Marché du travail américain stable en avril 2026 malgré la guerre Iran, mais l'inflation accélère. La Fed maintient ses taux entre 3,50 % et 3,75 %.
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Sommaire
En bref
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont progressé de 6 000, à 214 000 pour la semaine du 18 avril, un niveau proche de la médiane annuelle.
La stabilité du marché du travail conforte l'hypothèse d'un maintien des taux de la Fed entre 3,50 % et 3,75 % jusqu'à fin 2026.
Le conflit américano-israélo-iranien perturbe le détroit d'Ormuz, fait grimper les prix de l'énergie et alimente les pressions inflationnistes.
L'indice S&P Global PMI signale une hausse des prix à la production au plus haut depuis près de quatre ans en avril.
American Airlines a revu à la baisse ses prévisions de bénéfices 2026, illustrant l'impact des coûts énergétiques sur les marges des entreprises.
Les demandes initiales d'allocations chômage aux États-Unis ont progressé de 6 000 pour s'établir à 214 000 lors de la semaine close le 18 avril, selon les données publiées jeudi par le département du Travail. Le chiffre dépasse légèrement la prévision médiane des économistes interrogés par Reuters (210 000), mais reste dans la fourchette observée depuis le début de l'année, soit entre 201 000 et 230 000.
La moyenne mobile sur quatre semaines, qui lisse les variations hebdomadaires, n'a progressé que de 750 unités, à 210 750. Ce mouvement mesuré témoigne d'un marché de l'emploi qui résiste, au moins pour l'instant, aux chocs extérieurs qui se sont multipliés depuis fin février.
"Le marché du travail est devenu plus vulnérable depuis le début de la guerre, mais les données sur les inscriptions au chômage des deux derniers mois ne montrent aucune fissure", a déclaré Nancy Vanden Houten, économiste principale chez Oxford Economics, avant d'ajouter que la hausse des prix du pétrole "mettrait un certain temps à se refléter dans les données du marché du travail".
Cette stabilité conforte les anticipations des marchés financiers : la Réserve fédérale devrait maintenir son taux directeur dans la fourchette de 3,50 % à 3,75 % jusqu'à la fin de l'année. Certains économistes n'excluent pas une baisse si la dégradation de l'emploi s'accélère, mais le scénario reste minoritaire.
Le déclenchement du conflit américano-israélo-iranien le 28 février a profondément reconfiguré les flux commerciaux mondiaux. Téhéran a effectivement fermé le détroit d'Ormuz, artère par laquelle transite une part substantielle du pétrole mondial, provoquant une envolée des prix de l'énergie, des fertilisants, des pétrochimiques et de l'aluminium.
Le président Donald Trump a prolongé mardi le cessez-le-feu avec l'Iran pour une durée indéterminée, mais le blocus naval américain des ports iraniens demeure en vigueur, entretenant l'incertitude sur les approvisionnements.
Abiel Reinhart, économiste chez JPMorgan, met en garde contre un possible saut des inscriptions au chômage dès mai : "Compte tenu des saisonnalités résiduelles dans cette série, des lectures supérieures à 220 000 pourraient devenir courantes en mai."
L'enquête flash S&P Global publiée jeudi apporte un éclairage préoccupant sur la dynamique des prix. La composante des prix pratiqués par les entreprises a bondi en avril à son plus haut niveau en près de quatre ans, portée par des délais de livraison qui atteignent leur pic depuis août 2022. L'indice des prix payés pour les intrants a, quant à lui, atteint un sommet de onze mois.
Le Composite PMI américain, qui couvre les secteurs manufacturier et des services, a rebondi après avoir failli stagner en mars. La progression s'explique largement par un mouvement de constitution de stocks en anticipation de nouvelles ruptures d'approvisionnement et de hausses de prix, ce qui ne préfigure pas un véritable regain d'activité.
"L'indice des prix de production S&P présente la corrélation la plus élevée avec l'inflation des biens de base... il suggère que les pressions tarifaires se sont poursuivies par rapport au mois précédent", a analysé Michael Gapen, économiste en chef chez Morgan Stanley.
Les prix à la consommation avaient déjà bondi en mars au rythme le plus soutenu depuis près de quatre ans. La trajectoire inflationniste se confirme donc, limitant davantage la marge de manœuvre de la Fed.
L'impact des coûts énergétiques sur les entreprises se matérialise concrètement. American Airlines a abaissé jeudi ses prévisions de bénéfices pour 2026, illustrant la pression que font peser les prix du carburant sur les secteurs à forte intensité énergétique.
À Wall Street, les actions ont évolué en ordre dispersé. Le dollar est resté stable face aux principales devises, tandis que les rendements des bons du Trésor américain à court terme se sont légèrement tendus.
Les demandes continues d'allocations chômage, qui servent de baromètre aux dynamiques d'embauche, ont progressé de 12 000 à 1,821 million pour la semaine close le 11 avril. Si ce chiffre reste inférieur aux pics de l'an passé, le recul s'explique en partie par l'épuisement des droits à indemnisation, plafonnés à 26 semaines dans la majorité des États.
La photographie du marché du travail américain est celle d'un équilibre fragile : les licenciements demeurent rares, mais les entreprises n'ont pas d'appétit particulier pour recruter. Les créations de postes non agricoles s'étaient établies à 178 000 en mars, après une contraction de 133 000 en février. Sur les quinze derniers mois, les nonfarm payrolls ont reculé à six reprises.
"Les données continuent de montrer un marché du travail stable et apporteront un certain réconfort aux responsables de la Fed, car les risques baissiers sur le volet emploi du mandat ne s'aggravent pas", a estimé Gisela Young, économiste chez Citigroup.
Selon notre expert : La Fed bloquée par une inflation au plus haut depuis quatre ans propulse les cours de l'or vers de nouveaux sommets historiques en 2026.
La conjonction d'une inflation repartie à la hausse, de taux directeurs durablement élevés et de chocs géopolitiques rappelle l'intérêt des métaux précieux comme l'or et l'argent dans une stratégie de diversification patrimoniale. Lingots d'or, lingots d'argent ou pièces d'or constituent des actifs tangibles, décorrélés du système bancaire, qui permettent de sécuriser une partie de son épargne face à l'érosion monétaire. Dans un environnement où la Fed renonce à assouplir sa politique et où les incertitudes géopolitiques persistent, la détention physique d'or représente une réponse concrète pour les épargnants souhaitant réduire leur exposition au risque systémique.
Sources : BDOR / Reuters
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