a chuté mardi sous les 78 dollars. Une baisse qui le ramène à son plus faible niveau depuis mars et qui efface près d'un quart de sa valeur en seulement quatre semaines.
Cette correction n'est pas liée à une récession mondiale ni à une explosion de la production. Elle provient d'un élément beaucoup plus psychologique : la disparition progressive de la prime de risque associée au détroit d'Ormuz.
Le marché avait intégré le pire. Il commence désormais à envisager le meilleur.
Les premières informations sur les discussions entre les États-Unis et l'Iran ont été accueillies avec enthousiasme par les investisseurs.
Lors du sommet du G7, Donald Trump a affirmé que le processus de paix avec Téhéran entrait dans une « seconde phase », qu'il juge plus simple à négocier. Le président américain a également minimisé l'impact du conflit au Liban, estimant qu'il ne compromettrait pas une paix durable avec l'Iran.
Plus tôt dans la journée, plusieurs médias israéliens ont évoqué les contours d'un accord plus large. Celui-ci prévoirait notamment le déblocage d'environ 24 milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés en échange d'une réouverture du détroit d'Ormuz sans taxe ni restriction particulière.
L'information reste à confirmer officiellement dans ses détails. Pourtant, le marché a déjà rendu son verdict.
Et il est sans appel.
Le détroit d'Ormuz n'est pas une simple voie maritime.
Près d'un cinquième du pétrole consommé sur la planète y transite chaque jour. Une fermeture même temporaire suffit généralement à provoquer une flambée immédiate des cours.
Depuis plusieurs mois, cette menace alimentait une forte nervosité. Les armateurs augmentaient leurs tarifs, les assureurs relevaient leurs primes et les investisseurs achetaient du pétrole par précaution.
Cette mécanique fonctionne aussi dans l'autre sens.
À mesure que l'hypothèse d'une normalisation se renforce, les opérateurs débouclent leurs positions défensives. Le marché vend rapidement. Très rapidement même.
Cette réaction peut sembler excessive. Elle reflète surtout la difficulté chronique des investisseurs à valoriser correctement le risque géopolitique.
Selon notre expert : Entre détente diplomatique, dette mondiale et banques centrales hésitantes, les équilibres financiers paraissent plus fragiles qu'ils n'en ont l'air.
Une baisse du pétrole n'efface pas toutes les inquiétudes.
Aux États-Unis, les réserves commerciales de brut diminuent presque sans interruption depuis la mi-avril. Les chiffres hebdomadaires de l'American Petroleum Institute, attendus mardi soir, devraient montrer une nouvelle baisse d'environ 4,5 millions de barils.
Le rythme ralentit par rapport à la semaine précédente, marquée par une diminution spectaculaire de 9,1 millions de barils.
La tendance reste néanmoins la même : les stocks s'érodent alors que la demande demeure solide.
Cette contradiction intrigue.
D'un côté, la géopolitique pousse les prix vers le bas. De l'autre, les fondamentaux du marché ne plaident pas forcément pour un pétrole durablement bon marché.
Le marché oscille entre soulagement et prudence. Une situation inconfortable, mais assez typique du secteur énergétique où un simple communiqué diplomatique peut parfois peser davantage que plusieurs millions de barils.
Sources : BDOR
Prenez en main votre patrimoine : que faire maintenant ?
Partager l'article :

ACHAT D’OR EN LIGNE - AGENCE BDOR
L’Agence BDOR, experte en métaux précieux vous informe sur l’actualité de l’or, le cours de l’or, de l’argent ainsi que sur les pièces et lingots d’or d’investissement. Vous souhaitez acheter de l’or, rendez-vous dans notre rubrique d’achat d’or en ligne.
NOUS SOMMES SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX
À PROPOS
L’Agence BDOR est une agence privée et indépendante, experte en achat et vente d’or - Gold & Silver. Nous proposons le cours de l’or et le prix de l’or en direct, ainsi que la valeur des lingots d’or et des pièces d’or comme le Napoléon d’or (Louis d’Or), le 50 Pesos ou encore le Souverain. Nos experts en numismatique sont là pour vous aider à valoriser votre pièce d’or ou d’argent. Bénéficiez des meilleures offres de rachat d’or et d’argent pour vos bijoux ou vieil or afin d’obtenir la meilleure cotation de l’or et ceci au meilleur moment.
ACHAT VENTE OR
- Fiscalité Or
- Lutte contre le blanchiment d'argent et financement du terrorisme (LCB-FT)
- Fraude et sécurité bancaire
- Comment acheter de l'Or ?
- Pourquoi acheter de l'Or ?
- Reconnaître de l'Or
- Achat Or et Argent Strasbourg
- Achat Or et Argent Colmar
MON COMPTE
- Acheter or en ligne
- Guide d’achat d’or
- Livraison
- Conditions générales des ventes
- Créer mon compte
INFORMATIONS
- Cours de l’Or
- Cours de l’Argent
- Avis Clients
- Espace Presse
- FAQ
- Lexique Métaux Précieux
- Transmettre de l'Or
- BDOR France
- Guide Or
- Carrière
- Conditions générales d'utilisation
- Politique Cookie UE
- Politique de Confidentialité
- Mentions légales
- Plan du site
AGENCE BDOR 67000 STRASBOURG 2 Rue du Travail (Place des Halles) - AGENCE BDOR 68000 COLMAR 24 Avenue de la République (en face du manège)